Initialement il devait y avoir ce soir là
Mendelson + les fameux
Married Monk dont j'ai entendu dire tant de bien sur leur dernier album
R/O/C/K/Y que j'étais vraiment impatient de les voir. En appelant pour savoir à quelle heure ça allait commencer, j'ai appris que les
MM n'étaient pas là, et que par contre
Mendelson l'étaient bien ... et que du coup le concert était gratuit !
Vers 22h les Mendelson sont montés sur la scène du Poste pour la deuxième fois (la première fois c'était avec Françoiz Breut et Bertrand Betsch il y a quelques années : 98). Troisième passage à Marseille (puisqu'ils étaient aussi passé le 27 avril 98 aux côté de Yann Tiersen à l'Espace Julien cette fois) ... prenez en de la graine les groupes qui pensent / disent qu'il est difficile de venir jouer à Marseille ... Sur scène ils étaient 4 : le duo de départ : Pascal Bouaziz au chant + guitare et Olivier Féjoz à la basse contrebasse, épaulés d'un autre guitariste qui faisait pas mal de cinéma (torse bombé, beaucoup de grands mouvements, cigarette planté sur la guitare, ... d'ailleurs il me semble l'avoir déjà vu quelque part celui là ...) mais rudement efficace, et le batteur.
Pascal nous a annoncé l'absence des Married Monk en nous disant bien que c'était indépendant de leur volonté, volonté qui était d'être là ce soir ... il nous a aussi dit que d'habitude il y avait deux saxos, mais que là ils les avaient viré, que pour consoler les gens qui étaient surtout venus pour Married Monk ils allaient glisser quelques allusions dans leurs ou entre leurs chansons, qu'ils avaient rencontré des gars de Nice venus exprès pour eux, que lors de leur premier passage ici une femme étaient venu le voir à la fin pour lui dire que c'était vraiment mauvais, alors il espérait que ce ne serait pas le cas ce soir si elle était là .... bref il a beaucoup parlé et c'était très sympa. Surtout qu'il n'y avait pas énormément de monde. Son côté décontracté contraste toujours autant avec la musique et les thèmes abordés ("un faux dépressif" comme dirait le Pinguin). Ca rajouté au côté intime.

Le concert a commencé en douceur puis vers "Monsieur" je crois ça commencé à vraiment péter ! et toute la deuxième partie été vraiment tendue, écorchée avec pourtant ce chant toujours en douceur, limite parlé. Les textes sont toujours aussi beaux, sans soucis de rime ou de pieds (un peu à la Diabologum mais avec des textes mieux écrits comme dirait Guillaume). Et ça parle de famille, de frère, de mère, de voisins, de grand père, de solitude, de mort, de banlieue, de " vie tranquille ", de retraite, ... bref tout un tas de trucs pas franchement folichons ...et pourtant c'est beau, captivant et souvent bourré d'humour. Il y a deux ou trois fois où je me suis surpris à sourire voire rire à l'écoute de certains jeux de mots ou phrases inattendu(e)s et amusant(e)s. En plus ils avaient un gros son bien agréable.

Au final ils ont joué plus d'une heure et demi m'a t il semblé et je suis en fin de compte assez content que ce se soit passé comme ça. Car s'ils avaient fait un première partie ils auraient moins eu le temps de se lâcher et de faire durer. On aurait pas eu le droit j'imagine à cette reprise traduite de Rand Newman (Alone At The top). Les morceaux qu'ils ont joué du premier album étaient vraiment transfigurés. Le cri sur la fin de ? sublime. Chaque musicien était vraiment absorbé. Le bassiste toujours aussi discret a vraiment des doigts de tueur (sur Quelque Part je crois).

Bref un groupe a découvrir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait. Plutôt par le deuxième album que le premier si vous n'avez pas la possibilité de les voir en concert. Un site est en préparation ... à suivre ...
Set list (recopiée telle qu'elle - il me semble qu'il y a eu des petits ajouts) : Brouillard / Pinto / Bienvenue / Katherine Hepburn / Monsieur / Café Tabac / Marie Hélène / Une vie Tranquille / Combes la ville / Quelque-part / Par Chez Nous / Mon frère // Seul au Sommet (Alone at the Top de Randy Newman traduite) / Où est passé le week end