Nous arrivons à l’Espace Julien juste juste à l’heure (c'est-à-dire un peu après 20h30) pour constater qu’il y a la queue à l’entrée (l’Espace Julien salle un peu en perte d’éactivité musicale connaît ces jours ci des records d’affluence). On rentre il y a déjà quelqu’un sur scène …je vois un rasé qui chante sur un rythme énervé … serait ce le
Oai Star … je m’approche mais non il s’agit des deux frères de
Zebda … je jette un coup d’œil aux autres musiciens … non il ne s’agit pas de
100% Collegues …
Mous et
Hakim (
Amokrane) en première partie non annoncée, en voilà une bonne surprise. Ce sera d’ailleurs assez amusant de voir la réaction des gens dans la salle qui donneront l’impression de bien apprécié, et j’entendrai ça et là
« C’est sympa mais ça ressemble un peu trop à Zebda » de la part de gens qui ne les ont visiblement pas reconnus.
Musicalement c’est en effet très proche de ce qu’ils faisaient au sein de
Zebda. Même sujets, mêmes rythmes bien sautillants, des expressions qui sonnent de véritables marques de fabrique de la tribu toulousaine. On sent que leurs morceaux sont encore tous neufs car ils manquent encore un peu d’aisance sur scène et comme le public ne les ocnnait pas encore …
Cela dit on sent aussi la grand complicité qui uni les deux frères, qui ne cessent de se regarder lorsqu’ils chantent, tout en parcourant la scène de long en large. Ils dédicaceront le morceau
La bouche à
Lux B du
Massilia qui devait se trouver dans la salle, et qu’on aurait bien aimé voir monté sur scène avec eux. Bonne chance pour la suite !
Puis ce fut le tour du couple le plus célèbre du Mali. Accompagnés sur scène par un guitariste, un batteur, un clavier (que j’entrapercevrai quelques rare fois entre
Amadou et
Mariam) et un percussionniste en effet très entraînant, ils charmeront le public nombreux et fans par la simplicité et la sincérité de leurs chansons
Les morceaux se suivent et se ressemblent un peu, les textes aussi mais on est vriament touché lorsqu’on entend
Mariam chanté
« Mon chéri » ou
« mon amour » en caressant al tête d’
Amadou, ou en se serrant contre lui. De même lorsque c’est lui qui chante que c’est la plus belle et qu’il ne veut pas la quitter. Je sentirai quelques longueurs vers le milieu du set, longueurs qui disparaîtront lorsque 3 jeunes filles d’origine malienne visiblement monteront sur scène pour danser entraînant ainsi tout le public …
Je chanterai donc en choeur
« ça suffit, ça suffit ! » « Je n’en peux plus je n’en peux plus » à propos des gens qui montent les gens contre les autres … tout en dansant dans une chaleur parfois étouffante et c’est avec un très large sourire que je suis rentré chez moi couper le chauffage …
Site de
Amadou & Mariam :
www.amadou-mariam.com