Mouais, une critique vite expédiée pour une soirée qui il est vrai laissait à désirer...
Attiré par le côté electro-pouet de Blackstrobe sur disque j'ai été fort surpris de me retrouver devant un concert plus proche de l'indus pop de Ramstein, Rebotini tout fringant avec sa moustache de biker et son groupe qui sans couper les cheveux en quatre ne laissa rien dépasser. La reprise un poil putassassière de "I'm a Man" a fait mouche mais dans l'ensemble les morceaux instrumentaux étaient bien plus efficaces, plus directs, plus électroniques, bref, plus dansant.
Le t-shirt de Danzig du batteur aurait dû me servir d'avertissement!
Bien mais un peu chiant car relativement monocorde malgré un son énorme.
En revanche, belle surprise de la part des locaux Nation all dust, je n'ai pas trouvé la ressemblance avec Placebo frappante hormis la formule trio et le maquillage du chanteur. Si il est vrai que les morceaux se font plus pop, je suis resté sur le cul - ils font tout ce raffut avec UNE seule guitare! Aux morceaux énervés et cinglants du dé©but du set font places des morceaux plus hypnotiques, plus romantiques, mais toujours relativement bruitistes...On sent du Dinosaur Jr, du My Bloody, voir du Broken Social Scene. La voix très Bowie sous amphet', la basse énaurme (le bassiste joue en accords!) et une assurance indéboulonnable face à un public congelé (il fait froid à la friche!) et congelant (quelle ambiance...).
Une soirée étrange mais pas désagréable, sur la fin du set de Blackstrobe la phase club s'amorce, et le Cabaret se rempli. Enfin.