Le Festival de l'Art des Lieux, 4e édition.
Après Ste Marthe, La Rose et la Cayolle, débarquement à l'invitation de l'association
ARENES sur le Belvédère de Séon.
Comme d'habitude, l'idée est d'investir un endroit en friche, en projet, en devenir... pour y faire une belle fête, se mélanger aux habitants, discuter ensemble des possibilités offertes par l'endroit, et voir si quelque chose émerge de tout ça.
(Pour cause de Jack The Ripper la veille et de grosse fatigue le lendemain, je n'ai assisté qu'au samedi... si quelqu'un se sent de raconter l'avant et l'après ?)

Petite photo pour mémoire : le site du Figuier, une semaine avant (grosso modo, un dépotoir ancien recouvert d'herbes folles). Les bénévoles ont fait un sacré boulot et il faut les en féliciter ! Entre autres choses, une voiture entière (compressée en gros morceaux) a été sortie de la coulée verte.
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La bonne surprise de ce site, c'est le paysage : la vue tabasse grave, toute la rade depuis Callelongue jusqu'à la Côte Bleue. La cité voisine, la Viste, tire d'ailleurs son nom de cette vue magnifique. Les médias se demandent toujours pourquoi nos banlieues n'explosent pas - la vue apaisante n'aurait-elle pas un rôle dans tout ça ?
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Le site du figuier a été vigoureusement rafraîchi, débroussaillé, sécurisé : il accueillera les débats et certains concerts. On aperçoit les fameux T-shirt orange, ceux des bénévoles référents du festival (autrement appelés, les cerveaux).
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L'association
Recyclodrôme a mis en valeur les déchets retrouvés sur le site, donnant lieu à d'intéressantes perspectives sur l'art contemporain, ainsi qu'à une réflexion sur le monde qu'on va laisser derrière nous (notre ère géologique : le poubellien ou le plastifère supérieur ...)
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Une mère de famille m'a avoué que certains de ces déchets (bidons, seaux rouillés) pouvaient très bien avoir appartenu à sa famille qui habitait par là il y a 30 ans, notamment une vieille machine à coudre. Les déchets reprennent vie un instant, c'est presque émouvant...
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Mais l'Art des Lieux, c'est aussi et toujours des déambulations : ici la longue et belle promenade fait oublier la ville. Difficile de croire qu'on est dans le 15ème...
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La Traverse de la Chèvre a été décorée d'images et de textes réalisés par des habitants du coin. C'est carrément chouette, il y a d'ailleurs une scène de concert cachée pour les plus curieux.
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L'association Les Arts à la Pelle a interprété à sa façon le paysage, proposant des programmes télés reposants et inédits.
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On peut d'ailleurs écouter des sons au casque, des papiers sont fournis pour prendre des notes, délirer, faire de la poésie... c'est peut-être l'endroit où l'on réfléchit le mieux à l'art des lieux.
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L'après-midi aux Cyprès (grande scène), tribune ouverte pour les djeuns du quartier, ici les comoriens qui dansent pour draguer - les filles adorent.
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Une danseuse du ventre met une belle ambiance, soutenue par ses copines. Ca youyoute dans tous les sens.
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D'abord filmés à leur insu, les rappeurs me repèrent et prennent spontanément la pose qui tue... ils ont quand même pas l'air trop fiers 10 minutes avant de monter sur scène.
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La fanfare débraillée et plaisante des
Vagabontu qui a déjà mis des vrais morceaux de balkans dans la Fête du Soleil en 2005, accompagne le repas du soir au Cyprès.
On vend la Caravane débarque à 6 mais ne sont que trois à jouer, une chanson française musette-punk tout à fait plaisante, un petit air de V.R.P. - la classe.
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Ecoutés par un public de connaisseurs, où l'on reconnait les non moins fameux T-shirt bleus des bénévoles de base (autrement appelés, les muscles).
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Un peu plus tard dans la soirée, les très sympathiques
Musard jouent pour la deuxième fois (en tant que co-tenancier de la buvette, j'ai déjà assisté à leurs balances dans l'après-midi). On a aussi pu faire connaissance (comme d'habitude quand je dis que je suis de LiveinMarseille, la chanteuse m'a demandé si j'étais Pirlouiiiit, grmbl...)
Musard découvert en mars 2005 (au café Julien après Jeanne Cherhal) et dont je reconnais certaines chansons : c'était déjà sympa et ils ont bien progressé depuis. L'ajout d'un violon, un minimum de batterie assuré au pied par le guitariste : le son est complet et tient la route.
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Ils mettent une belle ambiance même si la pluie menace quelques instants. J'apprendrai ensuite qu'ils ont essuyé quelques jets de cailloux (hélas un classique de ce festival, ouvert à tous et gratuit)... Depuis le public je n'ai rien vu. Ah ! au fait,
Musard fait de la chanson française tendance swing manouche, assez rock quand même, et c'est juste vachement bien.
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Cette silhouette ô combien mystérieuse est celle qui apparaît à peu près à tous les concerts chauds de Marseille et alentours : notre wonder photographe Pirlouiiiiit évidemment, môssieu le chouchou de ces dames les chanteuses...
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Autre scène, autre style : après de longues et douloureuses balances,
Ultrateckel au Figuier, sa guitare, sa voix et ses boucles électro. Ses anciens compères de
Lo sont venus voir la bête dans son habitat naturel.
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Pas mal du tout mais à revoir dans de meilleures conditions, mieux éclairé et un peu plus captif (le site ouvert, les buvettes et les amis en pagaille incitent à la désinvolture du chroniqueur ...)
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En fin de programmation, nos vieilles connaissances les
D'Aqui Dub et comme leur nom l'indique, leur dub occitan d'ici. Parfaitement en place, leur musique donne envie de danser, les gens dansent et la poussière leur va droit dans la figure.
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Ce qui ne contribue certes pas à améliorer la mine du chanteur - on croit toujours, à tort, qu'il se fait affreusement chier. J'en ai discuté avec lui une fois, eh bien non, chanter c'est sa passion, mais il est comme ça. D'ailleurs il ne chanterait pas aussi bien, sinon ! Le tout se finit dans une sorte de transe orientale qui me trotte encore dans la tête 3 jours après. Du plaisir pur, et puis il ne tombe plus ni pluie ni cailloux sur la scène...
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Une fois que tout est fini et (presque) rangé, les oranges et les bleus se retrouvent à la buvette des cyprès : pas tout ça mais comme il y a eu moins de public que prévu, on n'a pas fini les fûts...
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Le trio
Baskatine agrémente le tout de valses en guingette, il fait doux, la nuit est belle et le paysage tabasse toujours autant... Une bien belle soirée sur le Belvédère de Séon.

A l'an prochain pour de nouvelles aventures ?
Ps 3
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