L'affiche est un peu trompeuse : elle annonce un électro-jazz quintet. Et, s'ils sont bien cinq (clavier, xylophone, cuivres, basse et batterie), c'est pour nous délivrer plutôt du jazz que de l'électro. Du jazz parfois un peu cacophonique pour de douillettes oreilles néophytes. Mais du jazz qui fit à l'occasion frisonner le public et trembler les murs d'une salle bien trop petite pour Namaste (L'intermédiaire entre une taverne de Hobbits et un trou de souris). Alors le public assomé par la chaleur de la promiscuité, tiraillé par la soif dans un bar inaccessible, fut pris d'un vent de bougeotte sous les assauts de ces musiciens décidement sympathiques et doués. Il fallait voir le saxophoniste s'acharner sur son instrument...un grand plaisir.