Suite au succès de la 1ere édition des soirées frissons d'avril 2001 l'équipage du Brise Glace a renouvelé l'évènement en 2002 pour 5 jours de musique avec une nouvelle affiche regroupant divers styles musicaux et de découvertes .
Qui n'a pas encore entendu parlé d'éléctro ?. Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est plutôt une tendance très en vogue cette année. L'éléctro est un style qui se conjugue à toutes les sauces : éléctro dub, éléctro rock, voir même éléctro berbère !. Entre éléctro grunge, black éléctro, éléctro métal, éléctro fusion et éléctro choc Il doit bien rester encore quelques créneaux de libre pour quelques opportunistes en quête d'originalité. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce genre musical cela peut se résumer en une base musicale construite autour d'un "boom boom boom", produite par des machines en tout genre et synchronisée avec des projections vidéos visant à divertir un public souvent frustré par l'absence visuelle de musiciens. J'apprécie cette musique mais je dois admettre que j'ai un peu de mal à maintenir mon attention éveillée plus de 30 minutes lorsqu'il n'y a pas assez d'éléments humains intégrés à la formule musicale.
Le duo
Mouloud a lui opté pour une éléctro pop joyeuse.
Aux sons affûtés des samplers et boîtes à rythmes viennent s'ajouter des rythmes de guitares pop et des vocaux mélodieux. C'est une formule plutôt originale et agréable à écouter. Certains morceaux sont même carrément entraînant et invitent aux déhanchements.
Je trouve néanmoins que l'absence d'un batteur se fait cruellement sentir et mon attention est finalement essentiellement maintenue par la projection vidéo. Cette projection présente un personnage en pâte à modeler évoluant dans un univers en 3D. L'animation est judicieusement synchronisée à la musique mais plusieurs fois le sympathique personnage se retrouvera dans un univers complètement hors contexte musical suite à des défaillances techniques. Finalement toutes ces machines sont bien sympathiques puisqu'elles ont des faiblesses comme nous les humains.
Difficile pourtant de trouver le moindre signe de faiblesse chez les brillants humains de
Dionysos qui nous ont offert une fois de plus un incroyable parcours sans faute depuis l'entrée sur scène jusqu'au dernier rappel acoustique.
Puisque Stan the flasher a largement détaillé ce concert je ne vais pas me lancer dans de longs descriptifs.
Tout simplement : Excellent concert d'un des plus grands groupes de scène français. Du très grand Dionysos avec des bonds dans tous les sens, des plongeons dans la foule, de l'humour, de l'énergie à revendre, une communion intense avec le public, une superbe version survoltée de "Jedi", de belles ambiances western, un rappel mémorable sans amplification ni micros mais juste le groupe assis devant le public puis un final à cappella.
Un pur moment de bonheur qui s'est malheureusement écoulé beaucoup trop rapidement. J'en connais quelques uns qui vont grincer des dents du côté de Marseille ...
Pas étonnant que l'album soit intitulé "Western sous la neige" : Mathias, le chanteur galoppe sur scène comme un étalon sauvage. A quand une réunion Wampas, Dionysos et Iggy Pop pour un concours de domptage ?.