A vrai dire Blah et Blah ont joué le 20 juin donc la veille, mais on ne va pas chipoter ; les chroniques entrecroisées de la Fête du Panier, et de celles de la Musique, ça devient ingérable si on veut tout faire dans l'ordre !
Bref, repartis du Panier, on voulait voir Vertigo à la Maison Hantée (or le fantasque chanteur du groupe est à son .../...
.jpg)
A vrai dire
Blah et
Blah ont joué le 20 juin donc la veille, mais on ne va pas chipoter ; les chroniques entrecroisées de la
Fête du Panier, et de celles de la Musique, ça devient ingérable si on veut tout faire dans l'ordre !
.jpg)
Bref, repartis du Panier, on voulait voir
Vertigo à la Maison Hantée (or le fantasque chanteur du groupe est à son travail, ce ne sera donc pas possible) et aussi
Blah Blah à la Machine à Coudre, en avant pour eux donc ! On y arrive dans une ambiance nettement plus calme que la semaine passée (où l'on a fêté la dissolution des
Hatepinks) : ce n'est pas exagéré de dire qu'il n'y a pas un chat ce soir-là.
.jpg)
Au moins j'ai droit à un bonjour personnalisé du camarade
Hervé, l'un des artistes songwriters les plus prolifiques de la scène marseillaise. Découvert avec le punk-musette d'
On Vend la Caravane, puis revu en version (je cite) "pour faire la manche"
Karma Cramé (avec le bon
Vlad et une contre-bassine), je ne connaissais que de réputation sa nouvelle création/formation plus é(c)lectrique,
Blah Blah, vantée régulièrement par nos collègues de Liveinmarseille. Au fait, pour ceux qui suspecteraient un copinage avéré et revendiqué, avec tous les groupes inconnus de nous qu'on a déjà vantés ici, on ne va pas se gêner pour affirmer haut et fort qu'un pote est excellent sur scène !
.jpg)
Car le duo improbable qu'il forme avec son
Sombre compère (un punk et un skin donc !), développe un gros son vraiment cool, à l'aide de deux guitares et d'une boîte à rythmes. Le chanteur a une fort belle voix écorchée avec une fêlure qui me rappelle le Mano Solo des débuts, époque Frères Misère, par exemple sur la très classieuse
Monsieur. A d'autres moments on pense aussi à la voix d'Arno, musicalement à du vieux Noir Désir époque pogo - il n'y a pas assez de monde pour se battre, mais c'est très plaisant à écouter !
.jpg)
D'autant que c'est aussi très musical : les soli digestes et inspirés se succèdent sur la Gretsch rouge, par moments les deux guitares dialoguent ensemble. Rien de tel que de bons artistes qui s'amusent sur scène, devant 8 personnes autant que devant 8 000... Les meilleurs moments de guitare font songer aux expérimentations de
Serge Teyssot-Gay ; pour citer le Mystic Punk Penguin car je n'ai pas mieux, c'est lancinant, viscéral et obsessionnel !
Les Problèmes des Gens nous fera bien marrer et la terrifiante
Elle est Morte nous transportera, car c'est comme du Tom Waits chanté en français, chanson proprement géniale. Le show continue sur la sautillante
Le Collectif Tricard, avant de s'achever par une très chouette version java-punk de
Porcherie des Bérus - la boîte à rythme accentue évidemment la ressemblance. Force est de constater que ce groupe a des chansons excellentes et excellemment bien jouées, peut-être même une peu de génie.
.jpg)
Leur concert de ce soir, en tout points parfait, fait en tout cas ressortir l'injustice de la situation : on s'est pressés à une enterrement la semaine dernière (musicalement sans grand intérêt par rapport aux Hatepinks grande époque), et il n'y a personne aujourd'hui pour célébrer la mise prochaine sur orbite de deux très grands artistes ! Mauvais timing sans doute avec pas mal de concerts gratuits en ville, espérons en tout cas que
Blah Blah rencontrera le large public qu'il mérite très bientôt. On termine en tout cas la soirée tous ensemble, groupe et public compris, au fumoir où l'on peut presque tous tenir ce soir !
PS: le myspace du groupe - pas facile à dénicher : http://www.myspace.com/blahblahdepoussierant
A venir,
quelques vidéos de Blah Blah pour confirmer mes dires enthousiastes
ici!
- - - -
.jpg)
.jpg)
Revenons à présent un peu sur la Fête de la Musique à la Plaine. Comme d'habitude, c'est d'abord un grand vent toxique de fumée de merguez carbonisées, et un certain nombre d'endroits littéralement pourris par les sonos des mongoliens qui ne comprendront jamais que ce devrait être la fête de la musique... jouée en live. A défaut d'un lance-roquettes, peu pratique à transporter, on se prend à fantasmer sur un efficace sécateur qui permettrait, en opération commando, de couper la chique à certaines baffles - idée à creuser pour la prochaine fois ! Sinon au fil des rues, les habituels gonflants-mais-enthousiastes reprenant AC/DC, Téléphone, Nirvana and co sont bien là, tout comme les crétins dansant dans les bars au son de L'aventurier d'Indochine : bon après tout, le soleil brille pour tout le monde !
.jpg)
.jpg)
Heureusement outre la toujours bien fréquentée Maison Hantée, il y a sur le Cours Julien, pas moins de trois "vraies" scènes, c'est-à-dire des endroits où jouent des vrais gens - un groupe très groovy qui rappelle FFF, notamment ! A la Maison Hantée donc, et avec un volume sonore nettement moins pire (ou un son mieux réglé) que par le passé, un fort bon concert d'
Elektrolux dont on a vraiment plus rien d'intéressant à dire à force, sinon qu'ils tiennent de mieux en mieux leur reprise de
Fade to Grey. Et au moins cette fois-ci la salle est pleine. A vrai dire on a moins aimé le groupe qui a suivi, mais l'endroit reste incontestablement l'un des plus agréables pour passer cette fête, surtout agrémenté depuis cette année d'un resto thaï voisin, qui brade ses beignets en fin de soirée !
.jpg)
.jpg)
Devant le Book'in, une autre scène accueille les
Nitwits and friends, groupe dont on a pas grand chose à rajouter non plus, tant on en a déjà vanté les compositions soignées. J'arrive vers la fin de leur set (ou d'un d'entre eux), dans un morceau lent qui fait efficacement partir les gens, malgré sa haute tenue. Voilà au moins un groupe à qui je peux balancer un verre vide en les traitant de feignasses sans crainte de me faire péter la gueule... Plus tard sur la même scène, un autre groupe dans le même genre où je pense reconnaître des
Crumb : du rock bruyant et plutôt inspiré, là encore.
.jpg)
.jpg)
D'autres endroits proposent des concerts attendus mais plaisants, comme le Pussy Twisters ou un groupe joue des reprises de rockabilly à toute berzingue, très sympa même si le micro est à peu près inaudible. C'est bien la première fois que les Dirteez (qui sont quand même là) ne jouent pas dans la rue devant ! On retourne donc sur le Cours Julien, sur la scène placée sous les tonnelles du Cours Julien où on est passé plusieurs fois, de bons petits groupes s'enchaînent. Tout d'abord l'un dont les membres sont très, très jeunes (on estime le batteur à 12 ans, les autres à 15), et qui sonne déjà pas mal du tout, avec ses propres chansons :
The Anusfletchers. Respect !
(http://www.myspace.com/anusfletchers)
.jpg)
.jpg)
Mais surtout au même endroit un peu plus tard, la découverte de la soirée :
Drone Juice, saignant trio de rock noisy sous influence Melvins/Dinosaur JR et autres early Nirvana, au chanteur hurlant comme un damné et aux cordes mélodieuses, apocalyptiques et groovy à la fois. C'est totalement déjanté, bruyant mais toujours musical (une vidéo permettra de le vérifier), et ça déclenche d'ailleurs un pogo de bon aloi . A suivre et à revoir, c'est vraiment de la balle, croyez moi sur parole ou rendez-vous sur leur myspace !
(http://www.myspace.com/dronejuice)
Bref, outre les musiciens confirmés qu'on peut voir toute l'année et souvent dans de meilleurs conditions, on a donc bien trouvé le "nouveau petit groupe", celui pour lequel on est content d'être venus (jusqu'à présent il y en a toujours eu un, touchons du bois, l'an dernier c'était
Splash Macadam), et qui plus est, pratiquement au même endroit. On continuera donc à se rendre à cette fête inégale, mais toujours plaisante !
Encore à venir,des petites vidéos par
ici !
Réagir à cette critique