Et une autre édition, une, pour le Chaos Fest marseillais ! La 5ème (première en 2003 au Trolley bus), ca commence à compter ! Toujours tourné vers extrême français sous un peu toutes ses formes, avec .../...
Et une autre édition, une, pour le
Chaos Fest marseillais ! La 5ème (première en 2003 au Trolley bus), ca commence à compter ! Toujours tourné vers extrême français sous un peu toutes ses formes, avec quelques expos peinture, un tatoueur, et sur deux jours... Une bonne ambiance qui permet de retrouver des têtes connues du milieu Métal local depuis des années. En plus, le prix d'entrée plus que correct (17 euros les deux jours, 10 euros l'un) est à applaudir des deux mains.
Me voici donc tout seul en train de chercher avec désespoir une place dans tout l'hyper centre, après 21h, ce vendredi soir. Une fois la voiture jetée en haut du bd Chave, je rejoins la communauté métallique qui a déjà pris ses aises à l'Espace Julien, le fest commençant à 19h30.
Niveau populace, y a un peu de tout. Pas mal de jeunes tout juste majeurs, tout comme des "vieux de la vieille" de ma génération, quelques parents, des metalleux traditionnels, quelques coreux, pas mal de jeunes au croisement du Neo, goth et je sais pas quoi pour l'accoutrement, bref ca se mélange sans heurts pour, je pense à vue de nez, quelques centaines de personnes, moitié de la salle en gros ( qui fait dans les 800 pèlerins).
Mais à part pour Dagoba qui tient le haut de l'affiche ce soir, aucun groupe ne réunira en même temps cette horde.
Si je suis venu dans un tel fest qui à la base n'est vraiment pas ma tasse de Métal, quelque soit le style extrême proposé, c'est d'abord par curiosité envers les Dagoba, groupe marseillais qui a bien décollé au delà de nos frontières, dont j'entend beaucoup parler, et qui sans jouer dans mon style favori, a une réputation scénique importante.
Ensuite, mon insatiabilité live m'a conduit à aller au delà du fait que personne n'est venu avec moi sur ce coup, ce qui est un peu ennuyeux pendant plusieurs heures de fest, c'est vrai.
Je ramène donc ma pomme dans la salle éteinte lors du show des
None Shall Be Saved, combo de hardcore marseillais. Une grande énergie dégagée dans ce hxc convenu, avec des accents trash parfois. Je suis étonné par le très bon son, qui sera constant... si ce n'est pour les Dagoba !
Premier mosh pits et circle pits observés en contrebas dans la fosse, bien calé du fond de la salle contre une rambarde. Comme à chaque fois pour ma part, ce genre de Métal me lasse vite, mais j'ai connu bien pire, et ils achèvent leur set quelques titres après mon arrivée. Apparemment ils ont remplacé les Addicted, prévus depuis un moment sur l'affiche.
Myspace : http://www.myspace.com/nsbs
Les changements entre groupes sont rapides, déjà ca de gagné, parce que la soirée finira à plus de 1h30 du mat', les gens étant un peu claqués sur la fin. C'est donc au tour de
Fatal, des nordistes à ce que j'ai compris, d'investir la scène. Des barbares qui incitent à cracher la haine, à se défouler, à se filer ! Comme l'a à maintes reprises vociféré le charismatique frontman ! Ce mec, rien à dire, il dégage ! Une masse, avec de très très longs dreadlocks, une voix caverneuse bien maitrisée, parfois black, et une grande prestance et présence. J'en ai été franchement impressionné. Les autres zicos assurent leurs parties, on sent plus de professionnalisme que le groupe précédent, largement. Leur thrash-death dépote sévère, et le public ne s'y trompe pas. Ca mosh dur, ca slamme de longue, et des vivats nourris saluent leurs titres et leur prestation globale. Pour les fans du style, c'est à conseiller.
Myspace : http://www.myspace.com/fataldeathtribe
Un petit jus de fruit pour faire bien evil (et surtout pour pas se faire pincer par des flics omniprésents et sans concessions en ce moment...), et on enchaine avec
Aabsinthe. Avec deux A, oui.
Avec eux, on "calme" le jeu, car les gus nous proposent un genre de Black/death à ambiance/atmosphérique (désolé pour les étiquettes et sous sous sous sous étiquettes qui ont envahit le Métal extrême...), une musique très torturée, malsaine et violente de par les ambiances les riffs technique, et les arpèges dissonants plus que par un bourrinage intensif.
Evidemment il n'y a plus de pogos, la fosse, et la salle dans son entier, sonnent bien vides, mais sur la fin, l'audience gonflera, attentive et pour certains, hypnotisés.
Evidemment je n'aime pas du tout ce chant black, parfois death, mais les titres sont souvent accrocheurs musicalement, on sent l'atmosphère malsaine et la tension contenue. Quelques envolées purement death/black nous arrachent à notre "transe", mais dans l'ensemble c'est pas du bourrinage basique.
Le bassiste en impose, et le chanteur/guitariste est pas mauvais du tout !
Je écouterai pas ca tous les jours, mais ca avait quelque chose d'envoutant.
Site web : http://www.aabsinthe.com/home.html
Myspace : http://www.myspace.com/aabsinthe
Après une assez longue attente cette fois (il faut bien installer le matos plus imposant du headliner), et un petit tour au Café Julien pour voir l'expo de peintures, et saluer Edouard derrière ses bacs à cds, la salle se remplit enfin de quasiment tous ses chevelus.
J'allais enfin voir ce que valait les locaux de
Dagoba, dans la salle qui les a souvent vu jouer.
Bon, c'est encore moins mon style que les deux précédents combos, je ne sais pas comment on définit ca, entre le néo, le hardcore, enfin bref rien de heavy. Le chant est souvent hurlé, y a un riff de gratte, une basse assez basique qui claque, et une batterie surpuissante. Ce qui compte, c'est que ca dégage une putain énergie !
Bon, le son est horrible pendant la première demi-heure, ca s'arrangera quelque peu par la suite, mais rien de bandant... était plus fort, ok. Mais la basse couvrait tout au début !! Une basse au son métallique qui couvrait même la batterie, et qui franchement était insupportable à l'oreille dans certaines parties !
Le chant passait de l'inaudible au faiblement écoutable, sans jamais atteindre le compréhensible. Bien dommage. Non pas pour les vocaux hurlés sans intérêt pour ma part, mais pour les parties claires... Dans ce registre le vocaliste est pas mauvais du tout, y a parfois des intonations de Warrel Dane (Nevermore) pas désagréables.
Les riffs du gratteux chauve étaient peu distinguables pendant cette première partie de show, et le batteur... Alors là le batteur... Au début, avec ses deux parties du crâne rouge, et sa crête centrale noire ou bleue, pas bien vu de la haut, je croyais que c'etait un roadie ou un comique.
Et puis dés le début du set il m'a littéralement scotché ! Ce mec a un coup de baguette hallucinant de puissance, mais pas seulement. Il a un jeu de cymbales impressionnant, et tous les gimmicks employés pendant ses parties (roulement de baguettes entre les doigts, lâcher puis reprise de baguettes, crachat de binouse en l'air sur une reprise puissante, etc...), collent à la chose, et donnent encore une autre dimension à cet excellent cogneur de fûts ! Rien que pour le voir martyriser ces derniers, ca vaut le coup de mater un show de Dagoba !
Le seul dommage, c'est que ce charisme fantastique ne soit pas partagé par les autres musiciens... Sorry mais le chanteur n'a pour moi aucun magnétisme, et gratteux et bassiste ont beau arpenter la scène, ca ne fait pas mouche comme leur marteleur.
Après 55 minutes les gars s'en vont, ca parait court, mais c'est vrai que l'energie et la puissance dégagée ne sont pas mineures, et ca doit épuiser de se donner comme ca. Un rappel est demandé, et obtenu bien sur. Je m'esquiverai à la fin de celui ci, mais je ne pense pas que la prestation ne se soit poursuivie beaucoup plus.
un bon combo qui mérite son following, en espérant pour eux qu'ils continuent à arpenter l'Europe.
Site web : http://www.antitheses.org/dagoba/
Myspace : http://www.myspace.com/dagoba
Au final, ce fest fut une bonne soirée. Je pensais m'emmerder la plupart du temps, mais sincèrement, les groupes étaient très bons chacun dans leur style, donc le temps est vite passé, avec de bonnes découvertes en bonus !
Merci à l'association de proposer deux jours de Métal dans une bonne petite salle chaque année, avec des conditions de prix et d'organisation plus que correctes.
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