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Artiste :
Neil Young
Titre :
Fork In The Road
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Style :
Pop - Rock
Dans une forme hallucinante sur scène en ce moment, Neil Young enchaîne les disques comme à la grande époque : après le très bon Chrome Dreams II, il vient de publier une sorte de brûlot rock ‘n roll qui ravira les fans du Crazy Horse… Soyons clairs, Fork In The Road n’est pas à ranger dans la catégorie des chefs d’œuvres de Mr. Young mais constitue néanmoins un honnête recueil de dix chansons virulentes, efficaces et marquantes. Le taciturne et surprenant musicien a décidé de pousser les amplis dans le rouge (à deux exceptions près) sur son nouveau disque, qui se fait fort de mélanger country authentique et rock américain fleurant bon la poussière et la sueur… Âmes sensibles aux guitares en bois s’abstenir, vous aurez droit ici à un déluge de riffs joués à l’emporte pièce sur des guitares électriques distordues. Si l'on ajoute à cela des rythmiques enlevées, le tout invite à la chevauchée sauvage sur une autoroute balayée par un vent tournoyant… Le blues rock When Worlds Collide donne le ton au début du disque : l’auteur de la formule ô combien justifiée « Rock ‘n roll can never die » n’est toujours pas prêt à être enterré, lui non plus ! L’énergie et la hargne qui l’habitent sont proprement incroyables ; véritable roc humain cachant en son sein un cœur gros comme ça, Neil Young semble ne jamais vouloir se décider à rendre les armes que sont sa voix sur le fil du rasoir, sa guitare barbelée, ses compositions tranchantes et ses imparables mélodies taillées dans le vif. Fuel Line, Just Singing A Song, Johnny Magic et Cough Up The Bucks en sont de vibrants exemples… Remonté à bloc par la situation de crise mondiale, celui qui a tout vu – de l’utopie de Woodstock aux lucratives tournées des festivals et des stades – prend toujours soin d’alterner dans la même composition entre les moments de déluges sonores et les accalmies touchantes. Son country rock intitulé Get Behind The Wheel donne, quant à lui, des fourmis dans les jambes... et l’envie de prendre les routes de Memphis et de Nashville pour rejoindre les sources du rock ‘n roll et de la country. Le songwriter canadien établi aux USA démontre une fois de plus ses talents pour créer des atmosphères prenantes avec presque rien, le temps d’une balade doucement électrifiée (Off the road)… Avant de réenclencher la vitesse de croisière rock pour un titre (Hit The Road), de ralentir et de débrancher carrément sa guitare (Light A Candle), avant de conclure Fork In The road par son morceau titre, une furieuse embardée électrifiée dont il a le secret… Qui met le point final à un bon album de Mr Young, encore un. Avec de nouveaux morceaux taillés pour live, la tournée qui s’annonce devrait valoir le déplacement. Encore une fois.
A lire également, une chronique de concert de Neil Young au festival Roskilde 2008.
Sites Internet : www.neilyoung.com, www.myspace.com/neilyoung, www.hyperrust.org .
Mars 2009 (Reprise - Warner)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
Neil Young
Titre :
AMERICAN STARS ‘N BARS
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Style :
Rock
A l’instar de l’album On the beach, Neil Young a enfin autorisé la réédition d’American stars ‘n bars en juillet 2003. Cet album assez disparate cache sous une des pires pochettes de l’histoire du rock la version originale de Like a hurricane, un des titres phare joué à chaque concert avec Crazy Horse(ou presque). Présent dans des versions live enflammées sur Live rust (1979) et Weld (1991), ce morceau enregistré en novembre 1975 voit Neil Young partir dans une chevauchée mémorable avec son fidèle Crazy Horse. Les claviers sirupeux de Frank Sampedro sont balayés par une section rythmique en or - Billy Talbot et Ralph Molina - et un guitariste incroyablement déchaîné qui en fait voir de toutes les couleurs à ses six cordes : Mister Young…
Les cinq premiers morceaux du disque sont dans une veine radicalement différente. Ce sont de purs moments de country couchés sur la bande avec The Bullets, un groupe où les membres de Crazy Horse croisent Linda Ronstadt et Nicolette Larson aux chœurs, Carole Mayebo au violon et l’excellent Ben Keith à la steel guitare. Les autres titres composant cet album sorti en 1977 sont de poignantes ballades country (Star of Bethlehem), folk (Will to live) ou rock (Homegrown)…
S’il n’égale pas les indispensables de la discographie de Neil Young, American stars ‘n bars ne déparera pas la discothèque des fans de l’imprévisible Canadien.
Sites Internet : www.neilyoung.com et www.hyperrust.org/.
1977 (Warner Bros / Reprise) Réédition en C.D. en juillet 2003
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
Neil Young
Titre :
ON THE BEACH
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Style :
Rock
Réédité pour la première fois en C.D. en 2003 et initialement publié en 1974, On the beach est un des albums majeurs de Neil Young. Particulièrement déprimé au moment de sa composition, le « Loner » apparaît de dos face à la mer sur la pochette ; il a semble-t-il planté sa Cadillac dans le sable avant de s’accorder un rafraîchissement sous un parasol. Rien d’étonnant donc à ce que l’on trouve sur On the beach une forte concentration de morceaux avec le mot « blues » dans le titre : les excellents Revolution blues, Vampire blues et Ambulance blues… Le long morceau titre, On the beach, décrit bien l’état d’esprit du taciturne Canadien à l’époque. Habité par une foule de doutes, l’homme se retrouve seul sur la plage à regarder les mouettes. Chez certains cela donnerait une chanson mièvre à pleurer, mais là le grand Neil produit une déchirante ballade Laid Back traversée par une guitare aigrelette…
En fait, l’album entier est composé de titres tourmentés empreints de rock, de folk music, de country et de blues, le tout sur des textes sombres et glaçants… Revolution blues est, par exemple, un fascinant morceau rock dont le texte est écrit selon le pont de vue du psychopathe Charles Manson, un « paisible » songwriter qui poussa ses disciples à massacrer des innocents… Neil Young l’avait fréquenté avant le drame, on imagine aisément sa surprise quand il apprit la nouvelle ! Un peu plus loin, il est impossible de ne pas être saisi par la beauté poignante de See the sky about to rain, une country song pessimiste au piano Wurlitzer avec Ben Keith à la Pedal Steel Guitar, et For the turnstiles, un parangon de folk song avec voix sur le fil du rasoir, banjo et guitare dobro…
L’album On the beach compte huit titres aussi réussis les uns que les autres. Au même titre que Zuma, Everybody knows this is nowhere, Tonight’s the night ou Rust never sleeps, on peut donc lui attribuer sans aucun problème le qualificatif de « chef d’œuvre ».
Sites Internet : www.neilyoung.com et www.hyperrust.org/.
1974 (Warner Bros / Reprise) réédition en C.D. en 2003
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
NEIL YOUNG & CRAZY HORSE
Titre :
GREENDALE
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Style :
Rock
Le nouvel album de Neil Young & Crazy Horse contient dix morceaux racontant l’histoire des habitants d’une ville imaginaire appelée Greendale. Le bonus dvd Live at Vicar Street montre Neil Young en solo interprétant en intégralité et dans l’ordre les chansons de Greendale. Le public irlandais (et nous avec…) semble un peu assommé par les longueurs de la présentation d’un album encore inédit à l’époque.
Enregistré avec la section rythmique de Crazy Horse, c’est à dire en l’absence du guitariste Frank « Poncho » Sampedro, la version studio de Greendale gagne en puissance et retient plus l’attention que le live. Les fans hardcore de Neil Young seront ravis de retrouver la voix, la guitare électrique, l’harmonica et l’orgue du grand Neil mais les autres risquent d’être déçus par le manque de nouveauté dans les musiques et la durée excessive de la plupart des morceaux. Greendale n’est pas vraiment mauvais, c’est seulement un album moyen dont la louable ambition - parler de la famille Green en évoquant en filigrane l’évolution inquiétante de notre planète - a un peu occulté la dimension musicale…
Site Internet officiel : www.neilyoung.com
2003 (Reprise - Warner)
Signature : pierre andrieu
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