Pravda + Nelson + Neimo + Peter Bjorn & John + The Automatic + Just Jack + Nosfell (Printemps de Bourges 2007) - 17 avril 2007 - Le 22, Bourges
Première soirée très réussie dans la moiteur du Printemps de Bourges... Au programme, du rock, du rock et encore du rock. Une dose massive idéale pour partir sur les chapeaux de roue et ainsi démarrer le festival du bon pied !
Nosfell :
Avant le début de la soirée rock au 22, nous avons juste le temps d'aller faire un .../...
Première soirée très réussie dans la moiteur du Printemps de Bourges… Au programme, du rock, du rock et encore du rock. Une dose massive idéale pour partir sur les chapeaux de roue et ainsi démarrer le festival du bon pied !
Nosfell :
Avant le début de la soirée rock au 22, nous avons juste le temps d’aller faire un petit tour dans la chaleur insupportable du Palais d’Auron. Pour constater que la cas Nosfell ne s’arrange pas : égo surdimensionné, chansons boursouflées de prétention, personnage théâtral et ultra maniéré. Au-delà du risible... Malgré une tonalité plus rock sur son nouveau disque, rien n’a vraiment changé dans « l’univers fascinant de Nosfell »… Il se prend pour un artiste avec un grand A, mais quelqu’un devrait lui dire qu’il en fait beaucoup trop dans ce registre.
Neimo :
On ne va pas s’emmerder ferme pendant une heure avec ce triste sire, direction la scène pression live sponsorisée par un célèbre brasseur responsable de quelques cirrhoses retentissantes. Dans des conditions pas franchement idéales (les gens déambulent loin de la scène cherchant un kébab ou une djembé 100% authentique à ramener à la maison) que le groupe Neimo arrive sur scène. Au premier abord, ils ont l’air un peu formatés « jeune combo pseudo rebelle pour faire fantasmer les gamines » mais l’essentiel est là : ils envoient la purée dès le début. Un rock plutôt sexy interprété par des musiciens hargneux comme il faut. La guitare hurle, la batterie claque, le synthé/basse part en vrille et le chanteur – qui ressemble à la gravure de mode faisant office de leader dans Razorlight, mais en moins tête à claques – cabotine joliment en anglais. Rien de révolutionnaire, mais Neimo propose un cocktail efficace, qui fait crier les filles et se rapprocher la foule. Le tube du groupe, Hot girl, fait l’effet d’une bombe dans un public de gamins ravis de l’aubaine : un bon concert gratuit à Bourges pendant le printemps !
Nelson :
Direction le 22 pour assister au set en tous points parfait de Nelson, un combo à géométrie variable (les instruments changent de main à chaque titre) délivrant un post punk très impressionnant en live. Le chanteur, sorte de Ian Curtis ultra Crispé au début du concert, se transforme rapidement en affable leader remerciant le public pour son accueil en or. Les gens sont venus pour soutenir les groupes, faire la fête et participer aux « débats » : ça danse, ça hurle, ça applaudit à tout va. Dans une ambiance bon enfant et survoltée, Nelson déroule son set avec ses morceaux truffés d’aspérités. Le jeu avec la dissonance, le chaud et le froid, la distorsion et les mélodies aboutit à la création d’ambiances réellement saisissantes, comme sur le single (The Over) song. Avant de quitter la scène sous les vivas, le groupe réclame (et obtient) une ovation pour les Parisiens de Stuck in the sound, retenus par une tempête de neige à New York. Doués, et altruistes en plus les Nelson…
Pravda :
Quelques instants plus tard, c’est Pravda : qui joue au 22 est, ce qui est presque normal pour ceux qui chantent Tu es à l’ouest, comme le fait brillamment remarquer la chanteuse assez canon dans le genre « grande brune svelte et dominatrice ». On l’avait déjà remarqué avec les tubes présents sur le bon premier album de Pravda : ce duo là a l’art et la manière de marquer le public ! Arrivée tout en combinaison et veste blanches, le duo tombe rapidement une couche de vêtements, la chanteuse/bassiste/guitariste se retrouvant donc en short moulant noir et torse nu avec des rubans de scotch latéraux sur le corps… Ouch ! C’est un peu facile mais voilà comment décrire un set de ces deux allumés : scotchant et sexy ! Ce soir, tous les tubes du disque y passent ; c’est une sorte d’électro rock avec claviers Korg, basse tourbillonnante et guitare tranchante. Les compositions sont directes et immédiates comme un shoot d’héroïne. Les reprises, au nombre de deux sont assez réjouissantes : puissante Frank Sinatra (suck my dick, lick my ass) de Miss Kittin et drôle Enter sandman de Metallica, jouée de manière un peu convenue malheureusement. Au final, une excellente prestation de Pravda ponctuée par deux sauts dans le public : un de la chanteuse (remontant top less sur scène), et un du guitariste chanteur porté en triomphe par un public déchaîné à la fin du set.
Just Jack :
Avec son funk rock groove, Just Jack, le chouchou des branchés un peu durs de la feuille, se charge de faire retomber notre enthousiasme avec sa musique sans saveur. Comme l’infect Mika, Just Jack mélange tout et n'importe quoi dans un grand fourre tout pseudo inspiré, pour un résultat anecdotique, évoquant plus une soupe FM et racoleuse qu’autre chose. Heureusement la choriste est craquante quand elle lance des regards de biche effarouchée au public. On ne dira pas la même chose du pseudo bad boy leader de Just Jack, souriant mais sans charisme aucun et avec une voix pas exactement marquante.
The Automatic :
Ne nous trompons pas : The Automatic, qui fait son apparition sur scène quelques instants après, c’est du rock FM interprété par un bassiste chanteur entre Dave Grohl (Foo Fighters) et James Hetfield (Metallica) et hurlé par un claviers/choriste proprement hystérique, qui compense sa faible taille par un abattage hallucinant : sauts incessants, moulinets de micro, destruction de matériel (claviers etc). Avec ces conneries, le roadie du groupe finira avec une arcade pétée par un jet de micro (sympa l’ambiance dans le bus au retour). Ce lutin roux malfaisant et ses acolytes déchaînés produisent une musique hybride entre le punk, la new wave à la Talking Heads (repris par le groupe : Life during wartime) et le rock promis aux rotations lourdes sur les ondes radiophoniques. L’énergie incroyable déployée sur scène emporte l’adhésion, même si sur disque les ficelles sont un peu trop grosses à notre goût.
Peter Bjorn and John :
C’est aux excellents et frais Peter Bjorn and John que revient l’honneur de clôturer la soirée, dans un style garage pop, avec un peu de folk et de bruit… Classieux, inspiré et remuant, le mélange ourdi pas ces Suédois aux looks impeccables ! Les morceaux sont variés, interprétés avec foi et chantés façon John Lennon ou Morrissey, ce qui produit une délicieuse impression désuète. Le trio sait ralentir la cadence, débrancher les guitares ou monter le son pour devenir bruitiste, ce qui fait qu’à la fin de son set il regagne les loges sous des applaudissements très nourris.
Pourquoi n'y-a-t-il pas de festival de rock de cette envergure à Marseille?
Voilà la question que je me suis posée durant ces deux jours où je craignai sans cesse de me prendre un litre de flotte sur la tête, ce qui m'obligeai à remplir mon sac de parapluie et autres kway, voire de polaire...pour les nuits froides ! ! !
Je n'ai pas de réponse, mais j'ai bien fait de conjurer le sort puisque pas une goutte n'a touché mes cheveux durant ce festival de pointures passées et à venir du rock !
Pour moi le festival à débuté par la fin du set de Neimo vendredi aprés-midi (aprés avoir retrouvé des "crétins congénitaux" (NdPh : dont moi, hi hi !) déjà remplis d'Heineken-piss, au mlieu de l'expo photo de Modiano... d'ailleurs bonne idée cette expo, petit hâvre de paix entre les watt et les stands à bière pris d'assault). Donc Neimo : Je ne sais plus s'ils sont anglais ou français mais leur chanteur à un je-ne-sais-quoi de celui des Neurotics swingers, mais sans la guitare, ce qui n'est pas pour me déplaire. ils ont un bon rythme enlevé et mes genoux me démengent ! bon signe !
Bon, je n'ai pas vu grand chose (2 ou 3 chansons) cette fois-ci, j'espère donc vivement avoir une prochaine occasion !
Bon, c'est pas tout ça, mais je vais voir la fin des Clap Your Hand say Yeah ! J'adore le nom de ce groupe ! Mais qu'est-ce que j'ai pu être déçue en entendant ce qu'ils faisaient sur album... Malheureusement aprés ce que j'ai vu en concert, je suis toujours déçue (avec le nom qu'ils ont ils devraient faire un rock festif-ska-funk à mon avis...mais on en est loin).
Bon il ne me reste plus qu'a tracer voir les Dirty Pretty Things, l'amie de longue date qui est avec moi aimerait bien aussi voir French paradox, petit groupe trés prometteur d'aprés les extraits entendus...mais c'est trop bien DPT !
20H, le moment d'attaquer le stand de tartiflette histoire de se réchauffer et de reprendre des forces pour la suite...
La suite immédiate c'est TV on the radio...vu de trop loin, moi pas à fond...Puis the Raconteurs. C'est vraiment bien les raconteurs, vraiment bon... on a juste craqué quand ils ont attaqué les solos de guitare...j'aime pas les solos de guitare !
Et puis y'a Morrissey qui va arriver alors on va se placer !
On se faufile près de la scène et en levant la tête je pourrais même voir son jeu de scène sur écran géant ! !
Il arrive avec ses musiciens vétus de tee-shirt vert et de pantalon blanc; lui en veste noire sur chemise bordeaux et pantalon marron (? !), il attaque par un morceau des Smith pour rameuter les foules (toujours devant les Raconteurs !) Panic ! Panic on the streets of London, c'est surtout Panic dans le bois de St Cloud, dans les thorax qui sont près de la scène (trop de basses), et toute la foule chante à tue-tête....continue Morrissey ! ! ! Bon, ben non ! Il continue avec des morceaux à lui, un peu inconnus pour moi qui ne connait que son dernier album dont il fera You have killed me, ma préférée, quand je serai déjà loin...le froid ça creuse...
Bref pour moi un Morrissey dont j'ai quand même assisté à la moitié du concert, espérant son jeu de jambes et sa voix légendaire qui se distend parfois...mais pas là. Il était tout de même trés présent, se présentant avec beaucoup d'humour et d'ironie, voire de cynisme ("i'm Sacha Distel") entre chaque morceaux. Racontant des anecdotes de ses précédents concerts. Bref, un chanteur d'expérience quoi !
Ca se voyait bien avec son visage en gros plan sur l'écran géant... ! Bon aller, sans plaisanter, je voudrais bien le revoir dans une salle plus petite, dans une ambiance plus intime pour apprécier pleinement.
Allez hop, on se rentre.
Le samedi !
Je ne parlerai que de Tokyo Ska Paradise Orchestra, puisque pour le reste a déjà été chroniqué.
Alors moi j'aime bien Radiohead sur album, et je m'en foutais un peu de les voir sur scène, j'ai quand même assisté aux trois premières chansons (c'est la seconde qu'ils ont chanté que j'adore, alors j'étais comblée !), et j'ai filé voir TSPO dont mon-amie-de-longue-date qui n'avait pas de place pour le samedi m'avait longuement parlé !
La traversée du site pour rejoidre la scène de l'industrie a été féerique ! J'étais seule au milieu du bois, avec toutes les oeuvres d'art, les toilettes et les stands du site pour moi toute seule ! La foule étant devant Radiohead ! Quel plaisir !
Arrivée en avance (ou bien ils étaient en retard..) devant la scène, je retrouve une centaine de personnes venues écouter du ska. Parmi elles : des japonais et des jeunes gens qui préfèrent Muse à Radiohead ! Et c'est sur l'air du Parrain version ska que débarque l'Orchestre ! 5 cuivres, 1 clavier, 1 percus, 1 batterie, un chanteur, tous vétus d'une veste de costard blanc, tee-shirt et pantalon noir, lunettes noires. En deux morceaux le public se presse, et ça saute ! Ca bouge ! Et moi et mes quinze ans de clopes on saute tout autant que le reste du public !
C'est du bon ska, festif, entrecoupé de petits morceaux qui ont bercé notre enfance (frêre Jacques) joués au mélodica, que nous offrent les TSPO. De temps en temps certains lachent leur cuivre pour prendre le micro et courrir tout autour de la scène en chantant et sautant partout ! Une contrebasse apparait, le trombone tombe sa veste (quel corps de rêve mon dieu !), on respire avec une chanson plus calme, genre combo des îles, et puis c'est reparti !ils s'en vont...mais acclamés par le public qui a définitivement laché Radiohead, ils reviennent nous enflammer une dernière fois !
Et puis voilà...je m'en vais traverser le site à la rencontre de mes amis, je croise des milliers et des milliers de personnes (si si, je vous jure !) qui quittent Radiohead avant la fin pour aller prendre le métro, il est 23H30.
PS : pour des photos de TSPO, j'aurai besoin de quelqu'un qui soit chez Bouygues et qui est un forfait avec internet...les photos sont sur mon mobile...
Merci à celui sans qui je n'aurai pas eu la chance de participer à ce festival, il m'a supportée quand je ralais aprés le temps, il m'a attendue aux toilettes, et tout ça avec le sourire... c'est mon héros (NdPh : c'est encore moi hi hi) ! Réagir à cette critique