C'est Hawksley Workman qui a ouvert le bal vers 21h, un peu fatigué il faut l'avouer et avec un gros problème de son. Mais malgré cela, il a mis tout le monde dans le bain assez rapidement, avec sa voix "extra-ordinaire" et son excentricité. Son show à l'américaine terminé, il a laissé la place à Dupain. Là, comme d'habitude, les gens qui viennent voir Noir Dez et qui sont plus ou moins majoritairement des monomaniaques du groupe légendaire, n'ont fait aucun cadeau au petit groupe Marseillais pourtant plein de talent, de joie de vivre et de bonnes intentions.
Dupain, c'est toujours pareil, soit tu restes passif, tu subis et tu t'emmerdes profondément soit tu rentres dedans et tu ressens toutes les vibrations positives qui émanent de cette musique multicolore. Bref, un groupe pour les mellowmen qui étaient malheureusement en minorité hier dans les arènes d'Arles.
Toujours est-il, qu'à 23h30, après s'être bien fait désiré, les cinq hommes du Noir Dez sont montés sur scène avec ma foi, peu de patate, au début en tout cas. Puis, petit à petit comme l'oiseau fait son nid, ils ont imposés les mélodies et les arrangements qui leur sont propres. Non pas vraiment du Gran Noir Dez mais tout de même du Bon Noir Dez.
Malheureusement, dans les arènes, avec le pogo, on bouffe du sable et on est souvent entouré de quelques benêts écervellés qui parviennent parfois à gacher l'atmosphère d'un concert et il a fallu prendre de la hauteur pour apprécier pleinement la prestation.
Malgré les problèmes de son et d'ambiance, ça valait largement la peine. Mais ça aurait cent fois mieux si les gros boeufs et autres personnes au QI de crustacés étaient restés chez eux pour écouter le CD. Quand on aime pas la musique, toutes les musiques et qu'on ne respecte pas les artistes quels qu'ils soient, on reste chez soi à écouter la radio. A bonne entendeur salut!
PS: Nous sommes tous des Européens, putain de putain, c'est vachement bien!