N'ayant pas dégainé assez vite pour cause d'exil momentané à Paris, j'ai laissé le soin à mes confrères Philippe et Pirlouiiiit de se charger de rapporter le splendide concert non-musical de jeudi soir. Un concert de provocations et de violences gratuites, à la bonne franquette. J'ai eu l'honneur de récolter le premier PV distribué gratuitement par la 'police des bars' débarquant de façon jovialement inopinée (ils ont dû voir de la lumière, tout ça) en plein Ba(ltha)zar , histoire d'enquêter sur la fréquentation des AG de l'asso, car bien sûr le Baltha devrait louer chaque mois l'équivalent du Dôme pour parler bilan moral et conjoncture financière avec l'ensemble de ses adhérents, même s'ils sont des milliers (c'est à dire avec des gens comme toi qui ont juste leur carte d'adhésion); et ce n'était que le préambule des festivités. S'en est suivi une escalade dramatiquement prévisible, ambiance after de la fête bleue (tenue bleue exigée vs bleus sur ta gueule), tout ça à grand renfort lyr-hic de 'dis moi à quoi tu ressembles sous tazer, je te dirais qui tu hais' et 'souris quand je te brutalises, t'es filmé connard', avec une bande-son maison que certains d'entre nous fredonnent en-corps dans un accès de fièvre keuponement nostalgique.
MAP quant à eux ont délaissé le mic pour grossir la troupe des sans-billets; dommage, j'avais beau avoir mon tampon, j'ai préféré me retrancher en face d'un gomé pare-balle de l'autre côté de la rue (on a plus vingt ans mais on a encore toutes ses dents). Damn it, depuis le temps que la rumeur populaire me parle de ce groupe détonnant, je n'ai senti que l'odeur de la poudre. En tout cas, ce spectacle de débâcle m'a remué tristement les tripes, version 'plus belle la vie de la capitale culturelle 2013'. Réfléchir à contre-courant est officiellement un délit, même dans les villes à l'empreinte historiquement populaire.
Ils doivent avoir raison, je vais aller me faire un p'tit foot, tiens. Demain est un autre jour, la mémoire un peu effacée en un beau trou noir sur page blanche où se joutent amertume contre illusion. Aujourd'hui, j'ai choisi mon camp. MAP featuring Parabellum . Tant qu'on reste en vie____
Salutations révolutionnaires