Indomptable, inclassable. Ce qui est certain, c'est qu'un concert de Nosfell est une expérience unique – à la fois sonore, visuelle et sensorielle, une invitation au voyage dans une contrée apparemment inconnue. L'ogre Pierre Lebourgeois à l'obsédant violoncelle, à la basse et aux choeurs et le lutin Nosfell au conte, la guitare, les boucles, la danse, les voix. Oui, les voix. Il est capable de passer du lutin à l'ogre via une beat box. De Jeff Bucley à Trent Reznor. Fascinant !
Dernière actu : Indomptable, inclassable. Ce qui est certain, c'est qu'un concert de Nosfell est une expérience unique – à la fois sonore, visuelle et sensorielle, une invitation au voyage dans une contrée apparemment inconnue.
Festival chorus- Tender Forever + Nosfell - 7 avril 2008 - Paris, La Defense magic mirror Mélanie Valéra arrive sur scène toute tremblante en remerciant d'ores et déjà l'équipe technique qui apparemment a eu pas mal de problèmes toute l'après-midi.
Seule sur scène elle se fait appeler .../...
Mélanie Valéra arrive sur scène toute tremblante en remerciant d’ores et déjà l’équipe technique qui apparemment a eu pas mal de problèmes toute l’après-midi.
Seule sur scène elle se fait appeler Tender Forever et ça lui va si bien.
Ses chansons sont courtes et elle s’accompagne de sa boîte à rythmes. Vraiment très touchante, elle lance elle-même les vidéos qui accompagnent parfois ses textes comme la percussionniste qu’elle rejoint en disparaissant derrière l’écran, ou encore la leçon de danse assez atypique avec ses amis fictifs.
Fan de Beyonce elle joue avec son image et lui dédie même une chanson.
Ses reprises de My love (Justin Timberlake) et Do you beleive in life after love avec son seul ukulélé nous confirme toute la poésie qui émane de cette artiste.
Puis Nosfell…………
Attaché à ce festival ayant raflé le prix du public et prix du jury Starting block, il propose ce soir une nouvelle création.
Toujours aussi atypique avec ses comtes et légendes et sa façon de les interpréter.
Il est accompagne du violoncelliste Pierre Lebourgeois< /b> et d’un quatuor à cordes, il reprend reciprocity et celle qui décrivent tellement bien son univers particulier.
Comme d’habitude, j’adore ses passages de conteurs d’histoires inabouties qui tranchent avec ses musiques si lourdes et ses expérimentations vocales.
Nosfell - 19 Janvier 2007 - Cargo de Nuit - Arles L'univers de Nosfell me fascine. depuis que je l'ai découvert, je ne cesse de prendre des claques à chacun de ses concerts. Un univers hors-norme viscéral, drôle, obsessionnel, une musique fascinante, .../...
L'univers de Nosfell me fascine. depuis que je l'ai découvert, je ne cesse de prendre des claques à chacun de ses concerts. Un univers hors-norme viscéral, drôle, obsessionnel, une musique fascinante, des musiciens à la fois habités, attachants, inquiétant.
Une fois encore, la magie opère dès le premier morceau, Günel, un violoncelle obsédant, une mélodie onirico-orientale à la guitare qui lui répond, la voix du lutin Nosfell nous invite à partager un voyage avec lui. De la même gorge sort une voix plus sombre qui lui répond, suggérant sans doute que le voyage ne sera pas aussi féerique, que dans tout conte, il y a une part sombre. La montée est progressive. Des boucles instrumentales se forment, le violoncelle est oppressant, hypnotique. Nosfell gémit à la lune, Pierre Lebourgeois lui répond dans un échange envoûtant. Le morceau se conclut de façon hallucinante avec des hurlements obsessionnels de Nosfell.
Ils nous invitent en effet ensuite dans des contrées plus légères avec Jaün Sev'Zül. Rappelons en effet que ceci n'est pas un concert mais un voyage en Klokochazia, univers dont seul Nosfell détient les clefs mais qu'il partage volontiers. La filiation avec l'univers du conte est évidente. Un lutin facétieux nous fera d'ailleurs à chaque fois le plaisir de nous guider, tout en se perdant un peu lui-même dans ses divagations, avant chaque morceau. Jaün Sev'Zül donc avec cet air de guitare léger qui nous accompagne tandis qu'on dodeline, enchanté du voyage. Mais bien évidement, un conte ce n'est pas si simple, à la fin du morceau une voix plus lugubre se fait plus menaçante. Heureusement que le lutin vient nous chercher pour nous rassurer.
A celles et ceux qui ne connaissent pas Nosfell, il va bien falloir avouer qu'ils ne sont que deux sur scène (dans leurs têtes ils sont sûrement plus nombreux !). L'ogre Pierre Lebourgeois à l'obsédant violoncelle, à la basse et aux choeurs et le lutin Nosfell au conte, la guitare, les boucles, la danse, les voix. Ouais les voix. Il est capable de passer du lutin à l'ogre en via une beat box. De Jeff Bucley à Trent Reznor. Hallucinant.
On croit ensuite reconnaître The Wise Left Hand. On croit car tous les morceaux sont réarrangés, enrichis. Cela fait quatre fois que je les vois en concert et certains morceaux ont connus des arrangements différents à chaque fois ! J'avais déjà était surpris au Poste à Galène et là encore le morceau est modifié ! Cet étape au Cargo d'Arles sera marqué par une touche plus noisy et improvisé apportée par un batteur, rappelant parfois le free punk des No Means No ! Ils avaient d'ailleurs l'air fort amusé de leur performance, se souriant souvent entre eux.
Le voyage durera plus de deux heures. Deux heures passées ailleurs. Nous vivrons toutes les étapes du conte : l'enchantement, l'angoisse, la rêverie, la violence. Deux heures entres chuchotements, cris, gémissement, voix apaisante, enfantine, terrifiante... Deux heures où Pierre Lebourgeois fera sortir de son violoncelle des mélopées apaisantes, chamaniques, comme des rythmes angoissants. Deux heures où, musicalement, on sera si souvent au bord des larmes, l'estomac noué, ou bien un sourire incompressible aux lèvres.
Nosfell - 27 juin 2007 - Poste à Galène, Marseille Un moment magique et envoûtant...
La magie opère dès le premier morceau, Günel, un violoncelle obsédant, une mélodie onirico-orientale à la guitare qui lui répond, la voix du lutin Nosfell nous .../...
La magie opère dès le premier morceau, Günel, un violoncelle obsédant, une mélodie onirico-orientale à la guitare qui lui répond, la voix du lutin Nosfell nous invite à partager un voyage avec lui. De la même gorge sort une voix plus sombre qui lui répond, suggérant sans doute que le voyage ne sera pas aussi féerique, que dans tout conte, il y a une part sombre. La montée est progressive. Des boucles instrumentales se forment, le violoncelle est oppressant, hypnotique. Nosfell gémit à la lune, Pierre Lebourgeois lui répond dans un échange envoûtant. Le morceau se conclut de façon hallucinante avec des hurlements obsessionnels de Nosfell. On est pris aux tripes. La réaction du public est inhabituelle. Ce n'est pas un public de fan qui va hurler après son idole tel un "Patriiiiiiiiiick" moyen. Non là c'est une réaction spontanée, d'un public qui vient de prendre un truc viscéral dans la gueule.
J'aurais un seul reproche, c'est que le concert n'a pu être qu'en deçà de ce moment vu l'intensité de ces premières minutes. Ce concert n'a donc été que fabuleux et non pas mythique comme le fut No Means No 15 jours avant... Une amie m'avouera cependant qu'heureusement l'intensité est retombée car elle aurait pu faire une crise d'angoisse.
Ils nous invitent en effet ensuite dans des contrées plus légères avec Jaün Sev'Zül. Rappelons en effet que ceci n'est pas un concert mais un voyage en Klokochazia, univers dont seul Nosfell détient les clefs mais qu'il partage volontiers. La filiation avec l'univers du conte est évidente. Un lutin facétieux nous fera d'ailleurs à chaque fois le plaisir de nous guider, tout en se perdant un peu lui-même dans ses divagations, avant chaque morceau. Jaün Sev'Zül donc avec cet air de guitare léger qui nous accompagne tandis qu'on dodeline, enchanté du voyage. Mais bien évidement, un conte ce n'est pas si simple, à la fin du morceau une voix plus lugubre se fait plus menaçante. Heureusement que le lutin vient nous chercher pour nous rassurer.
A celles et ceux qui ne connaissent pas Nosfell, il va bien falloir avouer qu'ils ne sont que deux sur scène (dans leurs têtes ils sont sûrement plus nombreux !). L'ogre Pierre Lebourgeois à l'obsédant violoncelle, à la basse et aux choeurs et le lutin Nosfell au conte, la guitare, les boucles, la danse, les voix. Ouais les voix. Il est capable de passer du lutin à l'ogre en via une beat box. De Jeff Bucley à Trent Reznor. Hallucinant.
On croit ensuite reconnaître The Wise Left Hand. On croit car tous les morceaux sont réarrangés, enrichis. Cela fait trois fois que je les vois en concert et certains morceaux ont connus des arrangements différents à chaque fois ! Avec ce The wise left hand on rentre en plein dans cet univers, fait de boucles répétitives, hypnotiques, de ces voix qui vous hantent avec ce final où on se retrouvent entourés d'entités étranges. On est déjà plus au Poste à Galène.
Le voyage durera plus de deux heures. Deux heures passées ailleurs. Nous vivrons toutes les étapes du conte : l'enchantement, l'angoisse, la rêverie, la violence et même du punk avec Blowtilan où un batteur vient les rejoindre. Deux heures entres chuchotements, cris, gémissement, voix apaisante, enfantine, terrifiante... Deux heures où Pierre Lebourgeois fera sortir de son violoncelle des mélopées apaisantes, chamaniques, comme des rythmes angoissants. Deux heures où, musicalement, on sera si souvent au bord des larmes, l'estomac noué, ou bien un sourire incompressible aux lèvres. Enfin deux heures, c'est ce qu'en disent nos montres quand on est revenu à la réalité...
Nosfell - 27 juin 2007 - Poste à Galène, Marseille-o-betz
Je voulais vous raconter l'histoire d'un personnage, certains diraient un escroc ou un imposteur mais d'autres peut-être, hum, un génie ou un lutin, qui serait issu selon ses propres dires et des .../...
Je voulais vous raconter l'histoire d'un personnage, certains diraient un escroc ou un imposteur mais d'autres peut-être, hum, un génie ou un lutin, qui serait issu selon ses propres dires et des sources, hum, personne n'est obligé de leur faire confiance, ...
... des sources plus ou moins vérifiables en vérité, d'un pays à la fois proche et lointain, à la fois réel et fantasmé, que les anciens appelaient Klokochazia, étant bien précisé, hum, que ce pays n'a vocation, à plus ou moins long terme, que d'exister dans sa tête (et subséquemment un peu dans la nôtre), ...
... au profit de sa propre créativité et dans la mesure où il a l'inventé pour conter ce pays, la langue que l'on appelle, abusivement selon certain photographes peu réceptifs à sa poésie mas pertinemment selon des chroniqueurs à la plume enjouée (et parfois vantée), ...
...le Klokobetz et qui lui permet moult digressions ô combien bavardes et nonobstant poétiques, je parle évidemment de son éminence sérénissime, danseusissime et bellevoixissime, l'envoûtantissime Labyala Fela Da Jawid Fel Nosfell, ce qui signifie, ...
... si toutefois l'on en croit sans garantie l'encyclopédie ancestrale et ô combien méritoire Wikipedia, coopérative et néanmoins solidissime, celui qui marche et qui guérit, personnage vibrionnant à la guitare et à la voix fantasque, accompagné ou dirait-on presque (le suggère la pochette d'un récent album), porté, par l'excellentissime violoniste et plus récemment choriste Pierre Lebourgeois, ...
... et qui en la belle soirée d'hier, hum, nous fit encore une fois l'honneur, presque deux années après nous avoir charmé au point que nous en versâmes, c'est étrange de l'avouer, des larmes de joie , peut-être dûes à l'alcool mais aussi à une inconstestable euphorie, aux Eurockéennes de Belfort 2005 en compagnie des non moins extraordinaires Ez3kiel (une performance dont les chroniques complètes, hum, sont contées dans le grand livre de Concertandco ...
... pour qui saura les rechercher, avec humilité et curiosité), ce personnage nous fit encore l'honneur, disai-je, d'un concert voluptueux, fantasque, terriblement rock'n'roll à la fois que charmeur, dévoilant en tant que de besoin ses charmants tatouages, ...
... causant même et, hum, selon leurs dires quelques émotions chez de jolies demoiselles et peut-être même de beaux messieurs, Labyala Nosfell au caractère si peu consensuel mais à l'univers si personnel, qui en une dizaine de chansons à peine (mais en presque deux heures), ...
... emporta comme à l'accoutumée diraient, hum, les plus fâcheux rabat-joie, l'assemblée du lieu qu'on appelle le Poste à Galène en des contrées par elle encore ignorées, spectacle pour lequel votre serviteur a pensé, hum, avec vantardise et fatuité sans doute, ...
... qu'il serait capable et à la fois pertinent en quelques mots d'en rendre compte, afin que la mémoire en reste, si tant est qu'un tel prodige fut réellement possible, aux heureux spectateurs, et au risque assumé de subir force quolibets de la part de certains punks de petite taille dont votre serviteur savait bien qu'il encourait de vives moqueries...
... mais ne put faire autrement, vous l'en pardonnerez l'espère-t-il devant l'ampleur du conte, hum, dans lequel il s'est lancé, se consolant à l'idée qu'au moins certain photographe aurait les plus grandes difficultés à l'illustrer selon ses habitudes.
Photos Pirlouiiiit qui a une nouvelle fois trouvé que Nosfell en faisait trop ... mimiques exagérées, trop manieré, trop de tremolo dans la voix, trop de contorsions ... Réagir à cette critique
Nosfell - 27 juin 2007 - Poste à Galène - Marseille
Quelle bonne, très bonne, surprise que ce concert !! J'avais beaucoup aimé les deux albums de Nosfell et on m'avait dit tellement de bien de lui sur scène que j'avais peur d'être un peu déçue, comme .../...
Quelle bonne, très bonne, surprise que ce concert !! J’avais beaucoup aimé les deux albums de Nosfell et on m’avait dit tellement de bien de lui sur scène que j’avais peur d’être un peu déçue, comme c’est souvent le cas quand on s’attend à quelque chose de très bon.
Et bien non, ce ne fut pas le cas. Cet artiste est complètement hallucinant sur scène, déjà par l’espace scénique, le contrebassiste d’un côté et lui de l’autre. Histoires surnaturelles, chant surnaturel lui aussi (comment passer d’une voix grave et puissante à cette fine voix, féminine et poétique ?), beat box, danse…
Au départ partie pour un concert de « chanson », je suis très surprise d’entendre du rock super pêchu et envoûtant, une sorte de trip hop super rythmé…
Sa musique a des tas d’influences (notamment celle de Jeff Buckley) ; on reconnaît de nombreuses intonations vocales mais aussi différentes musiques qui laissent à deviner la culture musicale du jeune homme.
Une des choses les plus marquantes est sans doute le fait d’avoir réinventé quelque chose du chant, des bruits et du son que l’homme peut faire avec les seuls instruments que sont sa bouche et sa voix.
Au final, ce concert est extrêmement touchant de sensibilité, de sincérité autant que de légèreté.
Photos Pirlouiiiit qui trouve toujours que Nosfell en fait beaucoup trop sur scene ...
>> Réponse (le 28/06/2007 par Mystic Punk Pinguin)
La magie opère dès le premier morceau qui se conclut de façon hallucinante, la réaction du public est inhabituelle. .../...La suite