Salut à vous ami(e)s lyonnai(se)s qui avez la chance de recevoir des pointures pareilles, par contre pour ce qui est de se rendre dans cette salle moche de l'exterieur mais très cosy à l'interieur (ça change de Marseille), c'est toute une aventure quand on connait pas la ville, un dimanche de surcroit.
Apres 2 bonnes heures de marche j'arrive dans ce lieu reputé avec une bonne heure d'avance et je vois quelques fans venus d'un peu partout d'Europe et de France pour cet evenement annoncé au compte goutte et assez inesperé.
En première partie, les Dublinois de Sack (apparament connus dans les années 80) jouent une pop assez anecdotique, bien chantée certes mais un peu datée à mon goût. Le chanteur blague pas mal et amuse avec son chapeau melon, il finira avec une pancarte "Merci et à bientôt".
La demi heure d'attente est l'occasion d'entendre des raretés assez obscures blues gospel et rock, avec même une chanson en espagnol qui disait "escucha Morrissey".
Les lumières s'etteignent et la star se fait attendre plusieurs minutes de plus precedé d'une musique médevale et un speech mysterieux.
Lorsqu'il arrive, je n'y crois pas mes yeux et mes oreilles, c'est bien le chanteur des Smiths, en chair et en os, qui enchaine chansons inédites qui ne sortiront que quand il aura trouvé une nouvelle maison de disques (sic) et quelques uns de ses grands classiques.
"Suedehead", "Speedway" mais aussi "Meat is murder", "Hand in glove" et la sublime "There is a light that never goes out" en unique rappel.
Certes il a grossi (ce dont il se moque en présentant une chanson sur son "overweight body"), se fait plus vieux et est accompagné d'un groupe assez banal mais la magie est intacte quand il se dandine, amuse le public, arrache sa chemise, sans oublier sa voix, reconnaissable entre mille et toujours aussi sompteuse.
Une petite heure et quart à peine, mais un moment de grace rarement atteint cette année, so long Steven...