L'engagement et la tchatche du Massilia Sound System rencontre les guitares et l'énergie punk du Clash : le mélange fait boum et le public est instantanément scotché au plafond.
Lux B, Comme un Fumigène (apéro hommage à Lux Botté) - 22 juillet 2008 - Le Balthazar, Marseille
"Le petit bonhomme du Massilia Sound System s'en est allé... Lux B, fameux fouteur de oaï (il en déversait même le trop-plein dans l'explosif groupe de punk-aïoli Oai Star), enflammait les foules .../...
"Le petit bonhomme du Massilia Sound System s'en est allé... Lux B, fameux fouteur de oaï (il en déversait même le trop-plein dans l'explosif groupe de punk-aïoli Oai Star), enflammait les foules avec son esprit de punk, sa tchatche de prédicateur et son look ... de collègue de pétanque, lors des concerts du MSS qu'il avait rejoint depuis 15 ans !
Disponible et gentil, il faisait partie de ces artiste qui s'intéressaient toujours à LiveinMarseille, venant inaugurer les expo-photos, réagissant aux chroniques de disques et nous remerciant pour nos retours de concert... il est vrai toujours très enthousiastes, et sans se forcer encore.
Ceci jusqu'à qu'il soit attaqué par cette saloperie de petite maladie vicelarde... Après Philippe de la Machine à Coudre, cette vieille salope de Camarde continue son marché dans les piliers historique de la scène marseillaise - espérons qu'elle a son dû pour le moment, et serrons-nous tous ensemble pour faire bloc et l'envoyer... à Lourdes.
Un hommage-moulon lui sera rendu mardi 22 Juillet à 19 heures au Balthazar - espérons-le que la seule présence bleue cette fois-ci, sera celle de la Méditerranée qu'il a tant célébrée. Oh Lux, dis-voir, est-ce qu'elle est aussi bleue vue de la haut ?"...
Pas grand-chose à ajouter, ce qui fut dit fut fait. C'est la deuxième et sans doute, espérons-le, la dernière chronique que j'écris sur un non-concert au Balthazar, ça commence à bien faire. Et encore l'autre fois on pouvait (presque) en rire - y'avait pas mort d'homme, juste le muselage finaud d'un groupe militant et emmerdement en règle d'une population un poil trop gauchiste par la municipalité et sa police (ou le contraire). Cela étant on avait déjà pas trop rigolé, en fait.
Ce coup-ci c'est pire : le petit Lux B s'en est allé. On est tous là ce soir, c'est même pas vraiment triste puisqu'il y a de la musique, du pastis offert, et que tout le monde est là, Plaine/Chourmo/musiciens/spectateurs, amis et collègues quoi... Et qu'on l'entend gueuler dans le micro entre chaque titre, le père Botté, c'est curieux comme impression, il anime comme qui dirait son propre pot de départ ! Enfin j'imagine que ça le fait bien marrer. Et puis, il nous reste plein de chouettesdisques, et plein de souvenirs de concertsendiablés pour se tenir chaud et éloigner les cònòs...
Il y a aussi un petit livre-hommage où laisser un mot, avec de jolies photos. J'imagine qu'il va rester un peu au Balthazar, allez le voir ! Lux, te souviens-tu de ce que tu avais marqué dans le livre d'or d'une expo photo de LiveinMarseille, au Tournez la Page ? ... Eh bien LiveinMarseille a mis la même chose dans le tien, avec une pensée pour un chanteur non seulement doué mais vraiment sympathique - avec ton collègue Gari, vous n'avez jamais raté une réponse à nos chroniques... Et donc probablement aucune autre sollicitation plus importante.
A part ça, le Balthazar ne donne pas de concerts, ni ce soir ni cet été, mais des apéros (slam / scène ouverte), il faut donc faire tourner la boîte pour pas qu'elle périclite. Ca tombe bien, l'été à Marseille s'annonce merdique, buvons donc des coups tous ensemble en attendant des jours meilleurs ... Et espérons que quelqu'un va se sentir de ramasser le mégaphone où tu l'as laché, pour porter à son tour la bonne parole car on a beau dire, y'a pas d'arrangements...
Non, non, non, non, non pas question,
De mener une vie à la con,
Allons danser autour d'un feu de camp,
Avec du vin et du boucan !
Bien sûr il est possible et même demandé de laisser toute impression sur le performer envolé, en réaction à cette chronique, surtout si vous auriez aimé venir...
PS : Des jolies photos de Lux B en concert par Pirlouiiiit : ici.
Une interview de Lux B en 2002 sur la genèse de Oai Star, par François : là. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 23/07/2008 par Steph&Gaël) Bonsoir et merci de nous téléporter là où on aurait voulu être aujourd'hui. Triste journée... On a passé les cds... Par .../...La suite
>> Réponse (le 23/07/2008 par zeu western manooch) A la tienne Lux,
C'est con, pas de prochaine,
Ah !! Si la vie nous avais laissé un peu plus de temps...
A la .../...La suite
>> Réponse (le 05/09/2008 par CyrilB) Maximum respect B.
Une pensées pour toi et tous les tiens.
Aioli
La suite
Oai Star + Marcel et son orchestre - 19 avril 2007 - L'Usine - Istres Ce soir, direction l'Usine à Istres, une salle que j'aime beaucoup pour sa configuration, son accoustique, ses différentes bières, et sa programmation, non pas pour voir un enième concert Metal, mais .../...
Ce soir, direction l'Usine à Istres, une salle que j'aime beaucoup pour sa configuration, son accoustique, ses différentes bières, et sa programmation, non pas pour voir un enième concert Metal, mais bel et bien pour du rock marseillais ! Même si Marcel et son orchestre sont headliners, et que ca me permettait donc de savoir à quoi ca ressemblait, depuis le temps que j'en entend parler, mon but avoué etait de revoir les Oai Star, groupe de reggae-rock marseillais que j'avais découvert et enormément apprécié lors de la dernière édition de la Fiesta des Suds aux Docks, y a quelques mois.
Alors c'est quoi du reggae-rock marseillais au final ? C'est d'abord deux membres eminents des célèbres Massilia Sound System, ZE combo de ragga marseillais. Deux tchatcheurs invétérés, deux phénomènes qui foutent un joyeux bordel ! Ensuite, ce sont cinq autres zicos qui les accompagnent, et ca fait pas semblant de jouer ! Ca riffe, ca envoie des soli, ca cogne, ca sample, bref ca dépote ! Et par dessus tout, ca chante/tchatche en marseillais. Avec des expressions, des mots, des attitudes, qui font partie de notre langage courant et de notre vie quotidienne, mais inconnus souvent ailleurs.
Le mélange est détonnant, vraiment fun et efficace à la fois ! C'est pas compliqué, j'avais un grand sourire tout le long du set ! Dans la grande salle de l'Usine, ( coupée en deux par des rideaux, mais grande salle quand même, contrairement à tous les derniers lives rock ou metal que j'y ai fait ces derniers temps..), les Oai Star ont mis le feu ! Faut avouer que c'etait un peu bordélique, avec un son un peu trop fort, ayant le gros défaut de masquer les paroles assez souvent, et une energie qui partait dans tous les sens. Quel enthousiasme ! Et communicatif avec ca ! Dans le public ca bougeait sans cesse, ca dansait, ca pogotait sur certains titres ou passages vraiment punk-rock-hard, ca jumpait, ca faisait du bruit, bref une excellente ambiance.
Il y a eu trés peu de reggae comparativement à tous les morceaux rock. Ce qui m'allait trés bien, avec ce gros son de gratte, et le riff de "Enter Sandman" de Metallica m'a encore bien fait tripper, sans parler du final sur les gros accords du mythique "Smoke on the water" de Purple !
Avec tout ca, plus de francs moments de rigolade au regard de paroles bien délirantes ( "Bravo mon papa", "Le destructeur d'horodateur", "Mets les watts cousin"...), plus un vrai charisme des deux tchatcheurs en chef complètement à fond dedans, j'ai pas regretté le petit trajet en terre istréenne ! Et Seb qui les voyait pour la première fois ne me contredira pas je pense ;)
Stelist de ce que j'ai retenu :p
A la debuta
Bravo mon papa
Mets les watts cousin
Va à Lourdes
Le destructeur d'horodateur
Le poète du tiroir
And I smoke...
C'est une tres bonne journée
Comme un fumigène
Voyager intelligent
It's ok
Après cette débauche de fun, on retourne se rincer le gosier en squattant l'estrade de la petite salle où tronait une batterie solitaire. Je voulais en profiter aussi pour acheter les deux cds du groupe, mais y en avait plus, bien dommage pour eux et moi.
Après une assez longue attente, Marcel arrive enfin avec son orchestre, et là on passe à ce que j'appelerai du festif, trés bien maitrisé, le son est moins fort et excellent, le groupe en place, c'est trés carré, on sent qu'il y a pas mal d'années d'experience derrière. Evidemment, ca contraste avec le joyeux bordel des Oai Star !
Ce n'est pas désagréable du tout à ecouter et à voir, ils sont aussi sept sur scène,dont un saxo et une trompette, et certains d'entre eux sont fringués à la con, entre fille de bastringue, tahitienne et je sais pas quoi. C'est trés fun, et même si je ne suis pas au courant du délire initial, ca me botte pas mal. Les titres sont parfois reggae, parfois variètoche, un peu tout, et la sauce prend aisément.
Les Oai Star viendront taper le boeuf au moment où avec Seb on est retourné dix minutes dans la salle du bar, et le live s'achèvera par un "Les vaches font meuh meuh" fédérateur :D.
Une bien bonne soirée, au tarif d'entrée trés raisonnable, dans une ambiance un peu trop sage entre les groupes, mais ca change et ca fait pas de mal :)
Les Oai Star, comptez sur moi pour revenir vous voir bientôt.
Pour cette cloture de l'edition 2006 de la Fiesta des Suds, les Wampas etaient de la partie, ce qui a motivé ma présence en ces lieux, car malgré leur déjà longue carrière, et tout ce qu'on m'en a dit en bien, je n'ai jamais eu l'occasion de les voir des mes yeux. Alors pour la modique somme de 16 euros et des poussières, nous n'allions pas nous priver avec Shaggy, Foux et son pote d'Avignon.
Lorsque nous débarquons sur le site de la Fiesta, avec ses multiples stands, activités et scènes, nous allons directement nous rafraichir le gosier, parce que c'est pas tout ca, mais à 1 euro le pastaga, on va pas se priver :p Après s'être aussi rempli l'estomac d'un bon indien, on va voir la première prestation live du soir, sur la main stage se situant sous la passerelle.
Sur les planches, un genre de collectif de jeunes, et même trés jeunes danseurs, regroupés sous le nom Allez Les Jeunes. Et vous savez quoi ? Ben c'etait trés trés bien ! J'aime beaucoup la bonne danse (pas classique, entendons nous bien), et sur ce coup, y en avait de vraiment doués ! Ca allait de 6 ans à 18-20 ans à ce que j'ai pu voir. Y en avait une ribambelle. Certains etaient vraiment bons sur du break dance, du hip hop, du gros beat techno, ce genre de danse. Les chorégraphies etaient originales et diversifiées, toutes l'oeuvre d'un mec, à la base de ce mouvement à ce que j'ai compris. Et ca incluait des personnes handicapées en fauteuil roulant, participant aux chorégraphies, trés original et trés bien pensé.
Ce fut trés agréable à suivre, moi je suis fan des bons danseurs à la Michael Jackson ou suivant le mouvement Rice/hip hop/break. Et à n'en pas douter, quelques uns d'entre eux et elles peuvent aller plus loin, car ils etalaient tout leur talent avec enthousiasme et une joie communicative.
Une bien belle entrée en matière pour cette cloture de la Fiesta !
Le temps de boire quelques fly et bières, puis c'est au tour de Oai Star, groupe de ragga marseillais comportant deux membres eminents des Massilia Sound System, d'investir la scène. Quand je dis groupe de ragga, je me basais sur ce que m'avait dit Shaggy au préalable...
En fait le groupe va nous envoyer dans la tronche deux-trois titres de ragga/reggae typiques, mais pour le reste, ca va balancer du bon rock la plupart du temps, du punk parfois, et même du hard rock bourrinos, comme sur "Le destructeur d'horodateur", ou le final d'un autre titre, avec le riff de "Enter Sandman" de Metallica !
Car les gratteux ne font pas semblant, surtout le soliste, le batteur non plus, et le bassiste n'est pas en reste !
C'est une enorme surprise pour moi, car je prend un pied terrible, avec ces zicos qui rockent, et surtout ces deux fadas de Massilia au chant, qui sont egaux à eux même, c'est à dire marseillais dans le geste, l'attitude et les paroles ! Des morceaux délirants parfois, des engatses marrantes, bref ca boulèguait !
Le groupe ne se prend jamais au sérieux, enquillant un titre où ils disent que les Wampas c'est bidon, que les Oai star sont bidons, ils font s'agenouiller tout le public à l'image de ce que font les Wampas, mais de ce que faisait aussi Massilia, ca tchatche du baletti de la Joliette, de l'ohèmeuh, de la sègue...
Un vrai bonheur :) A revoir avec grand plaisir à l'occasion, sincèrement !
Et pour tout dire, heureusement pour moi qu'ils etaient là les Oai star, parce que les Wampas ... ben euh ... comment dire ...
Malgré tout le bien que j'en avais entendu (Emilie m'en parle depuis plus de 6 ans, Laurent m'avait dit que c'etait le feu...), malgré leur réputation scènique et celle de leur madman de chanteur ... ben j'ai été bien déçu. Finissant le show avec Shaggy assis à une table, les pieds sur celle ci à coté de la pizza et des samossas, devant un ecran géant et le son live à quelques mètres !
Alors bien sur, tous les fans intégristes vont me tomber dessus, mais je vais vite expliquer pourquoi je dis tout ca: parce qu'au vu de mes critères d'appréciation sur un concert, les Wampas ont un défaut rédhibitoire: je n'y trouve absolument AUCUN interêt musicalement parlant. Ce n'est même pas que j'aime pas, c'est que je trouve ca plat et sans aucune accroche à mes oreilles.
Alors ok, mister Wampas est un putain de showman, tout ce qu'on m'avait dit sur leurs prestations a été fait, du gros bidon sur lequel il se juche dans le public, au slam avec chaise, en passant par une energie débordante et un public qu'il fait asseoir, mais ca ne fait pas tout, loin de là. Les titres se ressemblent tous, avec souvent deux ou trois accords répétés à l'infini trés rapidement (c'est du Punk les Wampas ?), des paroles incompréhensibles du fait d'une accoustique qui nous permettait d'entendre nettement la voix ... mais pas d'en comprendre le sens ... bref, je décroche assez vite du phénomène Wampas dont j'ai un peu de mal à saisir le sens.
Le public présent est par contre à fond dedans, ca bouge beaucoup dedans, ca chante, ca adule son leader, jusqu'au comble de la reprise de Juvet ("Où sont les femmes"), où l'on peut voir plein de filles monter sur les planches, et pour certaines se jeter sur mister Wampas. Je ne dénigre pas son charisme, son energie, sa folie, mais tout ca me laisse un brin perplexe ... Dans le style barjot, je préfère largement Raoul Petite, avec des vraies chansons à mes oreilles.
Au moins j'aurai enfin vu ce groupe, je pourrai en parler en connaissance de cause. Et c'est peut etre pire de n'y trouver aucun interêt que de trouver ca pas trés bon...
Une soirée bien sympa en tous cas, avec deux performances bien gratifiantes sur trois (je zappe vite les Cowboys From Outerpsace qui jouaient sur la scène Cabaret, avec un son affreux, qui faisait passer leur trio rock trés bourrin), on va pas chipoter, on a connu bien pire ;)
Comme l'a déjà dit Java B-Boy dans sa critique sur K'Naan le 28 octobre, le cadre est magnifique, la déco est superbe , c’est une réussite et on se dit que l’équipe technique a bien bossé avec l’argent de nos impôts, mais la fiesta reste la fiesta. Difficile de voir tous les concerts car plusieurs groupes jouent en même temps. On va quand même pas se braquer puisqu'on dispose nous aussi d'invitations comme au moins 70 % des spectateurs mais c’est moins sympa pour ceux qui ont payé, même si pour 15 euros l'affiche était copieuse.
Allez les Jeunes ! un spectacle Hip-Hop d'excellente facture sur la scène passerelle pour nous mettre en bouche. Nous ne sommes pas amateurs, loin s'en faut, mais nous apprécions la qualité et le grand coeur de cette troupe qui met en scène toute la diversité et la vitalité de notre belle jeunesse.
Oaï Star : que du bonheur ! On ne les présente plus et le public ne s'y est pas trompé qui leur a fait un triomphe trés rock 'n roll en essayant, sur leur invite, de toucher le desous de la passerelle avec son crane.
Les Wampas : que du bonheur également. Du vrai punk rock à la française, une énergie et un délire communicatif : vive le pogo ! Didier était déchaîné et nous a gratifié d'un show absolument phénoménal avec un final totalement improbable, genre coït interrompu, proprement hallucinant de partage avec le public.
Vous l'avez compris à cause des difficultés énoncées plus haut nous n'avons pas bougé de la scène passerelle car quand le spectacle est bon les places y sont chères et nous ne vous parlerons donc pas ni de Remingway ni de Cowboys From Outerspace et c'est sans doute bien dommage de même que pour Zong pour qui la scène cabaret était devenue quasi innaccessible, située au delà des espaces discothèque et détente, et pour qui nous avons lâchement déserté.
A part ça le personnel de la sécu était encore une fois, comme l'avait remarqué Java B-Boy, détendu et courtois et c’est vraiment plutôt agréable même si l'on doit se séparer à regret de sa bouteille de Sanpé (rien qu'un peu d'eau) lors de la fouille à l'entrée pour des raisons que l'on a du mal à comprendre puisque on peut retrouver sa soeur ou sa cousine, quelquefois même en métal, en vente libre à l'intérieur où le moindre en-cas ou rafraîchissement est toujours aussi cher.
A l'anné prochaine !