Nadj / Naast - 4 mai 2007 - Poste à Galène, Marseille
Nadj : un coup de boule ... dans ma face
Ayant passé tout l'aprème et un bout de ma soirée enfermé à attendre un plombier, j'arrive de fort méchante humeur au Poste à Galène. Va pas falloir me chauffer... Toutefois, objectivité légendaire oblige, pas plus que pour les Plastiscines, je n'ai l'intention d'être indulgent ni insultant par principe. .../...
Nadj : un coup de boule ... dans ma face
Ayant passé tout l'aprème et un bout de ma soirée enfermé à attendre un plombier, j'arrive de fort méchante humeur au Poste à Galène. Va pas falloir me chauffer... Toutefois, objectivité légendaire oblige, pas plus que pour les Plastiscines, je n'ai l'intention d'être indulgent ni insultant par principe. Celles-ci ont d'ailleurs prouvé qu'elles s'en tiraient pas mal du tout ici-même il y a 3 semaines.
Il faut dire que l'album des filles était déjà bien meilleur que le plutôt décevant Antichambre, premier EP des Naast. On peut donc légitimement être plus inquiet de la performance en live de ceux-ci... J'arrive seulement 10 minutes avant la fin de Nadj et je suis très déçu... d'être arrivé si tard.
Parce que ce trio a l'air d'être sacrément abrasif, on sent d'ailleurs que la salle est en transe (et en sueur...) malgré la différence flagrante de style avec ce que les gens sont venus écouter ce soir. La chanteuse vocifère, en français s'il vous-plaît, le guitariste ou bassiste se roule par terre, le batteur défonce tout, le groupe produisant un son et une image metal-punk qui n'est pas sans me rappeler la délicieuse Queen Adreena. Ca tabasse bien du cul et je me promets de revoir au plus vite ce trio qui, au moins sur les 10 dernières minutes, sonne tout à fait explosif et jouissif !
Ils quittent la scène sur un petit triomphe, et à ma suprise beaucoup de gens forment même le "signe du diable" copié par Ronnie James Dio sur sa grand-mère superstitieuse (vérifiez si vous ne me croyez pas *)... et propre aux publics de métalleux !
* Source : Metal, Voyage au Coeur de la Bête, un film de Sam Dunn et... un must-see total !
Naast : un coup de boule ... dans ta face
Survient ensuite une longue mise en place (avec environ 3 heures de balances), qui permet de faire le tour du propriétaire. Curieusement la salle semble drôlement plus jeune que pour les baby-dolls rockeuses, en fait elle est surtout beaucoup plus féminine, pleine de jeunettes toutes émoustillées ! Ce qu'on pourrait appeler abusivement des "pisseuses", terme inapproprié puisqu'elles font surtout la queue aux toilettes pour ... remplir des bouteilles d'eau. La plupart des garçons me rendent 10 ans d'âge et autant de centimètres de cheveux.
Et puis quand même, on croise quelques punks-rockeurs locaux curieux, comme nous, de juger sur pièces, le photographe de LiveinMarseille qui tient vaillamment sa place devant, dans une marée de minettes déchaînées (qui ont bien failli nous estourbir quand on fait mine de se placer devant elles), ainsi que le redoutable commercial du magasin Lollipop, venu capturer de nouveaux publics. Même France 3 Méditerranée s'est déplacé pour l'"événement" !
Entendre les jeunes filles piailler me fiche un peu les boules... ne serait-ce pas un peu le public de Tokio Hotel ? En tout cas je regarde mon jeune voisin qui tousse et je pense à cette citation d'Hemingway (n'importe quoi, cette chronique, vivement les Naast !) : à 15 ans on commence à fumer pour se prouver qu'on est un homme, et à 30 ans on essaye d'arrêter pour la même raison... à nous deux on en est l'illustration parfaite. Bref, c'est dans un grand hurlement suraîgu qu'arrivent les 4 minets sur scène, lookés Paris-rive-droite sur scène, qui commencent avec La fille que j'aime.
Deux points frappent d'emblée : le son est mal réglé (et le restera tout le concert - à croire que c'est un parti pris pour masquer une ou plusieurs faiblesses...), et au moins deux personnes du groupe ont un gros problème d'égo... je parle bien sûr d'abord du clavier Clod qui a l'air de se prendre pour le chanteur de Lords of Altamont sans en avoir aucunement l'envergure, ni le talent. Quant au chanteur, je me permettrai de dire qu'il ne me paraît pas si beau qu'annoncé (à moins d'aimer les mines d'enfant boudeur à la Pete Doherty). Gustave voudrait sûrement ressembler à Corto Maltese avec sa casquette de marin... il ne ressemble hélas qu'au Capitaine Stubbing. Je ne commenterai cependant pas plus avant son look, par respect pour les 20 millions de gens qui ont voté à droite ce week-end (et ne peuvent donc pas tous se tromper).
Pour le reste il joue et chante avec conviction, vite et fort, comme tout son groupe : la pétaradance est la principale qualité des Naast, qui jouent tout à fond la caisse... mais pas particulièrement bien même s'ils semblent prendre, et c'est heureux pour eux, un pied monumental. Mention amicale au batteur à qui on peut beaucoup pardonner vu sa grande jeunesse - avec un peu d'expérience de scène, de meilleurs compos et un bon coiffeur, il a un potentiel certain.
Le groupe enchaîne les chansons qui sonnaient toutes pareilles sur album et sonnent donc ... toutes pareilles sur scène - Va & Vient, où ledit Gustave chante faux et à 120 % de ses possibilités (comme sur disque), La fille que j'aime et Tu te trompes qui auraient littéralement révolutionné le rock yéyé en 1960 mais sonnent juste réchauffés ! Sublimation... mouais, probablement une des moins pires, mais sublimation de qui ? A cet âge y'en a quand même qui enregistraient The view From the Afternoon ... et pas des trucs au titre improbable et prétentieux comme Les Yeux de Dieu !!
Quelques problèmes techniques plus tard, auxquels ils semblent bien incapables de régler quoi que ce soit, et pourtant tout ça ne marche pas tout seul les gars, savez-vous que certains musiciens savent REPARER leurs pannes ?! Il est vrai qu'on ne peut pas en même temps être bricoleur et écrire un titre aussi puissamment évocateur que Coeur de Glace (rires)... Quand le chanteur enchaîne en anglais, c'est plutôt pénible aussi - des paroles ineptes ne suffisent donc pas à tout expliquer, ils sont vraiment nazes.
Bon ok, Mauvais Garçon ne sonne pas trop mal, Je te cherche qui conclut est certes supportable, même si le son est toujours atroce, que Gustave braille péniblement et que l'envie d'occire le clavier à coup de canettes se fait de plus en plus forte... A ce stade le public micro-féminin est en extase totale, les journalistes locaux consternés (on prononce le mot Star'Ac !), la curiosité de la scène locale est satisfaite, surtout quand la performance prend fin après 42 minutes et sans rappel, comme il se doit quand on est des vrais stars. 2 jours après, 53 % de ce public (bon, peut-être un peu moins ?) va élire un despotillon au pouvoir et je n'en fais pas partie.
A ce propos une collègue proposait ce jour de voter une loi empêchant les jeunes UMP d'aller voir autre chose en concert que Faudel, Doc Gyneco, Gilbert Montagné, Enrico Macias et Mireille Mathieu. J'approuve mais j'en reste là parce que trop de gens savent déjà que je suis moi-même allé voir Johnny un jour. Et puisque rien, absolument rien ne prouve au fond que les Naast soient, en plus de leurs nombreuses tares musicales, de petits péteux de droite. Gardons-nous donc des insinuations Rock'n'Folkophobes et anti-parisiennes, je vous prie !
On quitte donc la salle sur cette difficile question : est-il vraiment malin de distribuer des flyers à des gens qui ne connaîtraient pas ce site et vont instantanément nous prendre pour des vieux cons blasés (puisqu'on aime pas Gustaaaaaaaaaaaaaav & Clooooooooooooood Naaaaaaaaaaast) ? A priori non mais un certain goût de la provocation nous poussera quand même à finir notre pile ! Et quoi qu'il en soit, comme souvent, la scène n'a pas fait mentir nos impressions sur disques : les Plastiscines, oui et même franchement oui, les Naast, non, plus jamais !
The Rakes + Akron/Family + Bromheads Jacket + Deerhoof + Galaxie + Acoustic Ladyland + Naast (Printemps de Bourges 2007) - 19 avril 2007 - Le 22, Bourges
Après une journée déjà bien remplie, et dès la fin de Joan As police Woman au théâtre Jacques Cœur, nous avons juste le temps de traverser en quatrième vitesse les rues du vieux Bourges, et, hop, arrivée au 22, LA salle rock ‘roll de la cité berruyère, agrémentée d'une chapiteau doublant la capacité du lieu et permettant .../...
Après une journée déjà bien remplie, et dès la fin de Joan As police Woman au théâtre Jacques Cœur, nous avons juste le temps de traverser en quatrième vitesse les rues du vieux Bourges, et, hop, arrivée au 22, LA salle rock ‘roll de la cité berruyère, agrémentée d’une chapiteau doublant la capacité du lieu et permettant l’installation de deux scènes.
Naast :
Il est 23 heures et les nouveaux héros du rock en France (sic !), Les Naast, arrivent sur scène, tout énervés. C’est parti pour 35 minutes de rock pseudo garage chanté en Français… Force est de constater que le groupe est bien meilleur qu’en novembre 2006 à la Coopérative de Mai , devant un public restreint et très froid… Ici, c’est dans une salle surchauffée que les Parisiens chou chou de la presse se produisent : des hordes de lycéens et collégiens en goguette se bousculent devant la scène pour faire un triomphe aux stars vues à la télé, entendues à la radio et lues dans les journaux… Ça pogote à tout va, ça crie son amour pour les quatre gravures de mode et ça fait un bruit de cour d’école à la veille des vacances scolaires ! Le matraquage incessant (et énervant !) a fait son effet : Les Naast ont un public qui répond au quart de tour à leurs morceaux bien joués, enlevés et plutôt percutants. Oui, sur scène devant un public chaud bouillant, le groupe fait montre d’une belle énergie. Cela dit, le chanteur/leader omnipotent ayant un bon coup de fourchette est toujours aussi imbu de sa personne, hautain, tête à claques et maniéré. On dirait qu’il a un orgasme super violent chaque fois qu’il touche ses instruments de travail (guitare et micro). Malgré ce désagrément, le combo de jeunots joue de manière si soudée et convaincue qu’on y croirait presque, s’il n’y avait cette voix qui déraille, ces textes risibles (exemple : « tuuuuuuuu caaaaasses mon cooooeur de glaaaaaaaaaaaaace !!! » et cette armoire à glace/vigile qui scrute le public pour éviter les débordements et autres bagarres… Si ces jeunes gens travaillent encore quelques temps avec le même acharnement, ils peuvent devenir meilleurs et - pourquoi pas ? - écrire de bons titres...
Galaxie :
Peu de temps après, dans le 22 Ouest également, les Canadiens de Galaxie ont fait une vaine tentative d’écroulement des murs sous la force de leurs coups de boutoirs soniques. Et oui, Galaxie est composé de furieux musiciens toujours à fond quand il s’agit de balancer un rock stoner bien gras, truffé de riffs surpuissants, de solo décoiffants et voix hurlées à la Kurt Cobain… Véritablement démoniaque, cet assaut sacrément virulent fait un effet énorme, le chant en français étant joliment noyé dans une cathédrale de distorsion. Galaxie fait donc très bonne impression, avant de sombrer dans els morceaux instrumentaux interminables sur la fin de son set hystérique. Dommage, car le début nous avait carrément laissé sur le cul, sous le charme de l’abattage rock ‘n roll de ces bandes de gars n’ayant pas fait le voyage pour rien.
Akron/Family :
Changement de style assez radical, quelques secondes plus tard avec le show d’une sorte de chorale hippie rock très étrange dénommée Akron/Family. Barbus et farfelus comme Grandaddy, cette famille franchement décalée et originale ressemble à un mélange entre Neil Young And Crazy Horse, Grateful Dead, et Bonnie Prince Billy quand elle joue ses morceaux versatiles sur une scène. Chez Akron/Family, les déferlantes de sons distordus sont suivies par des folk songs apaisées ou des odes a capella à l’amour… Dans le genre surprenant, ce combo disparate se pose là ! Le public, chaud, souriant et enchanté par la prestation de ces hurluberlus est même mis à contribution pour une sorte de hola déclenchée par les musiciens au cours d’un morceau divin. Il est une heure du matin à Bourges, et l’on retombe en enfance tout en étant projeté aux Etats-Unis sur une plage autour d’un feu de camps. Tout va bien. Je répète : tout va bien. Et la vie est belle.
Bromheads Jacket :
La vie est d’autant plus belle qu’un Power trio de la pire espèce (c'est-à-dire la meilleure) déboule sur les planches dans la foulée. Son nom ? Bromheads Jacket… Trois musiciens complètement déchaînés produisant une musique à rendre dingue n’importe quel public (à part peut être celui de Johnny Hallyday et Florent Pagny). Avec un batteur jouant en apnée tellement il se démène, un bassiste toujours en surrégime et un chanteur/guitariste maniant la nitroglycérine sonique sans discernement et sans aucune précaution… Normal donc qu’à chaque couplet, à chaque refrain, tout le temps quoi, le punk rock high energy des Bromheads Jacket explose à la gueule du public, positivement ravi de découvrir ces nouveaux Nirvana ! Les messages de bienvenus (sur scène et en France) se succèdent en provenance de la fosse, et la folle sarabande sonique se poursuit dans un bruit assourdissant et très jouissif…
Acoustic Ladyland :
La fièvre sonique retombe - un peu - avec le groupe Acoustic Ladyland qui se produit ensuite. Bien sûr, rien à voir avec Jimi Hendrix, et rien à voir avec un son acoustique, il fallait s’en douter. Très arty, très audacieux, cet étrange réunion de musiciens barrés tente de propulser ceux qui assistent à ses concerts dans une dimension parallèle. Une dimension où le sax free de John Coltrane croise un rock aussi déstructuré que scotchant.
The Rakes :
Quand The Rakes, les vedettes de la soirée, juste en dessous des Naast bien évidemment (rires), arrivent sur scène on en frétille de joie, mais on se demande si le public va répondre au quart de tour. Un peu mon neveu ! C’est devant une salle en feu (et complètement déchaînée) que les Rakes délivrent un set d’anthologie, avec les tubes irrésistibles de leur deux disques, ceux du deuxième réussissant à se hisser au niveau de ceux - imparables - du premier opus. Les stage diving sont incessants, les premiers rangs jouant à cache cache avec les deux roadies chargés de permettre au groupe de jouer. Rapidement débordée et finalement impressionnée par la ferveur française, la sécurité se contente d’éviter les étreintes trop prolongées avec le chanteur et le bassiste, avant de renvoyer les petits agités surfer sur les mains de leurs camarades de jeu. Flegmatique mais jetant sans cesse de l’huile sur le feu avec ses danses de robot hytéro, le chanteur à la voix grave - façon Ian Curtis - en vient même à slammer lui aussi, son micro ayant été projeté à terre par le public. Grâce à un groupe impeccable (un guitariste véritable machine à riff post punk et une section rythmique impériale), la tension et l’intensité des morceaux des Rakes ne se dément pas : l’on assiste à un véritable best of post punk aux fort relents de Gang Of Four et Joy Division. Impossible d’arrêter de sourire en se trémoussant comme l’avis de son corps (début du set : 1h50), c’est une véritable tuerie ! 22 Grand Job, Pub Club Sleep, Open book et Ten new messages (entre autres) sont accueillis dans l’hystérie générale. Pendant le court break que le groupe s’autorise avant le rappel, les spectateurs piquent le micro et hurlent dedans, puis lors du retour des idoles, de véritables grappes de furies énamourées montent sur scène pour embrasser leur idoles : le bassiste, presque forcé à sourire vu l’enthousiasme qu’il provoque, le chanteur et… tout le groupe. Un Triomphe donc pour les Rakes que ce show berruyer.
Deerhoof :
C’est Deerhoof qui conclut une soirée bien remplie avec un set expérimentalo rock assez bluffant malgré l’horaire ultra tardif… Batterie survoltée, basse vrombissante, voix angélique et guitare free hardcore jazz, ça dépote véritablement ! Les différents styles se télescopent dans un grand raout sonique, pour provoquer des hallucinations sonores assez incroyables. La pop, le punk, le rock arty, le hardcore, le jazz fricote joyeusement ensemble dans l’univers de Deerhoof. Pour un résultat aussi expérimental que captivant. Tout cela met un joli point final à une incroyable journée de concerts, et à une soirée rock aussi variée que réussie. Les grands écarts perpétuels, ça a parfois du bon !
Naast (Garage Club 8) - 16 novembre 2006 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
LES NAAST. LES NAZES ?
Les Naast... Insupportables têtes à claques ? Fils à papa à qui tout tombe tout cuit dans l'assiette ? Pistonnés profitant du carnet d'adresse de leurs familles pour voler la vedette à quantité de groupes authentiquement rock ‘n roll ? Gamins poseurs de Joinville le Pont faisant leurs crises d'adolescence bien .../...
Les Naast… Insupportables têtes à claques ? Fils à papa à qui tout tombe tout cuit dans l’assiette ? Pistonnés profitant du carnet d’adresse de leurs familles pour voler la vedette à quantité de groupes authentiquement rock ‘n roll ? Gamins poseurs de Joinville le Pont faisant leurs crises d’adolescence bien sagement sur scène ? Rock stars de pacotille singeant scolairement les Strokes et les Libertines ? Fantasmes sur pattes destinés à humidifier les culottes des lectrices de Elle, puis à les pousser à acheter les disques ? Jeunes gommeux soutenus par des rock critics grabataires et vendus ? Groupe signé sur la seule foi d’un buzz écœurant pour tous les vrais groupes de rock ? Ados friqués surjouant – faux – la rébellion rock ? Futures stars du punk yéyé poussées au cul par l’avisé manager de Téléphone, François Ravard ? Brillants songwriters capable d’écrire des textes que n’auraient pas reniés les très crédibles Forbans ?
Rien, nada, que dalle, du vent…
De multiples questions – et quelques noms d’oiseaux à l’attention du groupe mais surtout de ceux qui les soutiennent aveuglément – viennent en tête après la prestation de 30 minutes chrono (en tête d’affiche du garage club huitième du nom !) de la soi disant nouvelle sensation "rock français". Oui, vous avez bien lu, les Naast font une tournée française, et il y a même des groupes qui ouvrent pour eux… Inouï ! Au lieu de tourner, ils feraient mieux de répéter de nouveaux morceaux, de prendre leur temps pour écrire des chansons qui tiennent la route. Parce que là, c’est le vide intersidéral : du rock bravache joué de manière percutante (il faut l’avouer), mais sans aucune trace d’originalité, d'inspiration, d’urgence, d’authenticité… Rien, nada, que dalle, du vent… Heu, si, il y a quand même un bon morceau dans le répertoire des Naast : une reprise de Spencer Davis Group, chantée en simili yaourt avec un accent anglais limite limite… Aussi drôle que Johnny Hallyday chantant Elvis ! « bi baup a loula, shiz maille bébi ! »
Cours de soutien en anglais, cours de chant, cours d'écriture de textes...
Au lieu de faire une sélection entre vos nombreuses groupies après les concerts au Gibus, il va falloir assister à vos cours de soutien en anglais, M. Gustace « Naast » Rambali, sinon vous allez au devant de graves déconvenues ! Et tant que vous y êtes, des cours de chant – Armande Altaï est disponible, c’est cool – seraient nécessaires pour apprendre à hurler sans faiblir pendant au moins une heure… Il ne suffit pas d’écouter les Stooges pour chanter comme Iggy, hein. Au lieu de lire les chroniques énamourées écrites sur vous par Busty (rires), il serait préférable de penser à demander des conseils à Patrick Eudeline (s’il est joignable... ) pour écrire ne serait-ce qu’un début d’ébauche de texte de chanson. Hurler en boucle « Tu te trompes », « Je te cherches » ou « Mauvais garçon » ne suffit pas à faire un tube, même avec le soutien de Rock ‘n Folk et de son rédacteur en chef.
Revenez quand vous voulez… après avoir pris le temps de grandir, de passer votre bac (d’abord) et d’apprendre à écrire des morceaux.
En tout cas, le public de la Coopérative de Mai, ne s’y est pas trompé : à peine 100 personnes (dont 1/3 quittera la salle après deux morceaux des Naast, c'est-à-dire au bout de 3 minutes 50), une froideur bienvenue pour accueillir le groupe, le minimum syndical pour les applaudissements… Même les deux adolescentes et leurs appareils photo/caméscopes branchés du début à la fin du concert semblent avoir constaté une différence flagrante entre ce qui était écrit dans une certaine presse et ce qu’elles avaient devant les yeux… Un Tri – om – phe donc ce concert des Naast ! Revenez quand vous voulez… après avoir pris le temps de grandir, de passer votre bac (d’abord) et d’apprendre à écrire des morceaux. Ah, j’allais oublier, une dernière chose : Clod Naast, tu crois ressembler à Vince Taylor avec ton look cuir/lunettes noires ? Et bien, on est loin du compte pour arriver ne serait-ce qu’à la cheville de ton modèle, tu ressembles juste à un mix ringardissime entre Eddy « Shmoll » Mitchell et Dick « Est-ce que tu le sais ? » Rivers… C’est bien risible et tout à fait à l’image de ton groupe, les Naast. Ou devrais-je dire les Nazes ?
>> Réponse (le 05/12/2006 par Delph) Paris - 15 Novembre 2006 Salut, mon blog parle des groupes de la nouvelle scène parisienne, je vous invite à le consulter .../...La suite
>> Réponse (le 19/12/2006 par Pierre Andrieu) Je le prends comme un compliment, merci !La suite
>> Réponse (le 28/01/2007) Bah, au moins, ils sont mignons !La suite
>> Réponse (le 22/03/2007 par LOL) Les Naast, c'est de la daube ! N'y allez surtout pas ! A part pour leur balancer des oeufs ou monter avec eux dans les .../...La suite