́Electro-pop minimaliste & folk mutant. Ces bavarois délivrent un mélange de musique digitale et organique où l'électronica délicate tient une belle place, où des guitares cristallines se font reines de mélodies tourbillonnantes, où le tout forme une pop déviante et déchirante.
Festival de Bénicassim 2002 - 2, 3, 4 aôut 2002 - Bénicassim (Espagne) Le Festival de Bénicassim 2002 a laissé un souvenir impérissable à ceux qui ont eux la chance d'aller passer trois jours sur son site. Une programmation extraodinaire pour le fan de pop et d'électro .../...
Le Festival de Bénicassim 2002 a laissé un souvenir impérissable à ceux qui ont eux la chance d'aller passer trois jours sur son site. Une programmation extraodinaire pour le fan de pop et d'électro (Radiohead, The Cure, Chemical Brothers...) un climat torride, des festivaliers enthousiastes et conviviaux, une mer chaude... Que demandez de plus ?
Retour sur l'édition 2002, jour par jour : (Cliquez sur les liens)
>> Réponse (le 30/11/2006) Yes, j'y étais aussi la même année, j'ai fait les 3 jours plus la teuf du lundi soir sur la plage, chouette festival, .../...La suite
The Coral, Interpol, Dj Shadow, The Notwist...(La Route du Rock 2002) - 9, 10, et 11 Aout 20 - St Malo, Fort de St Père L'édition 2002 de la Route du Rock restera dans les annales pour des raisons surtout climatiques : la pluie torentielle du premier soir et le mauvais temps global auront parfois davantage marqué les .../...
L'édition 2002 de la Route du Rock restera dans les annales pour des raisons surtout climatiques : la pluie torentielle du premier soir et le mauvais temps global auront parfois davantage marqué les festivaliers que certains concerts anecdotiques. Le parti pris "découverte" de ce rendez-vous est une prise de risques des plus audacieuses ("rock" en somme) qui ont fait sa réputation mais cette année on ne peut pas signaler de révélation marquante à la vue de groupes anecdotiques comme DESTROYER ou prétentieux comme TRASH PALACE, projet erotico gnangnan dans lequel s'est illustré un bien pathétique Brian Molko pour une reprise poussive de "Je t'aime moi non plus", un non-évènement parmi d'autres déceptions et (quand même !) des bons moments là où on ne les attendait pas forcément.
THE CORAL ouvre les hostilités de manière stupéfiante avec un rock instruit et psychédelique qui tranche avec la mode revival garage du moment. J'avais déjà beaucoup aimé leur single "Shadows fall" et son passage Charleston déjà culte mais sur scène c'est encore mieux, ils digèrent leurs influences américaines avec un naturel déconcertant aidés vu leurs tronches et leurs mouvements saccadés de substances plus ou moins illicites.
DEPARTURE LOUNGE sont bien moins originaux mais tout aussi talentueux. Leur pop tranquille se laisse très agréablement écouter, c'est bien interprété, bien chanté et en plus ça ne se prend pas trop au serieux, comme le montre leur reprise réussie du tube r'n'b' des Destiny's Child "Survivor".
INTERPOL n'avait pas encore sorti leur album "Turn on the bright lights" mais ils étaient déjà entouré d'une hype assourdissante au vu de leur prestation dans ces mêmes lieux lors de la précédente édition. Difficile de crier au génie quand on a l'impression d'avoir déjà entendu ce rock référencé 80's des milliers de fois. Mais en même temps impossible de dénigrer ces New Yorkais efficaces et qui y croient, et livrent un concert aussi habité que les légendes à qui on les compare, avec un chanteur dont la voix sombre met tout le monde d'accord.
On change de registre avec les norvegiens encensés de ROYKSOPP aussi lumineux sur disque que laborieux sur scène, avec des effets visuels très cheap et peu de différence avec leur album si ce n'est une orientation plus dancefloor obligée mais pas forcément représentative de leur style. Leur remix du "What does it feel like" de Felix da Housecat est une des rares surprises de ce set bien trop convenu, c'est dire.
THE DIVINE COMEDY je serai trop epuisé pour les voir en entier mais à ce que j'ai entendu c'était un best of des kitcheries de Neil Hannon vace du bon ("Tonight we fly") et du moins bon, dommage que les conditions désastreuses du site ne m'ont par permis d'apprécier, tout comme le show paraît-il apocalyptique de PROGRAMME. Demain est un autre jour.
ELECTRIC SOFT PARADE survit plutôt au buzz dispropotionné qui avait suivi la sorti de leur 1er disque intéressant mais en rien renversant. Ils jouent leurs chansons sans complexe, des morceaux entraînants et bien écrits. Mention au dernier "Silent to the dark" long de 9 minutes et à la conclusion assez folle, qui laisse augurer du meilleur pour la suite des aventures de ces très jeunes lads.
KID LOCO fait oublier le scepticisme qui avaient frappé bons nombre d'auditeurs de son récent "Kill your darlings", le virage "classic rock" qu'ont prit ses chansons autrefois plus electro est en fait taillé pour la scène, où le groove discret ne dissimule jamais le manque d'inspiration. Quelques titres avec la voix de Departure Lounge et d'autres plus anciens comme "She's my lover" pour un résultat très convaincant.
JEAN LOUIS MURAT était déjà connu pour ses coups de gueule imprévisibles sur les plateaux tv qui contrastaient avec la douceur de sa musique. Ce soir c'est clair il a envie de faire chier son monde et c'est réussi, il chante faux et massacre ses pourtant bonnes chansons façon rock 'n' roll ponctué de "yeah" assez navrants.
ARCHIVE joue avec nos nerfs avec une science du son assez remarquable avec des envolées très impressionantes mais leur chanteur est une vraie plaie, confondant émotion et grandiloquence. Du coup ce qui aurait pu être du trip-rock progressif audacieux ressemble à s'y méprendre aux daubes fm très en vogue style Puddle of Mudd.
Le lendemain on se dit que ce sera difficile de faire plus inégal et finalemnt on aura droit à du bon voire du très bon à l'exception notable des LEAVES qui nous prouvent enfin qu'il n'y a pas que des groupes géniaux en Islande, ceux-là sont franchement pénibles.
THE BEES j'ai bien aimé, surtout parce que j'adore les cuivres dans la pop, de Belle & Sebastian aux Specials mais pas seulement pour ça. Ces anglais doués à l'instar de The Coral vu auparavant se jouent des modes et composent une musique intemporelle qui passe très bien en live.
THE NOTWIST auraient pu livrer un excellent concert si il n'y avait pas eu autant de larsens mais dans l'ensemble leur mélange neworderesque de rock et d'électro installe une atmosphère des plus prenantes où l'improvisation a aussi sa place.
BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB ne m'avaient pas franchement enthousiasmé en disque mais sur scène ils se revèlent très bons, classique certes mais énergiques à souhait. La transposition de leurs singles "Love burns" et "Whatever happened to my rock 'n' roll" en est la preuve étincelante.
SUEDE ne se foulent pas trop et jouent leurs tubes et quelques nouveaux titres qui ressemblent beaucoup aux anciens, avec juste ce qui faut de touche glam, la folie brit pop semble loin et le viellissant Brett ne saurait nous faire oublier que c'était Sigur Ros qui devait être l'apothéose du festival, finalement ce sera...
DJ SHADOW bien plus humble mais devenu une star malgré lui vu l'excellence de ses productions. Son nouveau set est plus interessant que son dernier passage à St Malo, les visuels vont très bien avec ses mixes, le son est excellent et finalement on se dit que ça valait le coup de rester jusqu'à la fin.
Bilan mitigé donc, avec un gros bémol du coté du mauvais temps et de l'organisation assez chaotique mais des choix artistisques pertinents et quelques bons souvenirs musicaux et extra musicaux mais sera-ce suffisant pour donner envie d'y gouter à nouveau ? Réponse l'an prochain.
La Route du Rock 2002 - 9, 10 , 11 aout 2002 - St Malo 9 aout:
C'est sous une pluie terrible que commence les hostilités avec THE CORAL, groupe de jeunes branleurs de Liverpool qui finira à tous les coups dans les stades, tant leur musique présente une .../...
9 aout:
C'est sous une pluie terrible que commence les hostilités avec THE CORAL, groupe de jeunes branleurs de Liverpool qui finira à tous les coups dans les stades, tant leur musique présente une fraicheur, une énergie assez rare actuellement. Dommage qu'ils soient passés aussi tôt, mais on les reverra bientôt en tête d'affiche... Par contre, ce n'est pas DEPARTURE LOUNGE qui nous aura fait oublier les trombes d'eau, leur pop fadasse ne réchauffant en rien le coeur du public héroïque du fort st père. Seul INTERPOL aura réussi ce soir-là la fusion de la pluie et de la vapeur montant du public. Ce groupe déjà présent l'année dernière est fantastique et même si sa musique n'a rien d'original (Joy division et new wave...), nos 5 musiciens la jouent avec une telle force que l'on ne peux qu'etre emporté...
Pause déjeuner pendant ROYKSOPP donc pas vu.
La grande déception de la soirée, hormis la météo, ce fut la DIVINE COMEDY... Après trois chansons massacrées dans des larsens de guitare accoustique et de contrebasse, je préfère plier bagage et fuir la pluie et la boue, ratant PROGRAMME au passage...
10 Aout
Une météo plus clémente, mais un fort st père transformé en champ de boue, les concerts redémarrent avec notre gagnant du pire concert du festival, j'ai nommé the DESTROYER. No comment. ELECTRIQUE SOFT PARADE fait une prestation moyenne, surtout vu le foin qu'a provoqué la sortie de leur album. KID LOCO confirme tout le bien que l'on pense de cet ancien de chez BONDAGE, avec une musique taillée pour les festivals, musique empruntant autant au velvet qu'à la french touch. Bien qu'étant fan de MURAT, j'ai été assez interloqué de la prestation de notre jean lou national que j'ai trouvé très hors-propos dans le cadre de ce festival. ARCHIVE aurait put fournir un excellent concert s'il n'y avait dans leur musique (et dans leur deux derniers albums) des réminiscences de pop international à deux balles, style B.O du dernier W.Dysney... Il aura donc fallu attendre le dernier concert pour se trouver enfin enthousiasmé par un goupe .
Dans TRASH PALACE, il y a autant à voir qu'à écouter. Comme ils le disent eux-même, c'est un groupe de Disco punk déglingué, paillard comme JL MURAT, corbeau glam comme BRIAN MOLKO, ces deux-là étant parmis d'autre les chanteurs de ce groupe orgiaque. A ne pas rater si vous pouvez voir ca.
11 aout
Vu l'affiche du jour et la météo (peu de pluie), beaucoup on l'impression que le festival ne commence que ce jour...
et ca commence bien avec the BEES, un folk pop joliment troussé. THE LEAVES est également une bonne surprise, un peu de power pop venant d'Islande ne faisant jamais de mal. NOTWIST. Le concert du festival. Les voilà enfin, les frissons. Je ne présente pas ce groupe, tout le monde les connait mais sachez que c'et un groupe fantastique sur scène. Génial. BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB enfonce le clou. Son seul défaut, comme INTERPOL est de ne pas être très original mais ils font un super concert... Et enfin, le grand retour en france de SUEDE, qui ravira tous les vieux de la vieille, sans pour autant casser la baraque. Après un enchaînement pareil, je peux aller me coucher et tant pis pour DJ SHADOW....
Bref dommage pour la météo mais bon festival:
meilleurs concerts : NOTWIST,INTERPOL, TRASH PALACE
révélation : ThE CORAL, THE CORAL ,THE CORAL
raté du festival: DESTROYER, DIVINE COMEDY,MURAT
The Notwist (Benicàssim 2002) - 2 août 2002 - Escenario Fiferbib.com, Benicàssim (Espagne) Fidèles à leur attitude discrète, les allemands de The Notwist ont donné un concert sans dimension visuelle où tout reposait sur la qualité et l'interprétation de chaque titre. Le groupe a donné le .../...
Fidèles à leur attitude discrète, les allemands de The Notwist ont donné un concert sans dimension visuelle où tout reposait sur la qualité et l’interprétation de chaque titre. Le groupe a donné le même type de spectacle qu’au Festival de Sédières : on ne change pas une formule qui marche en pleine tournée mondiale !
En ce vendredi 2 août à Benicàssim, le répertoire était principalement axé sur le dernier album, Neon Golden, un véritable bonheur de finesse, d’originalité et de songwriting electro pop. En s’appuyant sur ces dix chansons magnifiques et en les remixant selon l’humeur du moment, The Notwist a fait bouger le très nombreux public réuni sous le chapiteau Fiberfib.com.
Une fois qu’on est rentré dans l’ambiance des morceaux de ce quatuor, on ne veut plus en sortir ; les atmosphères vaporeuses succèdent aux déluges de guitares puis aux remix electro sans que personne n’ait envie de descendre en marche !
Comme le groupe de Weilheim est particulièrement prolifique, il faut espérer qu’un nouvel album du calibre de Neon Golden soit déjà en route ! L’avenir s’annonce radieux pour ces quatre informaticiens doués s’ils arrivent à maintenir un tel niveau de performance… Réagir à cette critique
Salut,
voilà mon compte rendu de ces trois jours passés à Benicassim qui si il n'a pas reservé de grosses suprises, s'est revelé à la hauteur des ambitions des programmateurs : à part Reading difficile d'aligner autant de bons groupes pop, rock et electro comme ceux que j'ai vu.
J'y étais déjà allé en 99 et depuis le site s'est agrandi avec deux nouvelles scènes sous chapiteau, une tente chill out où il y eut un BJORK MIX très couru (vu la queue on imagine l'hysterie si l'islandaise avait été là) et une espace adsl d'où j'ai pu vous écrire l'autre jour.
Premiers concerts vendredi avec les mancuniens de IAM KLOOT qui jouent un folk acoustique très agréable avec des paroles vachardes (resumées par le leader par un leitmotiv "this a song about ... and disaster") et des mélodies addictives à souhait comme "Twist" ou "86's tv". THE NOTWIST n'ont pas fait que sortir un des meilleurs albums de l'année, ce sont aussi des performers hors pair, avec un set parfait très new order certes mais franchement excellent. Mention à un instrumental impressionant et à "Pilot" leur tube joué en dernier.
Une petite curiosité pour continuer les NOSOTRASH groupe de filles espagnol apparament assez connu là bas, le public chantait plusieurs de leurs compos qui ne depassent pas 2 minutes. Charmantes et sans prétention aucune, dommage que je ne comprenne pas leur langue. THE MONGOLFIER BROTHERS est un de ces groupes rares dont les albums sont difficilement trouvables chez nous et c'est bien dommage : une musique lente et assez sublime, magnifiée par la voix de Roger Quigley qui m'a fait un peu penser à Morissey, intimiste à souhait.
Tout le contraire de MISS KITTIN AND THE HACKER qui fut une des grosses claques du festival : une foule en délire, des dizaines de photographes, l'évenement était attendu. Caroline est encore plus belle et coquine sur les photos et a une présence et un charisme telle que la futilité des paroles et son accent français ne sont que des détails.
Sur fond d'électro 80's et minimaliste elle danse comme une deratée, interpelle le public et le fait chanter ses desormais classiques "1982", "Life on mtv" et bien sûr "Franck Sinatra" et son mythique refrain "motherfuckers are so nice/suck my dick /and lick my ass". Elle finira ce show dantesque par une reprise du sweet dreams des Eurythmics on ne peut plus appropriée : une djette grenobloise propulsée sans perdre la tête (rencontrée plus tard sur le site elle sera encore plus attachante que sur scène) tient du rêve.
Après ça pas trop envie d'aller voir beugler MUSE, on ira donc se reposer un peu en se bouffant une bonne gauffre et reprendre ses esprits en sirotant une bonne bière. Et en pestant contre le système de paiement des lieux, faut d'abord acheter des tickets pour etre servis et en plus les tickets sont pas les memes selon les stands argh...
Tiens en parlant de stands, y a un grand choix de fringues, badges, disques et autres à prix raisonables, faut juste pas avoir peur de braver la cohue dans ces espaces assez reduits.
On verra ensuite DJ SHADOW mixer dans un chapiteau bondé quelques uns de ses morceaux cultes de "Endtroducing" à Unkle avec sa dexterité legandaire et un son impeccable. Pas resté jusqu'à la fin mais c'était excellent.
Beaucoup trop de monde et trop fatigué pour pleinement apprécier la tête d'affiche du soir, THE CURE, d'autant que la bande à Robert Smith ne joue que des chansons récentes et lentes ce qui rime hélas un peu avec chiantes. Pas grave on aura quand même vu de (pas trop) près une légende et bien merite quelques heures de sommeil et miracle une douche !!
Samedi ça commence par une imposture bien de chez nous, les dj's du magazine MAGIC ! qui mixaient devant une vingtaine de journalistes sans réussir à attirer du monde. Pourtant ils passaient des bons morceaux ("let's push things forward" de The streets ou une selection de reprises assez jouissive) mais en dehors du milieu branché parisien la sauce ne prend pas, c'était assez risible de voir ces accredités avec badge se prendre en photo et se regarder, en attendant certainement d'écrire que c'était génial dans leur numéro de rentrée.
On est bien content de les laisser pour aller voir les insaisissables JACK et leur chanteur habité, un drôle de concert hanté par une violoniste et un guitariste déchiré à je ne sais quelle substance, jonglant avec les style d'une chanson à l'autre.
Presentée comme la Cat Power espagnole, AROAH séduit avec des morceaux de folk tristes et calmes chantés sur un ton monocorde mais avec beaucoup de conviction. A découvrir sur disque pour les amateurs, idéal pour reprendre des forces avant le groove délirant des écossais de THE BETA BAND, un des meilleurs groupes de cette cuvée 2002.
Tous ceux qui connaissent leurs 3 ep's le savent, la musique de ces gars est totalement inclassable entre pop, rock, hip hop, electro parfois dans la même chanson. Sur scène c'est tout aussi fou et boosté par un son énorme, des danses bizarres et des visuels à se tordre de rire. Quand ils enchainent des chansons au psychedelisme contagieux comme "Dry the rain", "Inner meet me" ou le magnifique "She's the one" l'ambiance atteint des sommets qu'il sera difficile de rencontrer par la suite.
Ce sont les pourtant très bons SUPER FURRY ANIMALS qui feront les frais de ce choc, leur concert sur la grande scène est pas mal mais il leur manque la folie des meilleurs jours et de leur morceau "Nothern lites" qu'ils n'ont scandaleument pas joué, vraiment dommage mais bon j'étais surtout venu sur ce très grand espace pour mes idoles intimes BELLE AND SEBASTIAN.
Je pense vous avoir suffisament rabaché les oreilles avec ce groupe, pour moi l'un des plus doués de ces dernières années. Si en France ils se font très discrets, c'est la deuxième fois qu'ils viennent à Benicassim et vu le nombre de t-shirts ils comptent de nombreux fans alors que leur musique n'est pas franchement du rock de stades.
Ca sera mon seul regret, les voir dans une scène immense et entouré d'une foule disproportionée à mon gout.
Sinon c'était un moment magique, ils ont joué quelques unes de leurs merveilles "Dog on wheels", "Like Dylan in the movies", "Sleep the clock around", "The boy with the arab strap", le superbe "Lazy line painter jane" avec Monica Queen et pour finir un "Legal man" survolté et delicieusement 60's.
Direction ensuite le chapiteau où évoluent les sous estimés SAINT ETIENNE qui ont joué quelques morceaux inédits dans la lignée du précédent. Des sucreries electro-pop susurées par une Sarah Cracknell toujours aussi craquante qui reçut d'un admirateur un maillot de foot de l'équipe stéphanoise à son nom, super moment de complicité et bon concert dans l'ensemble.
Pour RADIOHEAD c'est une autre histoire, impossible de s'approcher avant une bonne demi heure vu le troupeau (je n'emploie pas ce terme au hasard) de fans agglutinés depuis le debut de l'après midi alors qu'ils ne jouaient qu'à 2 heures du mat'. C'est donc assis au départ et en regardant l'écran géant que les vois pour la 3ème fois. C'est toujours aussi bien mais je suis moins fan qu'avant, l'enthousiame n'y est plus trop et c'est surtout quand ils joueront des morceaux de "The bends" et "Ok computer" que j'apprécierai. Impressionant en tout cas de voir autant de gens pour une musique aussi complexe, le charisme indéniable de Thom Yorke y est sans doute pour beaucoup.
Ca y est on peut enfin avancer maintenant que les fans vont se coucher et c'est parti pour une heure de pur rock n' roll, du vrai avec PRIMAL SCREAM qui mettent le feu alors qu'on est déjà bien crevé.
Assez éloigné du son electro de leurs derniers disques mais avant tout autant d'énergie ils enchaineront des bombes comme "Miss Lucifer" ou "Swastikkka eyes" devant un public en folie, on ne pouvait pas mieux terminer cette 2ème journée, trop épuisés pour danser à 5 heures du mat avec RINOCEROSE mais bon il vaut mieux se ménager la suite.
Dimanche enfin, on pense que le meilleur est derière nous vu le nombre de groupes espagnols dans l'après midi qui parraissent bien gentils sous le chapiteau fiberfib. CARROTS ouvrent le bal avec des mélodies mille fois entendues mais avec une fraicheur et une bonne humeur communicative qui faisait un peu penser aux Monkees, dispensable mais sympa quand même.
On sera un peu moins indulgent avec NICE MAN qui jouait un "pop-opera" assez incompréhensible : entre chaque chanson (assez banales il faut bien le dire) le chanteur racontait une histoire et faisait des blagues qui tombaient un peu à plat. NEIL HASTEAD n'est pas tout à fait un inconnu vu qu'il a déjà sorti des disques avec son groupe Mojave 3, de la pop countrysante très calme et sans grand génie, parasitée qui plus est par des larsens facheux.
Ca ne s'arrange guère avec le belle DOT ALISON qui remplaçait en dernière minute l'autrement plus original Cornelius qui avait annulé. C'est pas que ça soit nul ce qu'elle fait, la musique electro pop n'est pas désagrable mais ça manque cruellement de mélodies et de chansons, impossible de dissocier un titre de l'autre et de ne pas bailler...
Du coup on ira à mi chemin voir PERRY BLAKE qui lui est un authentique songwriter, inégal sur disque certes mais capable du meilleur. En live il assure avec une classe toute irlandaise, une voix de velours, un coté distant assez marrant (quand il se moque du son moyen de la scène qui lui donne l'impression de "chanter dans une baignoire" où quand il dit à un fan qui l'interpelle de loin de lui ecrire par mail). Un coté soul très plaisant sur "The road to Hollywood" et pour finir son chef d'oeuvre de spleen qu'est "The Hunchback of San Francisco" la chanson pour les lonely de la planète qui prend toute sa dimension sur scène.
Après ce grand moment presque inesperé, les choses serieuses recommencent sur la grande scène avec les DOVES qui triomphent avec un set parfait de rock emphatique et maitrisé, les mélodies imparables de "Pounding", "There goes the fear", "Catch the sun" et "Here it comes" mettent tout le monde d'accord et l'instrumental de fin cloturait en beauté un des meilleurs concerts rock vu ces jours-ci.
Viennent ensuite les stars de la britpop SUEDE, rarement convaincants sur disque mais très efficaces en live, notament avec le cabotinage forcené de Brett Anderson qui chante toujours aussi bien même s'il en fait des caisses.
Et ses fans garçons et filles auront apprécié les déhanchements en jean moulant. Plus glam tu meurs ! Mais pour ces tubes imparables que sont "She's in fashion", "Animal nitrate" et "Trash" on ne fera pas la fine bouche cette fois.
Surtout qu'après il y'a le must de la soirée : les CHEMICAL BROTHERS et leur armada technologique d'effets visuels et leurs machines infernales prètes à faire danser les quelques 30 000 rockers et clubbers unis sous les rhytmes effernés de "Star guitar", "Out of control", "Block rockin'beats" et surtout "Hey boy, hey girl" dont la foule reprend en coeur l'infernal gimmick "Superstars dj's here we go !!!!". Les morceaux sont transformés avec un tel talent que ça depasse le cadre du simple mix, le son est cataclymisque (il parait que ça s'entendait du camping) et même après trois nuits blanches et une vingtaine de concerts, impossible de ne pas danser.
C'est aux versaillais de AIR qu'incombe la lourde tache de succèder aux freres chimiques et par la même occasion de finir ce festival, tache qu'ils s'acquiteront avec beaucoup de subtilité avec des instrumentaux de toute beauté, des fulgurances ici et là ("Don't be light"), un magnifique "Playground love" chanté par Jason falkner, des vieux tubes méconnaissables comme "Sexy boy" et "Kelly watch the stars" dans une atmosphère qui leur est particulière. le parfait concert chill-out qu'il fallait pour redescendre en douceur et garder des dernières forces pour défaire les tente et rejoindre le car, épuisés mais heureux. J'ai beau aller chaque été depuis 4 ans à des festivals d'été c'est une experience toujours aussi excitante qui a le mérite de dépayser et d'oublier quelques temps les soucis et la routine.
Prochaine étape la route du rock à St malo, d'ici là à bientôt et vive la musique !!! Réagir à cette critique