Mariage heureux de la chanson, du swing manouche et du rock intimiste, les Aixois de Musard nous emmènent, entre lignes acoustiques et envolées électriques, pour une déambulation qui mêle espoir, humour et ironie...
Poum Tchak - Musard - 24 Mars 2007 - Escale St Michel - Aubagne Poum Tchak et Musard
Pour nous mettre dans l'ambiance, la soirée commence avec ce petit groupe d'Aix, qui se fait appeler Musard. Ils étaient très contents d'être là, et nous l'avons ressenti tout .../...
Pour nous mettre dans l’ambiance, la soirée commence avec ce petit groupe d’Aix, qui se fait appeler Musard. Ils étaient très contents d’être là, et nous l’avons ressenti tout au long de ce superbe concert, les 4 membres du groupes étaient tous très souriant, ils déliraient entre eux, et avec nous.
Alors là je suis tombée sous le charme, de Candice, la chanteuse, elle a une élocution digne des meilleurs rappeurs ceux qui enchainent des phrases entières et qu’on comprend encore tout à la sortie. Pour certaines chansons, Manu aussi chante.
Candice joue de la basse, puis il y a Lucile au violon, Bab et Manu aux guitares, et pour compléter le groupe Bab a une grosse caisse à son pied droit pour info cela s’appelle un Kick Drum, quelle invention cette chose, cela permet d’avoir du rythme sans être obligé d’avoir un batteur.
Musard m’a un peu fait penser à un mélange des Têtes Raides et des V.R.P. . Leurs atouts c’est la variété des morceaux qu’ils peuvent jouer, par moment c’est du pur style Rock,
avec les 2 guitaristes qui se prennent pour les musiciens d’un groupe Rock comme dans Dehors puis par moment c’est presque juste chuchoté, comme dans de l’ombre pour la lumière ou Lucile joue d’un instrument particulier type scie musicale. Les paroles m’ont vraiment bien plu comme dans la chanson, où Candice dit : « Mieux vaut une courte vie de Loup qu’une longue vie de chat », puis il y a aussi eu des chansons sur le dérèglement climatique et les problèmes écolos d’actualité. Des thèmes bien réels et qui touchent quand même les personnes un peu sensés. Moi j’aime bien les groupes qui défendent des opinions.
Après une assez longue pause, la musique recommence avec maintenant des musiciens qui sont les virtuoses des instruments à cordes à savoir les Poum Tchak. On retrouve dans ce groupe Manu à la contre basse, un violon, puis Alex et Olive aux guitares souvent sèches, une batterie et un accordéoniste qui joue aussi du piano.
Ils sont tellement bon qu’ils jouent tous les style musicaux, créent des rythmes, inventent des sons, presque. Dans un morceau, le violoniste jouait carrément avec ces doigts directement sur les cordes sans l’archer, le son qu’il en sortait était incroyable sec, net. Les morceaux se suivent, s’enchainent, mais ne se ressemblent pas spécialement, par moment, beaucoup plus rythmé, et influencé par les tziganes comme dans Roumain où le violoniste et un des guitaristes se répondent.
Et par moment, c’est des chansons plus zen, avec encore le violoniste qui chante, c’est dans Io Sacha qu’on fait la connaissance avec les voix, car jusqu’à ce moment là on aurait pu penser que c’était simplement une œuvre.
Les morceaux sont tellement speed, que l’archer en perd presque tous ces fils au court du concert, heureusement qu’au départ, il y a beaucoup de fil car à la fin du concert ce n’est plus le cas !
Les Poum Tchak sont tous d’excellent musiciens, et pour le prouver, si c’était encore utile, ils jouent tous en solo à un moment donné.
Pour conclure, j’invite tous ceux qui ne les connaîtraient pas encore à aller les voir, en plus c’est un groupe qui fait beaucoup de concert donc il suffit d’un peu de chance pour qu’ils passent pas loin.
Ils ont vraiment mis le feu à l’Escale qui a encore fait un bon choix en programmant Musard en 1er partie des Virtuoses de Poum Tchak. La soirée a vraiment été excellente
Musard + Le Petit Dernier (Timike) - 06 octobre 2006 - Balthazar - Marseille
La soirée commence (légèrement en retard pour moi) avec Timike cet ex-Mister Gang aka maintenant Le Petit Dernier, donc Jean n'arrete pas de me parler. Malgré le coup de fil de Carole je suis quand .../...
La soirée commence (légèrement en retard pour moi) avec Timike cet ex-Mister Gang aka maintenant Le Petit Dernier, donc Jean n'arrete pas de me parler. Malgré le coup de fil de Carole je suis quand même un peu en retard car je reviens du Poste a Galène ou Nation All Dust a ouvert les hostilités pour le premier (d'une longue série ?) de plateaux Lollipop. Le Balthazar est plutôt bien rempli et il y règne un bonne ambiance.
Sur scène Timike est tout seul avec sa guitare sèche et son sourire. Très détendu il plaisante avec le public. Je ne connaissais pas vraiment bien Mister Gang (plutôt reggae il me semble) mais la il s'agit de chanson française (n'oublions pas qu'il vient du cote de chez les Ogres de Barback. Le public réagit / interagit bien, ça fait plaisir.
On pensera éventuellement a Tete (ou en tout cas du lointain souvenir que j'en ai). Musicalement c'est très sympathique. Au niveau des textes je suis un peu resté sur ma faim (souvent un peu convenus ou faciles).
Néanmoins le plaisir qu'il prend a être sur scène et a amuser le public compense et en ouverture de Musard c'était parfait.
Ayant vu que la set list de Musard est assez longue je pars sans crainte au Poste lorsqu'on me dit que les Dirtrucks attaquent (j'y verrai même le début des Frustration) et lorsque me voici de retour au Balthazar la température est montée d'un cran et tout le monde est en train de danser.
Je suis en fait tombe pendant le morceau "techno" qui commence avec leur chroregraphie a trois et fini avec le guitariste (o la honte je ne connais pas encore les prenoms) au chant et en lunettes noires
Passe ce morceau je retrouve avec plaisir les chansons fraîches et un peu naïves de ce groupe (du coin) qui monte qui monte. Même si cette fois je serai frapper par le cote un peu simple justement des textes (décidemment ce soir je suis d'humeur chiante) on prend quand même beaucoup de plaisir a les écouter et a remuer dessus.
La violoniste, qu'ils ont piquée au classique comme ils aiment à la rappeler est toujours aussi forte; elle joue merveilleusement bien et chante aussi très bien. Un peu derrière a la grosse caisse Mu(sard)lticolore l'autre guitariste assure aussi !
Ce soir ils étaient aussi accompagnés sur pas mal de morceaux de Thierry a la trompette qui apporte une part non négligeable au son de Musard. J'ai cru comprendre que c'était son dernier concert. Si c'est le cas (ce qui serait vraiment dommage) il va vraiment leur manquer (Thierry si tu lis ces lignes ...)
En tout cas ce qui frappe dans ce groupe c'est l'entrain et la bonne humeur qui se dégage de leurs chansons et de leurs sourires sur scène. Assez impressionnant d'entendre (déjà) le public reprendre en choeur pas mal de morceaux.
Bien belle initiative ce soir, organisée par un collectif formé pendant l'été et manifestation placée fort intelligemment (pour éviter tout blabla sur une possible dérive communautaire ou politique) sous l'égide de l'indiscutable ONG Handicap International. Le cabaret Aléatoire est donc investi par une dizaine d'artistes et de groupes différents, qui vont se succéder à un rythme soutenu grâce à une organisation apparemment très rigoureuse. Entre chaque concert des DJ's et DJ'ettes assureront l'intérim.
Ce n'est pas complètement plein quand j'arrive pour Nawal, chanteuse orientale agréable, dont la voix a des accents aussi bien africains qu'orientaux. Elle chante de tristes complaintes, accompagnée un moment d'un banjo et d'une guitare. C'est vraiment très beau même si je suis déconcentré car je me bats avec les réglages de mon appareil photo. Elle finit par une chanson très entraînante sur un rythme des Iles, le public reprenant avec plaisir ses refrains.
Bains Douches & guests : c'est bête mais je crois que j'ai préféré les guests... Deux jeunes filles aux voix superbes et presque bouleversantes, qui chantent 2 ou 3 chansons tristes de musique séfarade, dont une a capella. Les Bains Douches eux, sont un duo de DJ/musiciens, qui alternent les instruments (guitare, saxo droit). Ils pratiquent un trip hop orientalisant, pas mal, avec de grosses basses. En fait, au début, j'ai un peu pensé à Massive Attack et puis à la fin, je me suis un peu ennuyé.
Anita & Trio Fernandez : comme son nom le laisse à supposer, un trio de flamenco espagnol accompagné d'une danseuse fort gironde et sympathique. petite ambiance arabo-andalouse pas désagréable - ils ne sont pas manchots à la guitare ! La Dame fait des arabesques, claque des talons et l'ambiance se fait un peu gipsy. Fort plaisant mais un peu contrariant : tout le monde étant assis, impossible d'esquisser un pas de danse...
Mais voici Musard, un de ces petits groupes classes que LiveinMarseille.com suit à la trace, des fois qu'ils exploseraient sans prévenir (ça a bien marché pour Anaïs entre autres !). La toujours délicieuse Candice et ses musiciens de chic et de choc, après avoir réglé divers problèmes de son, commencent par une nouvelle chanson (enfin il me semble). Puis ils mettent une belle ambiance dès lors qu'un type bien avisé aura fait lever toute la salle. Ouf ! On est quand même mieux pour écouter Wladimir (chanson dansante slave), Dehors et d'autres, avec ces trois voix mutines qui s'accordent à merveille sur un swing manouche de qualité (violon impeccable et sautillant).
Une chanson très appropriée dans un concert de solidarité, qui doit s'appeler Pourquoi te tues-tu et traite de nos petits égoïsmes face aux misères de la planète. Première frustration puisque c'est le premier groupe que je connais : horriblement trop court (pas même cette Mademoiselle que j'adore !) mais il faut bien laisser de la place aux autres ! Rendez-vous est pris avec plaisir au Balthazar début octobre, pour un concert dont nous n'avons vu que la bande-annonce ce soir...
(Suite à une divergence de vue avec un quelconque abruti d'Universal, pas de (mes) photos d'Anaïs ici, mais celles de Pirlouiiiit prises lors du Cheap "final" Show au Moulin, deux mois plus tard)
Petit message intermédiaire des organisateurs (en l'occurence deux organisatrices) qui remercient les sponsors (si l'on peut dire) et nous demandent d'accueillir la première qui a dit 'oui' pour chanter ici ce soir : Anaïs ! Voici l'arrivée triomphale de celle qui connaît la gloire suite à son Cheap Show enregistré au Poste à Galène début 2005 (concert chroniqué ce jour-là par votre serviteur par ici avec moult photos de Pirlouiiiit, vous voyez bien qu'on est sur le coup à LiveinMarseille !!).
Elle attaque par une reprise d'elle-même en anglais : My love, my honey qui semble déconcerter son nouveau public quelques instants (Ahaaa ! mais si chuis bête c'est 'mon amour mon coeur' ! entendu à ma droite). En tout cas c'est bien traduit, on comprend tout et ça sonne comme l'original. Vient ensuite l'inévitable Lynda Molay, hilarante caricature et sa La Vie c'pas du foie gras.
Bien évidemment Anaïs c'est d'abord et avant tout une intarissable source de déconnade. Elle convoque ainsi un Pharell Williams virtuel (elle fera aussi une imitation fort réussie de Camille), avant finalement une vraie invitée : sa copine "mystère" (O---N pour les intimes), avec qui elle interprête, forcément, une chanson sur les blondes. Deux grandes copines qui finissent par s'agonir d'injures parce qu'elles ont partagé un même ex, un succès. Et puis la chanson sur l'Ecosse (un orchestre celtique réalisé entièrement à la bouche et à la boucle),désormais archi-maîtrisée : elle présentera même ses musiciens qui feront chacun leur petit solo - excellent !
Mais elle aussi a très peu de temps (et notamment pas celui de nous raconter La plus belle chose du Monde) : voilà déjà une dernière chanson, reprise en coeur par le public aux refrains : Elle sort qu'avec des blacks. Avec un brin d'amusement, je me rappelle d'un truc : il y a deux ans jour pour jour, à la fête du Plateau, elle chantait ceci Place du Chien saucisse (avec Lafore, Boudin et d'autres) devant un public de fêtards peu attentifs, et maintenant elle est tête d'affiche et a même ouvert leS Eurockéennes 2006 sur la grande scène !! Quel parcours... c'est fou ce que la télé peut faire !
La pause sera l'occasion de sympathiser avec le fort agréable Cap'taine Carnasse (que j'ai reconnu même sans sa Mummy, son tricorne et son sang sur la gueule), alias DoM (cerveau malade géniteur d'homosuperior, Cockring etc) et accessoirement bon copain d'Anaïs avec qui il devrait jouer prochainement, officier anglais qui nous a fait l'honneur d'un interview tout récemment et devrait tout casser au Moulin la semaine prochaine dans son Maxi Monster Show.
Quoi qu'il en soit la soirée n'est pas terminée loin de là : je prends la décision de rester pour voir mes favoris, Vibrion (eux aussi suivis avec ténacité dans l'attente d'un succès mérité, et pas revus depuis Marsatac 2005) plutôt que de courir à la Machine à Coudre voir des poseurs crétins faire du punk-rock. Grand bien m'en a pris, je suis chopé aux tripes d'entrée : violoncelle + voix = Dans la cage et son boum-boum énorme, dont je sens le vent sortir des baffles - frissons garantis !
Frédéric N le chanteur arbore un look moins sage que d'habitude : barbe et casquette, un vrai bad boy, mais toujours le même flow, largement aussi classieux que celui d'un Grand corps Malade et sur des textes plus abstraits et plus dérangeants. Fabuleuse et envoûtante La Mer sait décliner les bleus, sublime et technoïde Kadish (et cette impression si rare en concert et que j'adore : 'Vibrion ne joue que pour moi').
Inexplicablement Eric C ne dira pas le texte J'ai 8 ans qui traite pourtant de guerre et d'enfants qui en souffrent, ni Gorge Bouche qui l'aurait bien fait aussi mais, comme l'annonce vibrion, on sait bien pourquoi on est là alors autant utiliser le potentiel musical à fond : la très classieuse Ce mec s'effrite c'est sûr sera la dernière pour ce soir... Bref on aura compris que je suis un fan total (et peut-être même déraisonnable) de ce groupe mais rassurez-vous, ils ne me donnent pas d'argent.
Désolé pour les historiques reggaemen des Raspigaous mais je m'envole ensuite sur mon fidèle destrier (miraculeusement intact) pour d'autres aventures, en félicitant encore une fois les organisateurs pour cette bien belle soirée. Et pour finir : Handicap International organise une pyramide de chaussures le samedi 30.09.2006, pour dire non aux bombes à sous-munitions - à Marseille ça se passera sur le Cours Julien de 10 h à 19 h. En attendant, une dernière pour photo pour le plaisir ?
En bonus, quelques vidéos souvenirs (qualité appareil photo) par ici
Post Scriptum : la soirée a rassemblé 60 bénévoles, 600 personnes, 9 groupes... et environ 12 000 € de dons pour Handicap International !! Succès musical, mais aussi "commercial" donc, pour cette initiative généreuse ! Encore bravo !!
Musard - Interview - Juillet 2006 - Marseille
Déj?un bon moment que Live in Marseille a un oeil sur le trio Musard, repérés en after show au Caf?Julien après Jeanne Cherhal il y a environ un an et demi. Du "petit groupe de chanson sympa" - .../...
Déj?un bon moment que Live in Marseille a un oeil sur le trio Musard, repérés en after show au Caf?Julien après Jeanne Cherhal il y a environ un an et demi. Du "petit groupe de chanson sympa" - comme on dit - qu'ils étaient alors, avec énormément de scène et de travail, la sortie d'un premier disque et le recrutement d'une attaquante en jupons au poste de violon latéral gauche, ils sont en passe de monter en division 1 !
Avec un professionnalisme ?toute épreuve sur scène, comme encore tout récemment au Festival de l'Art des Lieux o?ni la pluie, ni quelques lâches cailloux n'ont pu gâcher une excellente prestation. Interview des faux flâneurs...
Musard existe depuis combien de temps ?
Depuis septembre 2003 ?4h35pm (40 000 heures de répèt)
Pouvez vous nous présenter les membres du groupe ?
Il y a Bab (guitare, grosse caisse, machines, choeur)
Manu (chant,guitare,Kazoo,basse)
Candice (chant, basse)
Lucile (violon, mélodica, glockenspiel, choeur)
Avant de vous rencontrer, jouiez vous dans d’autres groupes ?
Bab et manu jouent ensemble depuis 1992. C'était dans un groupe de ska-rock des Alpes qui ?dur?jusqu'en 1999, et qui s'appelait les Troukinaït-tots. Je les ai rejoints il y a 6 ans alors qu'ils jouaient en duo dans un restaurant (Candice). De fil en aiguille on a fait Musard, et Lucile est apparue lors de l'enregistrement de notre première démo en 2004 jusqu'a devenir un membre a part entière.
Pourquoi ce nom ?
Parce que la signification nous plait: un musard c'est un flâneur, un rêveur....
Comment définissez vous votre style ?
C'est de la chanson avec différents univers musicaux selon les thèmes traités dans les paroles: rock, swing, techno...A vous de vous faire votre idée.
Revendiquez vous certaines influences ?
Pour Manu, la musique anglosaxone peut influencer les arrangements. Sinon, on aime beaucoup de styles différents ?nous quatre.... Mais je crois que notre plus grande influence reste Thierry Riboulet.
Qu’est ce qui vous pousse ?faire de la musique ?
On aime ça et on ne se voit pas de faire autre chose.
Depuis un an environ on parle beaucoup de vous, vous faites de plus en plus de concerts, pourtant vous bossez tous ?coté… Quel est votre statut actuel ? Vivez vous de votre musique ?
On fait effectivement beaucoup de concerts, mais on n'est pas encore intermittent. A côt on donne tous des cours de musique, math, ski....
Comment gérez vous ça par rapport ?vos métiers ?
Notre premier métier reste celui de musicien, c'est plutôt les cours qu'on donne qui s'adaptent ?Musard.
Essayez/espérez vous un jour vivre de Musard ?
Oui, et on est sur la bonne route.
Que pensez vous du problème des intermittents ?
C'est un vrai problème, car avoir le nombre de concerts ne suffit pas ?avoir le nombre de cachets suffisants, il faut souvent en faire beaucoup plus...et ce n'est pas évident. Mais c'est une vie cool faite de cametar, de bitume, d'aires d'autoroutes...
Quelles sont les valeurs du groupe ?
L'amour et l'amiti?.. (camtar (le camion), le bitume quoi)
Depuis le début de Musard, on a eu la chance d'être soutenu par le conservatoire de musique actuelle et le CECDC d'Aix. Grâce ?eux, on a pu enregistrer notre premier disque assez facilement.
Un mot sur votre label ?
ils ont ét?l?au bon moment. Ils nous aident a mieux comprendre l'univers dans lequel nous évoluons.
De quoi parlent les chansons ?
Les chansons parlent de thèmes qui nous touchent, du décalage des manières de penser entre les générations, de nos espoirs, de l'emploi, de la pollution, des difficultés qu'on rencontre....
Comment se passe la composition des morceaux ?
D’une façon ou d’une autre chacun plante sa graine. Les textes sont écrits par Candice ou Manu et la composition (accords, riffs, structure et arrangements du morceau) ressort d’un travail de groupe.
Si quelque chose était ?refaire ou changer ?
Notre salle de repet.
Vous tournez beaucoup en dehors de Marseille ?
L'année dernière, nous avons beaucoup tourn?dans le grand sud : de Bordeaux aux Alpes (une cinquantaine de concerts). Depuis décembre, nous commençons ?tourner dans toute la France: Rennes (bar en trans), Troyes, Dijon, Paris, Annecy... Finalement, nous n'avons pas beaucoup jou?sur Marseille.
Dans les groupes que vous avez crois?sur la route, qui vous a le plus marqu??
Le Petit Dernier conduit par Timike (un ex chanteur de Mister Gang), -M-, Danielito de Trio, la Fada Tribu qui est une joyeuse bande de Istres, Vanessa Macip ..
Que représente la scène pour vous ?
C'est un des meilleurs moments ! Quand on ne fait pas assez de concerts, on est triste.
Votre meilleur souvenir de concert (sur scène ou dans le public) ?
Candice : Manu Chao au Dome et la malheureuse fermeture du sous marin ?Vitrolles
Bab : Souchon ?Istres pour sa tournée acoustique.
Lucile : Blonde Redhead au Moulin
Manu : mon premier concert, celui des Sattelites ?Briançon
Avec qui pourriez vous imaginer/aimeriez vous faire un duo ?
Dans l'utopie: Manu Chao, Bertrand Cantat, John Lennon (trop tard trop tard !), Louise Attaque
Qui admirez vous le plus comme artiste (musical ou pas) ?
Manu Chao pour sa manière de mener sa vie musicale et pour son talent (Candice); Zidane (Bab); Danny Boon pour son sourire et ses multiples talents !!(lucile) . Tim Burton pour son univers ( Manu)
Que pensez vous du problème de Internet et du mp3 ?
C'est un large sujet, c'est une problématique de thése!!! En deux mots: pour des groupes émergents c'est une chance de pouvoir se diffuser, mais il y a un moment o?le problème se renverse, notamment du point de vu des droits d'auteurs et des ventes de disques.
Dans les disques que vous avez récemment achet? lequel vous a le plus plu et lequel vous a le plus déçu ?
Dans les disques qu'on a bien aimés en ce moment, il y a "Grand corps malade", Oxmo Pucino, Blonde readhed , les Strokes.
Dans ceux qui nous ont déçu, il y a le dernier Franz Ferdinand, Dombrance.
Vous écoutez quoi en ce moment ?
Le petit dernier, RMC foot, Emilie Simon, Mickey 3D(La trêve)
Si vous deviez décrire Marseille, qu’en diriez vous ?
C'est une ville ?double face qui apparaît sous ses bons ou ses mauvais côtés selon la manière dont on la regarde. Il y fait trop chaud et heureusement qu'il y'a la mer !!!
Une initiative dans la région que vous aimeriez mettre en avant ?
Le travail de Thierry Riboulet pour les musiciens d'Aix-en-Provence, il a une approche pertinente de la relation entre le classique et les musiques actuelles.
Pensez-vous qu’il soit possible de se faire connaître hors de Marseille ?
Oui. Au début, on démarchait tout seul, ça n'a jamais ét?facile, mais en s'accrochant, on y arrive toujours .Ce n'est pas plus difficile de démarcher ailleurs qu'?Marseille, le plus dur c'est de toujours garder la motivation car la musique ce n'est que des hauts et des bas.
Un plus grand dynamisme de la scène musicale du Nord, mythe ou réalit??
Il doit y avoir un peu des deux.
Il y a toujours eu du monde quand on a jou?dans le Nord, mais c'était pour des festivals ou dans le cadre des bars en trans, alors c'est difficile de savoir.
Venant du nord Pas de Calais, je dis que c’est une réalit?(lucile). Il y a plus de salle et le public me semble plus demandeur !
Comment avez vous senti évoluer la scène marseillaise ces dernières
années ?
Je trouve que le rock prend une place de plus en plus importante, il semble remplacer le reggae dans le cœur des Marseillais.
Pour finir, pouvez vous nous citer 10 groupes de la région (en précisant leur style ?)
- Heidi (rock)
- Vanessa Macip (chanson)
- Fada tribu (ska punk)
- Prosper est un ours (rock nintendo)
- Jin Sin (metal)
- Dizzylez (rap)
- Rit (chanson tranquille)
- Aixinki (electro)
- l’Ensemble Magellan (musique espagnole compo d’Arthur Dante)
- Anaïs (metal hardcore ?)
Pour le plaisir, pouvez-nous (re)raconter la rencontre avec M ?
On est rentr?de nuit du concert des bars en trans de Rennes pour une master classe organisée par Thierry Riboulet ?la Fonderie. Après avoir jou?quatre compos du groupe, Matthieu est venu dire ce qu'il en pensait. On ne s'attendait pas ?la série de compliments qu'il a fait sur le groupe, et encore moins ?ce qu'il nous dise qu'il nous prendrait en première partie. Puis nous avons discut?une heure avec lui dans les loges, du groupe, du côt?artistique et professionnel.... C'était étrange, c'est un garçon très intéressant et très pos? Pour nous c'était une super rencontre.
Si Musard était :
un animal : un Moineau (Candice); un goupil (bab),un chat(lucile),une musaraigne(manu) une couleur: rouge; bleu ;vert ;jaune un plat : une salade de framboises; un sac de dragibus; une flammekuche ; un bol de ricor?au lait) un livre : L'astragal, Jeannot Lapin; Nana ; L’alchimiste un film : Amélie Poulain; Fou d'irene;L’étrange noël de monsieur jack ; Il était une fois le Bronx
Pour nos lecteurs marseillais ou de la région :
- un conseil resto : le divan d'antioche (Aix en Provence)
- Un conseil bar : le Stop Bar (Aix en Provence)
Le mot de la fin ?
On a tous en nous une petite musique pour faire danser la vie...
Le Festival de l'Art des Lieux, 4e édition.
Après Ste Marthe, La Rose et la Cayolle, débarquement à l'invitation de l'association ARENES sur le Belvédère de Séon.
Comme d'habitude, l'idée est d'investir un endroit en friche, en projet, en devenir... pour y faire une belle fête, se mélanger aux habitants, discuter ensemble des possibilités offertes par l'endroit, et voir si quelque chose émerge de tout ça.
(Pour cause de Jack The Ripper la veille et de grosse fatigue le lendemain, je n'ai assisté qu'au samedi... si quelqu'un se sent de raconter l'avant et l'après ?)
Petite photo pour mémoire : le site du Figuier, une semaine avant (grosso modo, un dépotoir ancien recouvert d'herbes folles). Les bénévoles ont fait un sacré boulot et il faut les en féliciter ! Entre autres choses, une voiture entière (compressée en gros morceaux) a été sortie de la coulée verte.
La bonne surprise de ce site, c'est le paysage : la vue tabasse grave, toute la rade depuis Callelongue jusqu'à la Côte Bleue. La cité voisine, la Viste, tire d'ailleurs son nom de cette vue magnifique. Les médias se demandent toujours pourquoi nos banlieues n'explosent pas - la vue apaisante n'aurait-elle pas un rôle dans tout ça ?
Le site du figuier a été vigoureusement rafraîchi, débroussaillé, sécurisé : il accueillera les débats et certains concerts. On aperçoit les fameux T-shirt orange, ceux des bénévoles référents du festival (autrement appelés, les cerveaux).
L'association Recyclodrôme a mis en valeur les déchets retrouvés sur le site, donnant lieu à d'intéressantes perspectives sur l'art contemporain, ainsi qu'à une réflexion sur le monde qu'on va laisser derrière nous (notre ère géologique : le poubellien ou le plastifère supérieur ...)
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Une mère de famille m'a avoué que certains de ces déchets (bidons, seaux rouillés) pouvaient très bien avoir appartenu à sa famille qui habitait par là il y a 30 ans, notamment une vieille machine à coudre. Les déchets reprennent vie un instant, c'est presque émouvant...
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Mais l'Art des Lieux, c'est aussi et toujours des déambulations : ici la longue et belle promenade fait oublier la ville. Difficile de croire qu'on est dans le 15ème...
La Traverse de la Chèvre a été décorée d'images et de textes réalisés par des habitants du coin. C'est carrément chouette, il y a d'ailleurs une scène de concert cachée pour les plus curieux.
L'association Les Arts à la Pelle a interprété à sa façon le paysage, proposant des programmes télés reposants et inédits.
On peut d'ailleurs écouter des sons au casque, des papiers sont fournis pour prendre des notes, délirer, faire de la poésie... c'est peut-être l'endroit où l'on réfléchit le mieux à l'art des lieux.
L'après-midi aux Cyprès (grande scène), tribune ouverte pour les djeuns du quartier, ici les comoriens qui dansent pour draguer - les filles adorent.
Une danseuse du ventre met une belle ambiance, soutenue par ses copines. Ca youyoute dans tous les sens.
D'abord filmés à leur insu, les rappeurs me repèrent et prennent spontanément la pose qui tue... ils ont quand même pas l'air trop fiers 10 minutes avant de monter sur scène.
La fanfare débraillée et plaisante des Vagabontu qui a déjà mis des vrais morceaux de balkans dans la Fête du Soleil en 2005, accompagne le repas du soir au Cyprès.
On vend la Caravane débarque à 6 mais ne sont que trois à jouer, une chanson française musette-punk tout à fait plaisante, un petit air de V.R.P. - la classe.
Ecoutés par un public de connaisseurs, où l'on reconnait les non moins fameux T-shirt bleus des bénévoles de base (autrement appelés, les muscles).
Un peu plus tard dans la soirée, les très sympathiques Musard jouent pour la deuxième fois (en tant que co-tenancier de la buvette, j'ai déjà assisté à leurs balances dans l'après-midi). On a aussi pu faire connaissance (comme d'habitude quand je dis que je suis de LiveinMarseille, la chanteuse m'a demandé si j'étais Pirlouiiiit, grmbl...)
Musard découvert en mars 2005 (au café Julien après Jeanne Cherhal) et dont je reconnais certaines chansons : c'était déjà sympa et ils ont bien progressé depuis. L'ajout d'un violon, un minimum de batterie assuré au pied par le guitariste : le son est complet et tient la route.
Ils mettent une belle ambiance même si la pluie menace quelques instants. J'apprendrai ensuite qu'ils ont essuyé quelques jets de cailloux (hélas un classique de ce festival, ouvert à tous et gratuit)... Depuis le public je n'ai rien vu. Ah ! au fait, Musard fait de la chanson française tendance swing manouche, assez rock quand même, et c'est juste vachement bien.
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Cette silhouette ô combien mystérieuse est celle qui apparaît à peu près à tous les concerts chauds de Marseille et alentours : notre wonder photographe Pirlouiiiiit évidemment, môssieu le chouchou de ces dames les chanteuses...
Autre scène, autre style : après de longues et douloureuses balances, Ultrateckel au Figuier, sa guitare, sa voix et ses boucles électro. Ses anciens compères de Lo sont venus voir la bête dans son habitat naturel.
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Pas mal du tout mais à revoir dans de meilleures conditions, mieux éclairé et un peu plus captif (le site ouvert, les buvettes et les amis en pagaille incitent à la désinvolture du chroniqueur ...)
En fin de programmation, nos vieilles connaissances les D'Aqui Dub et comme leur nom l'indique, leur dub occitan d'ici. Parfaitement en place, leur musique donne envie de danser, les gens dansent et la poussière leur va droit dans la figure.
Ce qui ne contribue certes pas à améliorer la mine du chanteur - on croit toujours, à tort, qu'il se fait affreusement chier. J'en ai discuté avec lui une fois, eh bien non, chanter c'est sa passion, mais il est comme ça. D'ailleurs il ne chanterait pas aussi bien, sinon ! Le tout se finit dans une sorte de transe orientale qui me trotte encore dans la tête 3 jours après. Du plaisir pur, et puis il ne tombe plus ni pluie ni cailloux sur la scène...
Une fois que tout est fini et (presque) rangé, les oranges et les bleus se retrouvent à la buvette des cyprès : pas tout ça mais comme il y a eu moins de public que prévu, on n'a pas fini les fûts...
Le trio Baskatine agrémente le tout de valses en guingette, il fait doux, la nuit est belle et le paysage tabasse toujours autant... Une bien belle soirée sur le Belvédère de Séon.