On l'attendait de pied ferme, cette date... Oui, depuis ce mini-show de rentrée de septembre pour la 2nde "Gold soundz party" au Poste à Galène durant lequel on était resté sur notre faim, à la fois sur la durée et dans la qualité, et l'arlésienne promesse d'une sortie de Single imminente auréolée de "names dropping" alléchants, les NATION ALL DUST se DEVAIENT d'être là, et bien là...
Et bien, ils le furent.
Tant pis pour ceux qui n'ont pas eu la bonne idée d'entamer leur Samedi soir marseillais au Cabaret : que dire d'autre ?
NATION ALL DUST est LE groupe. Yeah Dude, unbelievable... Plus glam que ça, tu meurs ! Depuis quand déjà on n'avait pas vu un christ-rocker démonter nos oreilles aussi fort en arborant avec une telle stupide élégance de longues giclées de paillettes dorées sur les pommettes, du mascara sur les cils, d'épaisses baskets mauves et cette écharpe rose satinée ? Depuis quand n'avait-on plus ressenti cette sensation hallucinée d'assister à la dernière heure d'un messie qui se crucifie à coups de riffs bibliques pour s'écrouler par terre (All is lost again ?) pendant que ses trois apôtres noyés de fumée et d'éclairs stromboscopiques chevauchent les chevaux d'un enfer amplifié, l'un avec méchanceté, l'autre avec cynisme, et le dernier avec roideur ?
Rendez-vous le 11 décembre pour une nouvelle claque de ce quatuor égaré à Marseille (profitons-en, ça ne devrait pas durer..."there's nothing left for us to do around here"...) avec les ovni Szymanski/Shettler/Morris tout droits venus de Detroit, et l'imprévisible quintet de Dondolo...
Et puis ce Single', il va bien finir par arriver, non ? Car à tout messie et à tout apôtre sa Bible : celle-là s'intitule "elevenineleven", et elle est rose. Oui, une bible rose, c'est tout de suite plus sexy, non ? Sûr que ça redonnera envie d'aller à la messe.