| A peine rentré du Sénégal - où il vient d’enregistrer la bande son d’une comédie musicale - Omar Sosa est passé jeter quelques notes sur la grande scène de la Fiesta des suds à Marseille. il a terriblement bien fait ...  D’abord parce que ce virtuose cubain - qui tient autant de Thelonious Monk que d’Eddie Palmieri - est encore trop peu connu du public hexagonal. Ensuite parce que chacun de ses concerts est un moment de création grandiose, une vraie révélation, un concentré de bonheur ! D’autant qu’on s’attendait à le voir en duo avec le (génial) percussionniste vénézuélien Gustavo Osvaldes ... Et voilà qui débarque en sextet, en compagnie de 5 autres musiciens, annonçant la couleur dès le premier morceau en tapant frénétiquement sur les cordes de son Stenway grand ouvert.
 Aussitôt, le groupe s’envole dans un cocktail de rythmes afro cubains , superposés aux accents funk d’un batteur (Eliott Kavee) échevelé. Une basse profonde (Geoff Brennan) et épurée façon trip-hop, un saxophoniste inspiré (Sheldon Brown) ... Et le tour est joué ! Ajoutez à cela le flot hypnotique d’un certain Sub Zee (qui sévissait dans les années 90 aux côtés de Steve Coleman et des Metrics), posant son slam (dub poetry - poésie rappée) aux accents New-Yorkais, et vous comprendrez comment Omar Sosa Sextet a converti le frange la plus réfractaire d’un public majoritairement assis et quinquagénaire, qui ne devait certainement pas s’attendre à cela ! Et c’est tant mieux ...
 A Marseille, Omar a fait mouche. qui sait ce que nous réserve son prochain passage ? Réagir à cette critique
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