On est de moins en moins nombreux à écouter
Miossec sur disque. C'est trop plat, trop linéaire, sans surprise. Par contre sur scène c'est toujours une surprise de le voir brailler, en vrai ça a bien plus d'impact, d'autant plus que les morceaux de
Finisterien son dernier album (aux musiques composées par Yann
Tiersen) étaient bien rugueux, bien plus incisifs que sur disque, c'était ceux là qui rendaient le mieux. A contrario c'est fou de voir la réaction du public sur l'intro de "la facture d'électricité", on ne choisit pas ses tubes ....
On dit Miossec fatigué, (bon il marche avec une canne), mais il a assuré son job, tchatché avec le public dans la bonne humeur
Son groupe était correct, un mec aux claviers/violon en guise de Tiersen, un black à la basse mais heureusement ça ne swinguait pas comme chez Lavilliers
Le concert initialement prévu au théâtre Lino Ventura avait finalement déménagé dans le lieu haut de gamme du palais de la Méditerranée. Ce fut donc un concert debout, dans une salle luxuriante qui rappelle l'ambiance du midem. Les décibels du rock n'étaient pas totalement adaptés au lieu, mais devant le son n'était pas degueu. On captait les paroles, ce qui reste l'essentiel chez Miossec.
Impossible de conclure sans regretter le fait que ce concert ne se soit pas jouer à guichet complet. Evidement la concurrence du Match de foot Irlande-France le même soir à été très rude. Une salle pleine aurait pu être une hommage à
Jacno le pote de Miossec surtout si tout le monde avait repris en choeur le sport son dernier hit hymne anti-sportif
Alain Hamila (Pour le fond) Simon Pégurier (Pour la forme)
Photos : Alain Hamila