Première soirée du festival
B-Side au
Cabaret aléatoire, et ce soir au programme de la pop, de l'electro rock, bref de quoi bouger dans cette salle qui n'attend que ça.
L'ambiance du lieu s'y prête et pour une fois qu'on laisse s'exprimer une scène française, c'est une bonne soirée qui s'annonce.
21h30 et entrée en scène du premier groupe, marseillais...
Nicholson nous présente leur nouvel album
des rastas et des punks », entre son pop et sonorités rock très travaillées. Pour avoir fouillé leur myspace on s'attend à apprécier la scène pop marseillaise, avec de vraies paroles en plus, enfin !
Formation pop/rock classique,
Nicholson à la guitare/voix,
Gerolson à la basse et à la batterie >
Alanson.
On est frappé par les influences diverses du groupe, qui se ressentent autant au niveau de la musique que par la façon qu'a
nicholson d'adapter sa voix a chaque morceau. Parfois on sent du Dutronc parfois aérienne parfois chaude a la Daho, parfois rock, on bascule d'un univers a l'autre très vite, même si l'influence reste très pop, elle est travaillée, mélangée, elle bouscule sans les renier les règles du genre.
On a même droit à la reprise du titre mythique
Chercher le garçon tout à fait dans la teinte du groupe marseillais.
Alors oui on peut l'affirmer ce soir, la scène pop marseillaise existe, elle est bien présente, et elle n'a rien a envier a ses voisins anglo-saxons.
Dommage que la salle ne se soit pas encore remplie, mais ça ne saurait tarder.
22h30
Après un bref entracte, la scène se métamorphose, la basse disparaît, une guitare électrique posée sur scène et table de son electro.
On s'attend à voir débarquer un trio, mais on s'attend jamais à
Naive New Beatter.
Eurobelix se pointe sur scène, et il donne le ton complètement déjanté du groupe.
Costume à paillettes, et accessoires scintillants, il danse comme un possédé sur la scène, et on s'attend d'un coup a un concert hors du commun.
Impression confirmée mille fois, par l'arrivée du chanteur/leader du groupe
David Boring, au look pour le moins original, et qui se déhanche volontiers.
Martin Luther BB King s'installe a la gratte et ... c'est parti !
D'un coté de la scène ça envoie du gros son electro, d'un autre du gros son rock au bout d'une guitare déchaînée, et surtout dispersé au quatre coin de l'espace, la voix du leader qui donne le rythme effréné du groupe.
De l'autre coté de la barrière, une salle qui s'est remplit, qui s'est rapprochée au plus près de la scène, des enceintes, et qui se déchaîne autant que les trois fous sur scène.
En plus d'un très bon son, très efficace : le jeu de scène est excellent, et entre deux chansons on a droit a un numéro complètement décalé, de
David qui s'obstine a nous répéter qu'ils viennent de los-angeles, qui nous sort des vannes tordues sous des airs de pop/star aux élans philosophiques complètement barrés.
On danse surtout, on crie, on rit aussi, et on profite de la contagion d'énergie qui se dégage de la scène et qui fait bouger le public complètement déchaîné.
Une heure ça passe vite dans une ambiance pareille , trop vite, un rappel ça suffit pas, mais bon toute les bonnes choses ayant une fin ... on reviendra !
A ne pas rater , si ils passent près de chez vous, pas d'hésitation possible pour peu que vous ne soyez pas allergique a l'electro/rock , tant qu'il est encore temps de les voir dans des salles aussi conviviale que ce soir.
23h30
Le groupe que j'attendais, pour en avoir écouté souvent, mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir sur scène
Heidi .
Groupe marseillais encore, pas que je sois particulièrement chauvine mais ça fait encore plaisir de voir que la scène locale se bouge ! Et c'est bien pour ça que ce genre de festival est indispensable a mon avis, pour faire vivre la scène française.
Le problème c'est que passer après un groupe comme
Naive New Beater c'est dur, très dur.
Lionel et les deux David débarquent, le leader , une guitare, et un batteur.
Formation super douée musicalement, je suis frappée par le ton précieux de la musique, le groupe du coup est super exigeant sur la qualité du son, c'est très beau très très travaillé, tous les textes sont en anglais et sont magnifiquement interprété par Lionel.
Dommage que le jeu de scène ne soit pas a la hauteur de ses grands musiciens, mais l'ambiance de cet opus ne se prête pas non plus a des chorégraphies endiablées.
C'est du rock , entre le glam , la pop, et une pointe de sonorité electro.Planant.
Le trio nous montre l'étendue de son talent,
Lionel passe du chant a la basse, de la basse a la guitare,
David C. passe volontiers au micro pour un superbe morceau pop, et le batteur
David G. se transforme en bassiste.
Entre Placebo et Aaron, a écouter en boucle en cd, a apprécier en concert, bons musiciens et donc de la vraie musique.
Formation musicale exceptionnelle, dommage qu'il soit peut être un peu tard pour que le public apprécie a sa juste valeur le talent du groupe.
Bonne soirée au cabaret aléatoire, ça promet pour la suite du festival B-Side !
Photos :
Chacha
Chronique :
F-aiTH