Le premier concert du soir a du retard, tant mieux je n’étais pas en avance loin de là. Ca blablate autour du retour des guitares, qui réjouit autant les groupes invités que l’animateur qui reconnaît avoir été le
ringard de service de la station avant qu’elle ne prenne le wagon rock en marche, on roupille gentiment avant que le dj déjà bourré ne commence à envoyer des semi tubes.
La sono est effroyable mais les
Nation All Dust sont prêts, la soirée peut commencer. Comparé à leur concert au Moulin au printemps dernier, c’est moins bon, mais ça reste excellent. Ce qui plait et impressionne tant certains, c’est qu’en plein revival 80’s (comme on en bouffera avec la formation suivante), les Marseillais proposent une musique directement inspiré par la décennie suivante, que ce soit de la noisy pop ou du math rock, on s’en fiche au fond : avec des intros calmes laissant très vite place à des tempêtes électriques, un chanteur qui est à fond et une section rythmique balèze, ils peuvent casser la baraque.
Suite des hostilités en Janvier avec leur premier vrai maxi.
Les fringants
Asyl viennent de La Rochelle et ne sont pas venus seuls : les premiers rangs sont désormais occupés par une ribambelle de groupies de 17 ans la limite, ultra lookées et complètement surexcitées, ce qui contrastait pas mal avec l’ambiance générale.
Malgré ses indéniables atouts scéniques le groupe n’a pas convaincu tout le monde, de part leur orientations soniques très (trop ?) souvent entendues cette année et un choix qui s’avère un handicap, le fait de chanter en Français une musique par essence Anglo Saxonne, option casse gueule à souhait, nous faisant penser à des improbables
Bijou ou
Lili Drop 2005.
Ils connaissent en tout cas leurs classiques punk et cold wave, reprenant assez bien le
« Sex beat » du
Gun Club (c’est toujours mieux que de copier leur copieurs hexagonaux, hein), et se livrent sans compter, avec juste ce qu’il faut de chiqué.
Le reste n’est qu’une question d’appréciation, devant un public plus jeune et de fait moins blasé, c’eut été un tout autre concert.
Il se fait tard et c’est de loin que l’on suit les
Hushpuppies filmés genre
Taratata et c’est une agréable surprise.
Leur single
« You gonna say yeah » aux accents garage n’est que l’arbre qui cache la forêt, ils jouent une pop enlevée et variée, autant à l’aise dans les ballades que dans les morceaux qui envoient du bois, il y a de la mélodie et de l’envie chez ces Perpignanais et malgré la fatigue on ne s’ennuie pas une seconde, ou alors vraiment à la toute fin.
Eux aussi semblaient avoir un noyau de fans qui connaissaient la plupart des titres et leur ont réservé l’accueil qu’ils méritaient, et on les reverra volontiers dans de conditions moins aléatoires.
Photos Pirlouiiiit arrivé sur la toute fin du set de Nation All Dust