Alors là, quand j'arrive, je ne comprends pas : y'a personne devant l'Espace Julien, personne au Café Julien...personne pour voir Miossec?

Ah non, en fait tout le monde est déjà dans la salle et attend, sagement, que
Christophe Miossec se montre!
Il attaque avec le tube de son dernier album
la facture d'électricité repris par le public.
La grande question de la mauvaise langue que je suis était : "mais à quoi est-ce qu'il s'est pris ce soir?!"!
Je ne sais pas mais il se tortille dans tous les sens, se tape le micro sur le torse et ira se réfugié dans un coin de la scène, avec un tambourin, assez régulièrement pendant le concert.
Il est clair que Miossec n'aime pas tellement se mettre en avant, il n'est pas trés doué pour tchatcher entre les morceaux, mais j'ai par contre découvert qu'il pouvait pousser sa belle voix suave pour en faire une voix grave (genre Jonnhy Hallyday, son idole) et cassée des plus prenante.
C'est beau quand il se lâche comme ça.
Moi qui n'avait pas écouté ses albums depuis Boire et Baiser, j'étais ravie qu'il fasse quelques uns de ces anciens morceaux (
Que devient ton poing quand tu tends les doigts,
la fidelité...). Les arrangements de ses morceaux sont parfois trés rock et laissent aussi la part belle au violon et au violoncelle.
Les éclairages sont bien pensés et lui permettent parfois d'être caché, invisible sur scène...son rêve à mon avis.
Il nous a fait gentiment ses 2 rappels, le premier aprés une heure de concert...
Bref il nous a proposé un set d'1H30, le même que celui qu'il fait probablement dans toutes les villes de France...mais là c'était devant nous et contrairement à mes craintes (des amis m'avaient parlé des concerts de Miossec en des termes pas toujours trés élogieux...) c'etait bien!!
Photo Pirlouiiiit