Metallica, vos critiques de disques
Metallica
Metallica est incontestablement le plus grand groupe de trash metal du monde. Le groupe étant composé de musiciens talentueux, il est normal que ses concerts soient puissants et jouissifs. De retour en concert en 2012 !
Plus d'info
Artiste : Lou Reed & Metallica Titre : Lulu
Style : Pop - Rock
D'après ce qu'on a pu lire à propos de cet album, le monde des chroniqueurs mainstream de 2011 (Libéraminrocks) se divise en deux parties (à l'exception notable de Rock'n'Folk) : ceux qui ne connaissent rien à Metallica... et ceux qui ne connaissent rien à Lou Reed ! Il convient donc de préciser deux ou trois choses d'emblée à l'attention des abrutis qui ont ricané après trois minutes d'écoute de ce disque - pour le moins inhabituel et difficile à apprivoiser - et qui ont chié leurs textes ignares dans la foulée.
En profitant généralement, après un exposé de leur inculture crasseuse, pour se moquer en passant de l'âge des protagonistes du disque, un noble songwriter new-yorkais et de mythiques metalleux californiens, légendes vivantes à qui le rock et le metal doivent respectivement une reconnaissance infinie... Ces plumitifs (pourtant souvent quadragénaires eux-même !) se plaçant donc dans une posture jeuniste qui nous donne tout au plus envie de leur chier dans les pompes, voire même de faire rentrer leur iPhone 5.2 dans le mauvais sens de leur tube digestif...
Car, non ! Ce disque n'est pas "ce que Metallica a enregistré de meilleur depuis 20 ans" : ceux qui on écrit ça ne peuvent pas connaître l'excellent Death Magnetic (2008), dont la plupart des riffs et des mélodies est largement plus originale. D'ailleurs les même parlent généralement de "trash metal" sans aucun complexe... alors que, bien sûr, ça ne veut rien dire.
Et non ! Désolé, mais ce disque n'est pas non plus "ce que Lou Reed a enregistré de plus inécoutable depuis Metal Machine Music" : ce disque-ci est parfaitement audible, construit assez classiquement entre un groupe et un chanteur, et n'a (heureusement) rien à voir avec la très déconcertante (et pénible) heure de bruit blanc enregistré par Lou Reed en 1975... Il est conceptuellement bien plus proche de Berlin, puisqu'il raconte l'histoire de Lulu, une prostituée sortie des rêves (ou des cauchemars) du ronchon à lunettes il y a environ trente ans, et dont il avait - à tort ou à raison - très envie d'enregistrer les monologues avec les "Four Horsemen" en backing-band de luxe...
Bon ! Une fois qu'on a précisé tout ça, on peut commencer à essayer de se faire un avis sur Lulu, et à comprendre pourquoi Lou Reed et Metallica affirment chacun de leur côté, avoir enregistré là quelque chose de fabuleux... Le moins qu'on puisse dire est que ça ne saute pas tout de suite aux yeux. Mais bon, c'est humain : qui ne serait pas fou de joie d'avoir enregistré avec Lou Reed ? ... ou avec Metallica ? Et puis, avons-nous vraiment aimé Sad Song dès la première écoute ? Supporté tout de suite Venus in Furs ?
Soyons francs : pas besoin de 30 écoutes pour conclure que l'introduction et la conclusion de ce disque sont respectivement, ratée et chiante ! Small Town Girl ressemble à du hard FM, avec Mr Reed posé en simple spoken word par dessus. Quant aux 19'29" de Junior Dad, elles font penser aux fin de morceaux interminables des années 70, de Van Morrison à certains titres du... Velvet Underground : au format vinyl, elle occupe toute la dernière face et semble finalement ne servir qu'à ça ! Egalement au rayon foirage, Little Dog, délire junky interminable et décidément insupportable.
Autres morceaux partiellement ratés : Pumping Blood a un début horriblement poussif, limite grotesque, suivie d'une accélération "à blanc" du groupe qui ne semble jamais être dans la même pièce que le chanteur - l'impression est un peu identique sur la plus posée Iced Honey. Ou sur Mistress Dread : Lou y bavasse des propos (peut-être volontairement) désordonnés, pendant que le groupe mouline un gros bazar répétitif et pas complètement maîtrisé, qui rappellera au mieux leurs années "garage" aux fans...
Plus intéressante, Cheat on me prend son temps (avec des musiciens additionnels - eh non, Kirk Hammett ne s'est pas mis au violoncelle...), dans une très lente montée qui correspond à une complainte de l'héroïne, se transformant peu à peu en colère, puis en monologue hystérique : pas mal, mais franchement trop longue ! Au contraire, on écoute sans lassitude la montée et les 11 minutes de prêche de Dragon, où le groupe est tout au service de l'homélie du pasteur qui est ce jour-là, manifestement très en forme !
Et enfin, on ne peut pas nier qu'il se passe quelque chose de grand sur certains morceaux : en particulier, quand la diction s'affermit - le texte aussi, et que le riff se muscle sur The View - où James Hetfield assure des choeurs puis le poème lui-même : méchante montée en puissance et une fin franchement jouissive ! De même, la diction assurée de Frustration tombe plutôt bien sur la musique, fort bien travaillée derrière un riff cache-sexe, et part dans des délires assumés : parfait cocktail entre les élucubrations droguées de l'un et la brutalité bestiale des autres : oh yeah !
Il y a donc une petite moitié du disque qui s'écoute très bien, quand les textes les moins abscons rencontrent les meilleurs instrumentaux... Mais peut-être est-ce tout simplement les séances où Lou Reed (qu'on dit très malade) était le plus en forme. Et sur cette petite moitié du disque, il y a donc quelques passages qui touchent à la poésie fulgurante et/ou au metal le plus élégant.
Si on y ajoute un artwork très réussi et différent selon les supports (voir le poster central : on peut passer un moment à se demander quelles certaines parties du mannequin sont réelles, ou en plastique), si on admet entendre là quelque chose d'original et de sauvage, et qu'après quelques semaines on s'aperçoit qu'on y revient fréquemment pour l'apprivoiser petit à petit... On n'est plus très loin de constater que Lulu est un projet franchement hors du commun et hautement digne d'intérêt : il fera certainement date, sinon dans l'histoire de Metallica, au moins dans celle de Lou Reed !
(2011)
Signature : Philippe
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Style : Pop - Rock
D'après ce qu'on a pu lire à propos de cet album, le monde des chroniqueurs mainstream de 2011 (Libéraminrocks) se divise en deux parties (à l'exception notable de Rock'n'Folk) : ceux qui ne connaissent rien à Metallica... et ceux qui ne connaissent rien à Lou Reed ! Il convient donc de préciser deux ou trois choses d'emblée à l'attention des abrutis qui ont ricané après trois minutes d'écoute de ce disque - pour le moins inhabituel et difficile à apprivoiser - et qui ont chié leurs textes ignares dans la foulée. En profitant généralement, après un exposé de leur inculture crasseuse, pour se moquer en passant de l'âge des protagonistes du disque, un noble songwriter new-yorkais et de mythiques metalleux californiens, légendes vivantes à qui le rock et le metal doivent respectivement une reconnaissance infinie... Ces plumitifs (pourtant souvent quadragénaires eux-même !) se plaçant donc dans une posture jeuniste qui nous donne tout au plus envie de leur chier dans les pompes, voire même de faire rentrer leur iPhone 5.2 dans le mauvais sens de leur tube digestif...
Car, non ! Ce disque n'est pas "ce que Metallica a enregistré de meilleur depuis 20 ans" : ceux qui on écrit ça ne peuvent pas connaître l'excellent Death Magnetic (2008), dont la plupart des riffs et des mélodies est largement plus originale. D'ailleurs les même parlent généralement de "trash metal" sans aucun complexe... alors que, bien sûr, ça ne veut rien dire.
Et non ! Désolé, mais ce disque n'est pas non plus "ce que Lou Reed a enregistré de plus inécoutable depuis Metal Machine Music" : ce disque-ci est parfaitement audible, construit assez classiquement entre un groupe et un chanteur, et n'a (heureusement) rien à voir avec la très déconcertante (et pénible) heure de bruit blanc enregistré par Lou Reed en 1975... Il est conceptuellement bien plus proche de Berlin, puisqu'il raconte l'histoire de Lulu, une prostituée sortie des rêves (ou des cauchemars) du ronchon à lunettes il y a environ trente ans, et dont il avait - à tort ou à raison - très envie d'enregistrer les monologues avec les "Four Horsemen" en backing-band de luxe...
Bon ! Une fois qu'on a précisé tout ça, on peut commencer à essayer de se faire un avis sur Lulu, et à comprendre pourquoi Lou Reed et Metallica affirment chacun de leur côté, avoir enregistré là quelque chose de fabuleux... Le moins qu'on puisse dire est que ça ne saute pas tout de suite aux yeux. Mais bon, c'est humain : qui ne serait pas fou de joie d'avoir enregistré avec Lou Reed ? ... ou avec Metallica ? Et puis, avons-nous vraiment aimé Sad Song dès la première écoute ? Supporté tout de suite Venus in Furs ? Soyons francs : pas besoin de 30 écoutes pour conclure que l'introduction et la conclusion de ce disque sont respectivement, ratée et chiante ! Small Town Girl ressemble à du hard FM, avec Mr Reed posé en simple spoken word par dessus. Quant aux 19'29" de Junior Dad, elles font penser aux fin de morceaux interminables des années 70, de Van Morrison à certains titres du... Velvet Underground : au format vinyl, elle occupe toute la dernière face et semble finalement ne servir qu'à ça ! Egalement au rayon foirage, Little Dog, délire junky interminable et décidément insupportable.
Autres morceaux partiellement ratés : Pumping Blood a un début horriblement poussif, limite grotesque, suivie d'une accélération "à blanc" du groupe qui ne semble jamais être dans la même pièce que le chanteur - l'impression est un peu identique sur la plus posée Iced Honey. Ou sur Mistress Dread : Lou y bavasse des propos (peut-être volontairement) désordonnés, pendant que le groupe mouline un gros bazar répétitif et pas complètement maîtrisé, qui rappellera au mieux leurs années "garage" aux fans...
Plus intéressante, Cheat on me prend son temps (avec des musiciens additionnels - eh non, Kirk Hammett ne s'est pas mis au violoncelle...), dans une très lente montée qui correspond à une complainte de l'héroïne, se transformant peu à peu en colère, puis en monologue hystérique : pas mal, mais franchement trop longue ! Au contraire, on écoute sans lassitude la montée et les 11 minutes de prêche de Dragon, où le groupe est tout au service de l'homélie du pasteur qui est ce jour-là, manifestement très en forme !
Et enfin, on ne peut pas nier qu'il se passe quelque chose de grand sur certains morceaux : en particulier, quand la diction s'affermit - le texte aussi, et que le riff se muscle sur The View - où James Hetfield assure des choeurs puis le poème lui-même : méchante montée en puissance et une fin franchement jouissive ! De même, la diction assurée de Frustration tombe plutôt bien sur la musique, fort bien travaillée derrière un riff cache-sexe, et part dans des délires assumés : parfait cocktail entre les élucubrations droguées de l'un et la brutalité bestiale des autres : oh yeah !
Il y a donc une petite moitié du disque qui s'écoute très bien, quand les textes les moins abscons rencontrent les meilleurs instrumentaux... Mais peut-être est-ce tout simplement les séances où Lou Reed (qu'on dit très malade) était le plus en forme. Et sur cette petite moitié du disque, il y a donc quelques passages qui touchent à la poésie fulgurante et/ou au metal le plus élégant.Si on y ajoute un artwork très réussi et différent selon les supports (voir le poster central : on peut passer un moment à se demander quelles certaines parties du mannequin sont réelles, ou en plastique), si on admet entendre là quelque chose d'original et de sauvage, et qu'après quelques semaines on s'aperçoit qu'on y revient fréquemment pour l'apprivoiser petit à petit... On n'est plus très loin de constater que Lulu est un projet franchement hors du commun et hautement digne d'intérêt : il fera certainement date, sinon dans l'histoire de Metallica, au moins dans celle de Lou Reed !
(2011)
Signature : Philippe
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Artiste : Metallica Titre : Death Magnetic
Style : Metal - Hardcore
Avis à la population, Metallica a fini sa crise d'adolescence et l'a d'ailleurs brillamment démontré en août à 26000 ch'tis d'adoption, ivres de bonheur à Arras. Restait à prouver pour la bande renouvelée et ressoudée qu'elle repartait du bon pied. Bon, qu'est-ce qu'on fait le mieux, les gars ? ont-il du se demander à la croisée des chemins... Eh bien, facile, de belles et bonnes chansons de marave. Et pourquoi pas ? Désintoxiqué, James a retrouvé sa voix et sa morgue, Lars est plus hargneux que jamais, ce beau bébé de Rob joue de la basse comme s'il grattait le ventre d'un ours, et Kirk est toujours content, du moment qu'il a au moins un riff à tricoter ou un monstrueux solo à peu près à chaque morceau - c'est le cas.
Voici donc Death Magnetic, manifeste de guerre à la variété et à la tiédeur valide pour les 30 prochaines années, 10 chansons, 69 minutes (soit une belle moyenne), le (saint) père Rubin à la production pour un son sacrément moins crade que sur le précédent.
La potion est en effet équilibrée selon les titres, fort bons pour la plupart : des riffs à crever (All NightMare Long, proche de l'esprit furibard de St Anger), des singles réussis comme Cyanide absolument improgrammables puisque de 8 minutes... sauf dans des émissions disparues comme Metal Express ou Headbanger's Ball... Mais aussi quelques intros célestes auxquelles le groupe nous a habitués : classique et classieuse The Day that Never comes, dans la grande tradition du slow heavy metal sombrant in fine dans le hardcore contondant, tendance speed mélodique, quasiment du ... Maiden.
Ou encore sur la dernière partie, avec une effroyable trilogie finale (dont l'instrumentale Suicide & Redemption), se finissant dans un état d'esprit proche de l'indépassable Kill'em All à travers la pétaradante et en tous points fabuleuse My Apocalypse. Bref, Metallica revient et qu'on se le dise, pas pour vendre des cravates... Alors pas de chichis et presque pas de concession pour passer à MTV, sauf peut-être avec la peu inspirée Unforgiven III : l'auditeur se fait passer à tabac pendant la quasi-intégralité du set !
On l'aura compris, Death Magnetic est donc un grand album de Metallica, un élixir pour les fans de la première heure, et bien évidemment une diarrhée auditive pour les profanes (ce qui, il faut le reconnaître, fait aussi partie du plaisir !). Album metal de l'année ? En tout cas ex-aequo avec celui des frères Cavalera, sans aucun doute. Les jeunes guignols maquillés qui croyaient avoir pris le pouvoir n'ont qu'à bien se tenir, les groupes de vioques vont encore les faire ch... un bon moment.
(2008)
Signature : Philippe
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Style : Metal - Hardcore
Avis à la population, Metallica a fini sa crise d'adolescence et l'a d'ailleurs brillamment démontré en août à 26000 ch'tis d'adoption, ivres de bonheur à Arras. Restait à prouver pour la bande renouvelée et ressoudée qu'elle repartait du bon pied. Bon, qu'est-ce qu'on fait le mieux, les gars ? ont-il du se demander à la croisée des chemins... Eh bien, facile, de belles et bonnes chansons de marave. Et pourquoi pas ? Désintoxiqué, James a retrouvé sa voix et sa morgue, Lars est plus hargneux que jamais, ce beau bébé de Rob joue de la basse comme s'il grattait le ventre d'un ours, et Kirk est toujours content, du moment qu'il a au moins un riff à tricoter ou un monstrueux solo à peu près à chaque morceau - c'est le cas.Voici donc Death Magnetic, manifeste de guerre à la variété et à la tiédeur valide pour les 30 prochaines années, 10 chansons, 69 minutes (soit une belle moyenne), le (saint) père Rubin à la production pour un son sacrément moins crade que sur le précédent.
La potion est en effet équilibrée selon les titres, fort bons pour la plupart : des riffs à crever (All NightMare Long, proche de l'esprit furibard de St Anger), des singles réussis comme Cyanide absolument improgrammables puisque de 8 minutes... sauf dans des émissions disparues comme Metal Express ou Headbanger's Ball... Mais aussi quelques intros célestes auxquelles le groupe nous a habitués : classique et classieuse The Day that Never comes, dans la grande tradition du slow heavy metal sombrant in fine dans le hardcore contondant, tendance speed mélodique, quasiment du ... Maiden.
Ou encore sur la dernière partie, avec une effroyable trilogie finale (dont l'instrumentale Suicide & Redemption), se finissant dans un état d'esprit proche de l'indépassable Kill'em All à travers la pétaradante et en tous points fabuleuse My Apocalypse. Bref, Metallica revient et qu'on se le dise, pas pour vendre des cravates... Alors pas de chichis et presque pas de concession pour passer à MTV, sauf peut-être avec la peu inspirée Unforgiven III : l'auditeur se fait passer à tabac pendant la quasi-intégralité du set !
On l'aura compris, Death Magnetic est donc un grand album de Metallica, un élixir pour les fans de la première heure, et bien évidemment une diarrhée auditive pour les profanes (ce qui, il faut le reconnaître, fait aussi partie du plaisir !). Album metal de l'année ? En tout cas ex-aequo avec celui des frères Cavalera, sans aucun doute. Les jeunes guignols maquillés qui croyaient avoir pris le pouvoir n'ont qu'à bien se tenir, les groupes de vioques vont encore les faire ch... un bon moment.
(2008)
Signature : Philippe
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Artiste : Metallica Titre : Some Kind Of Monster / DVD
Style : Metal - Hardcore
M'étant (encore) fait traiter de vieux hardrockeur sur le retour par d'autres auteurs de ce site, j'ai une légitime revanche à prendre - ce rockumentaire sorti en 2005 et que je viens de voir tombe donc on ne peut mieux, d'autant qu'il est assez passionnant ! Venu faire un simple making-of du nouvel album, le cinéaste a du déchanter bien vite : le groupe Metallica, comme qui dirait inventeur du trash metal et auteur de, entre 1 et 6 albums sublimes (selon les goûts, moi je dirais 3), a touché en 2001 au point de non-retour : après 20 ans d'existence, ses deux fortes personnalités ne pouvaient à peu près plus se sentir. Car si les trois piliers de Metallica ne sont de loin pas aussi stupides que ceux de Spinal Tap (à qui ils ont pourtant ressemblé dans leur époque "caniche" des maudites années 80), ils sont au moins aussi égocentriques.
A ma gauche James Hetfield, frontman, grand gaillard tatoué, autoritaire et fort en gueule, genre impulsif capable de plaquer le groupe en répétition pour partir en vacances en Russie. A ma droite le petit Lars Ulrich, batteur émérite (le seul que j'aie vu de mes yeux faire un solo en courant autour de la batterie) mais sacré emmerdeur dirigiste, lui aussi. Au milieu pour compter les points, le bassiste Jason Newsted ayant claqué la porte (ce qui a bien fichu la pagaille), ne reste que le doux Kirk Hammett (pourtant redoutable guitar hero) qui préfère s'esquiver en allant faire du surf...
Le début du film est assez pitoyable : incapables de s'écouter, ils essayent péniblement d'enregistrer entre deux engueulades ce que n'importe quel métalleux un peu averti reconnaît comme de la merde en boîte. La seule chose qu'ils trouvent à faire est de recruter un psy pour sportifs (à 40 000 $ par mois), en espérant régler le problème de leur absence totale d'envie de jouer ensemble. Evidemment la première étape aurait logiquement été de désintoxiquer Hetfield, alcoolo notoire... ce qu'ils feront dans la douleur : il s'absente plusieurs mois, refusant de parler à Ulrich, laissant les autres douter - excellente mise en lumière du processus de split, ici évité vraiment de justesse.
Pendant ce temps un autre coup dûr : Lars Ulrich s'est senti investi de la mission de défenseur des artistes contre Napster. Résultat, un procès retentissant et une haine tenace de certains fans, qui piétinent en public des albums de Metallica (mais pas les meilleurs, juste Load et Reload, pas fous les mecs). Problème qui vient encore un peu destabiliser le groupe qui tente de répéter en respectant les horaires de la cure de désintox du chanteur, celui ci ne supportant pas que les autres travaillent sans lui. Autre moment touchant, les retrouvailles avec Dave Mustaine, membre du quatuor d'origine, viré il y a vingt ans et vivant toujours dans le regret et le doute malgré sa petite affaire florissante (Megadeth, 15 millions d'albums vendus...). Beaucoup plus tard, la thérapie collective finit par porter ses fruits : ils finissent par détester unanimement l'intrusion du thérapeute tout en reconnaissant qu'il leur a fait un bien immense (ce que je crois être à peu près la définition d'une analyse réussie).
Le fait de recruter un nouveau bassiste, après un défilé impressionnant du gotha du metal, en la personne du bel enfant Robert Trujillo (une bestiasse aux doigts diaboliquement groovy issu de Suicidal Tendencies), achève de les ressouder. Ils sont alors prêts à retourner à la rencontre de leur public, qui témoigne d'un retour d'affection à la hauteur de la 'brouille Napster'. L'extraordinaire scène de leur retour à Rock am Ring, temple du metal, dans une ovation incroyable et sur une musique d'Ennio Morricone, donne littéralement le frisson, même si rien ne dit que ces retrouvailles vont pouvoir durer (en tout cas le groupe tournait toujours, fin 2006).
On pourrait imaginer le film réservé aux amateurs de metal, aux fans du groupe, qui en effet sont gâtés en extraits de studio et de live, montrant Metallica en train de faire parler la poudre (rappelons qu'ils sont les meilleurs dans leur catégorie). Cela dit derrière cette histoire singulière, il y a toute la difficulté du processus créatif collectif, problème qui doit se poser chez à peu près tous les groupes. Et puis une immersion intéressante même d'un point de vue technique, quand on est pas ingé'son : on voit à quel point Protools rattrape les cafouillages et on comprend mieux que tant de groupes soient si mauvais sur scène alors qu'ils sonnent excellemment sur album.
Une réflexion enfin sur la difficulté d'un groupe à s'inscrire sur la durée (il n'y en a pas tant qui tiennent si longtemps, sans départs ni arrivée). Et le plus fort pour conclure, c'est que de toute cette pénible période de doute (mais matière à cet excellent reportage souvent digne de l'émission Strip-Tease) est finalement sorti en 2003 un excellent album de garage metal, retour aux fondamentaux du groupe, le dépaysant et explosif St Anger que je chroniquerai (oui c'est une menace) à la prochaine insulte anti-metalleux que je subirai.
(2007)
Signature : Philippe
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Style : Metal - Hardcore
M'étant (encore) fait traiter de vieux hardrockeur sur le retour par d'autres auteurs de ce site, j'ai une légitime revanche à prendre - ce rockumentaire sorti en 2005 et que je viens de voir tombe donc on ne peut mieux, d'autant qu'il est assez passionnant ! Venu faire un simple making-of du nouvel album, le cinéaste a du déchanter bien vite : le groupe Metallica, comme qui dirait inventeur du trash metal et auteur de, entre 1 et 6 albums sublimes (selon les goûts, moi je dirais 3), a touché en 2001 au point de non-retour : après 20 ans d'existence, ses deux fortes personnalités ne pouvaient à peu près plus se sentir. Car si les trois piliers de Metallica ne sont de loin pas aussi stupides que ceux de Spinal Tap (à qui ils ont pourtant ressemblé dans leur époque "caniche" des maudites années 80), ils sont au moins aussi égocentriques.A ma gauche James Hetfield, frontman, grand gaillard tatoué, autoritaire et fort en gueule, genre impulsif capable de plaquer le groupe en répétition pour partir en vacances en Russie. A ma droite le petit Lars Ulrich, batteur émérite (le seul que j'aie vu de mes yeux faire un solo en courant autour de la batterie) mais sacré emmerdeur dirigiste, lui aussi. Au milieu pour compter les points, le bassiste Jason Newsted ayant claqué la porte (ce qui a bien fichu la pagaille), ne reste que le doux Kirk Hammett (pourtant redoutable guitar hero) qui préfère s'esquiver en allant faire du surf...
Le début du film est assez pitoyable : incapables de s'écouter, ils essayent péniblement d'enregistrer entre deux engueulades ce que n'importe quel métalleux un peu averti reconnaît comme de la merde en boîte. La seule chose qu'ils trouvent à faire est de recruter un psy pour sportifs (à 40 000 $ par mois), en espérant régler le problème de leur absence totale d'envie de jouer ensemble. Evidemment la première étape aurait logiquement été de désintoxiquer Hetfield, alcoolo notoire... ce qu'ils feront dans la douleur : il s'absente plusieurs mois, refusant de parler à Ulrich, laissant les autres douter - excellente mise en lumière du processus de split, ici évité vraiment de justesse.
Pendant ce temps un autre coup dûr : Lars Ulrich s'est senti investi de la mission de défenseur des artistes contre Napster. Résultat, un procès retentissant et une haine tenace de certains fans, qui piétinent en public des albums de Metallica (mais pas les meilleurs, juste Load et Reload, pas fous les mecs). Problème qui vient encore un peu destabiliser le groupe qui tente de répéter en respectant les horaires de la cure de désintox du chanteur, celui ci ne supportant pas que les autres travaillent sans lui. Autre moment touchant, les retrouvailles avec Dave Mustaine, membre du quatuor d'origine, viré il y a vingt ans et vivant toujours dans le regret et le doute malgré sa petite affaire florissante (Megadeth, 15 millions d'albums vendus...). Beaucoup plus tard, la thérapie collective finit par porter ses fruits : ils finissent par détester unanimement l'intrusion du thérapeute tout en reconnaissant qu'il leur a fait un bien immense (ce que je crois être à peu près la définition d'une analyse réussie).
Le fait de recruter un nouveau bassiste, après un défilé impressionnant du gotha du metal, en la personne du bel enfant Robert Trujillo (une bestiasse aux doigts diaboliquement groovy issu de Suicidal Tendencies), achève de les ressouder. Ils sont alors prêts à retourner à la rencontre de leur public, qui témoigne d'un retour d'affection à la hauteur de la 'brouille Napster'. L'extraordinaire scène de leur retour à Rock am Ring, temple du metal, dans une ovation incroyable et sur une musique d'Ennio Morricone, donne littéralement le frisson, même si rien ne dit que ces retrouvailles vont pouvoir durer (en tout cas le groupe tournait toujours, fin 2006).
On pourrait imaginer le film réservé aux amateurs de metal, aux fans du groupe, qui en effet sont gâtés en extraits de studio et de live, montrant Metallica en train de faire parler la poudre (rappelons qu'ils sont les meilleurs dans leur catégorie). Cela dit derrière cette histoire singulière, il y a toute la difficulté du processus créatif collectif, problème qui doit se poser chez à peu près tous les groupes. Et puis une immersion intéressante même d'un point de vue technique, quand on est pas ingé'son : on voit à quel point Protools rattrape les cafouillages et on comprend mieux que tant de groupes soient si mauvais sur scène alors qu'ils sonnent excellemment sur album.
Une réflexion enfin sur la difficulté d'un groupe à s'inscrire sur la durée (il n'y en a pas tant qui tiennent si longtemps, sans départs ni arrivée). Et le plus fort pour conclure, c'est que de toute cette pénible période de doute (mais matière à cet excellent reportage souvent digne de l'émission Strip-Tease) est finalement sorti en 2003 un excellent album de garage metal, retour aux fondamentaux du groupe, le dépaysant et explosif St Anger que je chroniquerai (oui c'est une menace) à la prochaine insulte anti-metalleux que je subirai.
(2007)
Signature : Philippe
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Artiste : Metallica Titre : ST ANGER
Style : Rock
j'ai fais le tour de la critique sur le net pour cet album. Eh ben, tout le monde semble le descendre ( ndr le chanteur de korn qui dit n'avoir jamais entendu pire merde ). D'après les "spécialistes" le son est pourri, le chant nul, et tout le reste assez pourri.
Eh bien ne l'écoutez pas!!!
Moi ce que je sais, c'est que j'ai pris la peine de l'écouter, meme un décevant garage inc ( enfin C mon avis )
Et c'est tout simplement le skeud qui a le plus tourné chez moi cette année
Certes, le groupe est en total décalage avec le reste de la tendance actuelle, mais C aussi pour çà que j'aime Metallica.
Signature :
Style : Rock
j'ai fais le tour de la critique sur le net pour cet album. Eh ben, tout le monde semble le descendre ( ndr le chanteur de korn qui dit n'avoir jamais entendu pire merde ). D'après les "spécialistes" le son est pourri, le chant nul, et tout le reste assez pourri.
Eh bien ne l'écoutez pas!!!
Moi ce que je sais, c'est que j'ai pris la peine de l'écouter, meme un décevant garage inc ( enfin C mon avis )
Et c'est tout simplement le skeud qui a le plus tourné chez moi cette année
Certes, le groupe est en total décalage avec le reste de la tendance actuelle, mais C aussi pour çà que j'aime Metallica.
Signature :
Artiste : Metallica Titre : BLACK
Style : Metal
Metallica est de loin est pour toujours le meilleur groupe de métal au monde je suis pas le plus grand fan ms kan g écouter metallica sa m'a complétement troué le cul et kirk connait sa guitar kom si ct son ombre . totalement et purement impressionant
Signature : Fray pour ceux ki me
Style : Metal
Metallica est de loin est pour toujours le meilleur groupe de métal au monde je suis pas le plus grand fan ms kan g écouter metallica sa m'a complétement troué le cul et kirk connait sa guitar kom si ct son ombre . totalement et purement impressionant
Signature : Fray pour ceux ki me
Artiste : Metallica Titre : AND JUSTICE FOR ALL
Style : Metal
C'est pour moi le meilleur album de Metallica car il y a plein de chansons ENORMES dans ce cd, il rend aussi homage à Cliff que je salue là où il est, de toute façon tous les albums de Metallica sont énormes et inégalables. Bravo à eux.
Signature : kirk
Style : Metal
C'est pour moi le meilleur album de Metallica car il y a plein de chansons ENORMES dans ce cd, il rend aussi homage à Cliff que je salue là où il est, de toute façon tous les albums de Metallica sont énormes et inégalables. Bravo à eux.
Signature : kirk
Artiste : Metallica Titre : ST ANGER
Style : Metal
OUAWOUUUU contrairement à ce que certains pensent, cet album décaperait même la tapisserie de ma grand mere ki est collée depuis 100 ans. Changement de style pour Metallica mais tjs aussi plaisant à écouter. Juste un petit défaut : pas assez de solo Mr Hammet :o)
Signature : Touns
Page Web Conseillée : www.metallica.com
Style : Metal
OUAWOUUUU contrairement à ce que certains pensent, cet album décaperait même la tapisserie de ma grand mere ki est collée depuis 100 ans. Changement de style pour Metallica mais tjs aussi plaisant à écouter. Juste un petit défaut : pas assez de solo Mr Hammet :o)
Signature : Touns
Page Web Conseillée : www.metallica.com
Artiste : Metallica Titre : RIDE THE LIGHTNING
Style : Metal / Heavy-Metal
De loin le meilleur album de Metallica, avec des mélodies superbes comme call of kthulu et des morceaux qui arrachent comme for whom the bell tolls ou creepin death, bref une référence absolue si on veut apprécier la suite.
Signature : Dionysos
Style : Metal / Heavy-Metal
De loin le meilleur album de Metallica, avec des mélodies superbes comme call of kthulu et des morceaux qui arrachent comme for whom the bell tolls ou creepin death, bref une référence absolue si on veut apprécier la suite.
Signature : Dionysos
Artiste : Metallica Titre : ST-ANGER
Style : Metal
enfin un retour au source metallica ça fait plaisir!!!!!
Signature : mouch'
Style : Metal
enfin un retour au source metallica ça fait plaisir!!!!!
Signature : mouch'
Artiste : METALLICA Titre : RE-LOAD
Style : Metal
Certains en ont dit du mal, mais c'est un album qui a de la poigne... Il n'y qu'à écouter le tout premier morceau, Fuel, ou bien Prince Charming, Attitude, Carpe Diem Baby... Seul morceau qui pourrait être contesté, s'il ne prouvait pas la maîtrise de Metallica (eh oui, les quatre Horsemen aime démontrer qu'ils sont capables de jouer sans faire du bruit uniquement...) : Low Man's Lyric...
Signature : stephane sarpaux
Style : Metal
Certains en ont dit du mal, mais c'est un album qui a de la poigne... Il n'y qu'à écouter le tout premier morceau, Fuel, ou bien Prince Charming, Attitude, Carpe Diem Baby... Seul morceau qui pourrait être contesté, s'il ne prouvait pas la maîtrise de Metallica (eh oui, les quatre Horsemen aime démontrer qu'ils sont capables de jouer sans faire du bruit uniquement...) : Low Man's Lyric...
Signature : stephane sarpaux
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