Il y a deux ans, a l’occasion du 3eme festival BaO je découvrais un lieu magnifique (dans lequel je suis depuis retourné assez souvent) et un groupe qui m’avais aussi laissé une très bonne impression, ces même Narrow Terence qui repassaient ce soir. Depuis deux ans beaucoup de bonnes choses leur sont arrivées. Tout d’abord Buni Lenski qui a officiellement rejoint le groupe, quelques demos prometteuses, une sélection au Printemps de Bourges comme représentant de la région PACA, un premier album Low voice conversation, puis le Fair tout récemment … bref ca roule pour Narrow Terence …
Beaucoup de locaux à ce concert (gratuit) pour fêter la fin d’une semaine de résidence. Une scène bien remplie d’instruments (parfois trafiqués) et de portes micros non moins artsy, salle en configuration cabaret, avec toujours verre (de jus ou de vin) a 1 euro et ce soir quiche et pizza offertes. On arrive a l’heure, on prend place, madame Puaux s’assoie sur le sac de svet pendant qu’on va chercher un verre, …
et quand tout le monde est en place, le groupe, Antoine Puaux, Nicolas Puaux, Christelle Lassort et Buni Lenski (quid de Bertrand Perrin ?) décide de commencer le concert de l’autre cote : a capella pres du bar, pour une magnifique version acoustique de Devil quelquechose …. On est dans l’ambiance, acoustique et habité, ca commence très bien.
Ensuite ce sera une bonne heure de chansons tirées de Low voice conversation (parfois dans des versions bien modifiées) et de nouveautés dans la même veine. Ce mélange de voix (Tom Waits pour la plus grave des deux), de genre (folk, rock, pop, classique…), de balades et de morceaux énergiques … bref ce qui fait leur son et leur charme.
Le groupe a passé une semaine en résidence ici et a vraiment pris possession des lieux. Les instruments envahissent la scène avec parfois des turcs carrément étranges : pieds de micro biscornus, mélange de bois et de métal, y a pas à dire sous les voutes de Doun c’est carrément classe.
Et puis quelques bémols (comme a toute première) : quelques soucis techniques avec leur l’inclinaison de leur clavier, un enchainement de chansons peut être pas optimum avec parfois un peu trop de changement de places entre eux (chacun joue quasiment de tous les instruments, ce qui a son charme mais introduit parfois trop de temps mort et casse le rythme)
Sinon franchement je comprends que ce groupe ait reçu autant de soutien, des gens de Doun tout d’abord, mais aussi des instances citées ci-dessus. Bref un groupe que je vous recommande chaudement sur disque et encore plus sur scène, surtout dans des cadres intimistes comme celui-ci.
Ils finiront le concert comme ils l’on commencé, en acoustique (vraie) mais cette fois ci au pied de la scène (et des notre du coup) … la classe.