Cabaret groove chanson qui bouge. Elle parle de cul comme elle respire, naturellement, c'est tout. Mais aussi de chanson envoûtante poétique et sensuelle. Elle a su s'entourer de musiciens de tendance jazzy. Cela ne l'empêche nullement de parfois reprendre sa guitare seule sur scène pour un set plus cabaret gouailleur.
Oshen (festival Avec le Temps 2008) - 18 mars 2008 - Le Paradox - Marseille Mardi soir, 22h comme chaque semaine, j'entame mon retour de Radio Grenouille vers la Plaine à la recherche d'une fin de soirée sympathique. Ce soir et on peut même aisément dire cette semaine les .../...
Mardi soir, 22h comme chaque semaine, j’entame mon retour de Radio Grenouille vers la Plaine à la recherche d’une fin de soirée sympathique. Ce soir et on peut même aisément dire cette semaine les possibilités de sortir écouter de la bonne musique ne manquent pas ! Mano solo à l’espace julien et l’ « ex » marseillaise Oshen au Paradox se partagent l’affiche dans une zone de quelques mètres carrés. Assez tenté par la deuxième solution, Oshen donc, dont j’avais découvert il y a quelques temps le premier album et assez arrangé par l’horaire tardif (23h30) du début du show, je prenais donc la route du Paradox, lieu que par ailleurs je découvrais pour la première fois.
Le petit corridor qui longe le bar à l’entrée pour amener à la salle, me fait craindre un instant la config, « serré-serré ». Fausse peur, le corridor débouche sur une salle sympathique entrecoupée de piliers qui il vrai doivent gêner un peu les soirs de grosse affluence mais participent à une chaleureuse déco où se place une scène assez profonde et large pour pouvoir y faire évoluer tout type de groupe. Dès mon arrivée, je vois arriver Pirlouiiiit, son appareil photo autour du cou évidemment qui après Mano Solo venait continuer sa mission. Le fait le voir ne m’étonna pas plus que ça, vu que ma découverte de l’artiste passa par de nombreuses interviews qu’il réalisa pour Liveinmarseille et Nouvelle vague. Pressé et visiblement éprouvé par sa soirée déjà bien remplie et par la semaine qui arrive, il me traqua (ce n’est pas la première fois) pour écrire cette chronique, me voilà donc vous raconter cette soirée.
Configuration minimaliste sur scène, Tatiana Mladenovitch à la batterie, Christophe Rodomisto à la basse et plus rarement à la guitare et Oshen, donc au chant et à la guitare. Au premier regard, on comprend tout de suite qu’Oshen aime la scène, le contact avec le public, susciter des réactions, voler des sourires. Elle dégage une belle énergie pendant les morceaux, n’hésitant pas à user de mimiques mais sans jamais trop en faire. Avec elle, on reste toujours en deçà de la limite du surjoué, elle fait vivre vocalement et corporellement ses compositions. Elle installe une sympathie contagieuse qui rend sa mise en scène intimiste sans qu’on ait jamais l’impression de tomber dans le millimétré, le public n’a donc pas l’impression d’être un élément du décor, il fait partie du spectacle et c’est ce qui fait la différence.
Il apprécie et ça se comprend même si à mon goût il ne se fait pas assez entendre où alors est ce moi qui crie trop dans les concerts mais après ma pause cigarette, point de cris dans la salle, juste de sages mais appuyés applaudissements. Enfin, que voulez-vous, j’aime quand le public donne de la voix, c’est une peu dans ma culture. Dans un ton ironique et souvent empreint de légèreté, elle développe sous toutes les coutures un thème qui semble lui tenir particulièrement à cœur « La relation homme-femme », la drôlerie de l’incompréhension de ces deux univers si éloignés et si dépendants l’un de l’autre.
Que ce soit à travers le théâtral « Jim » où elle essaie désespérément de séduire son collègue de boulot (son patron ?) ou dans la relation à rebondissement « Tu m’as quitté », la relation apparaît toujours conflictuelle. Elle ironise sur cette incompréhension mutuelle, cette quête incompatible du soi dans l’autre allant même jusqu’à avouer sa « flemme d’aimer ». Ses textes rafraichissants désacralisent l’amour parfait des chansons de variétés pour les tracas et les interrogations internes qu’il suscite chez la femme et par extension chez l’homme. La solution à ces problèmes ?? vivre en couple comme des « poissons rouges » oubliant, ce qui s’est passé jusqu’aux cinq secondes précédant l’action !
Par rapport à ce que j’ai entendu du deuxième album, la configuration scénique enlève les artifices, les surcharges mélodiques et permet à mon goût d’apprécier d’avantage les morceaux et l’univers d’Oshen. Les chœurs de Tatiana et Christophe viennent de temps à autres habiller avec bonheur le minimalisme instrumental du trio. La batteuse ou le bassiste en quittant même la scène pour certain morceau encore plus épuré laissent toute la place au texte et à l’interprétation de la chanteuse.
Avant le rappel, le morceau « Plus quinze ans » glisse joliment accompagné uniquement des tapements de mains d’Oshen et de ses musiciens jusqu’à faire chanter le dernier refrain par tout le public conquis. Suivra un morceau inspiré par les dernières élections présidentielles « Te souviens-tu de la violence », avec un joli texte mais j’avoue bizarrement avoir été moins traversé par l’interprétation de la chanteuse alors qu’en règle générale ce sont plutôt ces thèmes qui me marquent.
Enfin, peu importe, elle enchaine tambours battants un hymne humoristique aux hommes qu’elle a côtoyé sur notre doux territoire phocéen « les marseillais », où l’on retrouve toutes les caricature des cacous machos qu’on a tant l’habitude de voir dans notre sphère sociale et géographique. Ce qu’on retiendra de ce morceau bien sur des éclats de rires vu qu’on connaît l’autodérision légendaire des males marseillais et surtout que le plus grand de nos avantages et de « ne pas être des parisiens ». Avant de pouvoir d’imiter nos congénaires de la capitale, une longue séance de fou-rire et de diverses déconcentrations de la chanteuse animera l’ambiance. Elle en profitera au passage pour égratigner un peu bassement quelques unes de ses rivales sur la nouvelle scène française féminine (Camille et Olivia Ruiz). Et retrouvant ses esprits, elle nous fit donc passer le message que les marseillais sont bien moins futiles et matérialistes que les parisiens, on verra ça dans six ans après la troisième législature de J.C. !!
Nicolas Jules + Oshen + Babet - 16 Février 2008 - Café de la Danse-Paris Et c'est parti pour l'acte 6 d' Ouvrez les Guillemets
Le festival de découverte de jeunes talents du Café de la Danse est vraiment de qualité.
La règle : un set de 45 minutes par artiste en .../...
Et c’est parti pour l’acte 6 d’ Ouvrez les Guillemets
Le festival de découverte de jeunes talents du Café de la Danse est vraiment de qualité.
La règle : un set de 45 minutes par artiste en solo avec son instrument
Ce soir nous avons l’honneur d’accueillir Nicolas Jules, Oshen et Babet
Ambiance intimiste avec tapis au sol et décor comme à la maison sauf qu’il fait un peu froid.
Nicolas Jules débarque. Le seul que je ne connaisse pas et qui me conquiert de suite.
Ce type là nous fait un véritable stand up.
On rentre à toute vitesse dans son univers déjanté. Il arrive vraiment à nous faire chanter n’importe quoi, lalala comme son Bréchalune ou Merci, y a pas de quoi !
Tout est dérision et humour ironique, comme si môsieur jouait à Hollywood avec un groupe de guitares électriques démentes, des fans en délire hurlant « nikki ! nikki !nikki ! »,et des pogos hallucinants…. …… bing à plat sur le tapis ! On a du mal à se l’imaginer chantant Marie Carole, elle est pas très rock-and-roll !
J’ai adoré ce set hirsute et j’espère le voir bientôt avec son « orchestre » pour réécouter ce Powête .
Petit intermède puisqu’il n’y a pas vraiment de changement de scène et c’est Oshen qui arrive.
En tant que marseillaise je suis vraiment contente de la découvrir ici vu que j’avais raté tous les concerts dans notre région.
Chaussures vernies et écharpe porte-bonheur reine du dancefloor, elle avoue être morte de trouille. Ce soir elle présente surtout des nouvelles chansons et tout ça se prête toujours aussi bien au lieu.
Dans mes préférées j’ai noté My sweet buterfly et Oh father dédiée a tous ceux qui ont perdu leur père trop jeune. Non elle ne chante pas qu’en anglais. Sa voix cristalline peut également être nostalgique comme dans La maison, on sent tous les tracas des remises en question de la trentaine qui vient d’être passée. Elle fait le point avec ses mots à elle et on adhère.
Superbe aussi l’acoustique juste rythmée de ses mains et nos voix en cœur de tu vois, nous n’avons plus 15 ans, nous ne sommes plus vierges, de tout, de tout, de tourments.
45 minutes ça passe vraiment vite quand même ! Voici la petite Babet qui fait son entrée.
Elle reste avec nous pendant la pause et fait même un tour de salle avec ses petits gâteaux pour prendre la température. Elle a fait une interruption pendant ses répétitions avec Dionysos pour être avec nous ce soir. Elle n’a pas vraiment préparé mais improvise entre ses envies du moment et les demandes du public.
On commence donc avec Le marin et nos sirènes discrètes.
Une demande en allemand et elle nous montre ce que donne la même chanson dans la langue de sa maman.
Ce petit brin de femme a un charisme fou et une voix hallucinante. On voit la vie en rose quand elle chante. J’ai adoré Mon cœur avec nos choeurs, C’est quand déjà, Andy, et toutes les autres en fait. On sent vraiment la part douce et féminine mais tellement affirmée de Dionysos.
Dans la dernière règle de ce festival il faut clôturer la soirée par un trio ce qui donne un Comment te dire adieu commun.
Libérez ses artistes et achetez leurs disques.
Et si vous voulez partagez les prochains actes du festival : http://www.myspace.com/ouvrezlesguillemets
Oshen (Interview pour la sortie de Je ne suis pas celle ..) - 20 avril 2007 - Marseille - Paris Comme je le disais il y a un an et demi en introduction de notre première interview pour la re-sortie de son premier album, de Océane aka Oshen est quelqu'un que j'ai beaucoup croisée ... Depuis .../...
Comme je le disais il y a un an et demi en introduction de notre première interview pour la re-sortie de son premier album, de Océane aka Oshen est quelqu’un que j’ai beaucoup croisée … Depuis quelques temps elle jouait moins dans le coin, et pour cause, non seulement elle habite a moitié a Marseille et a Paris et en plus elle était en pleine préparation de son nouvelle album Je ne suis pas celle …. A quelques semaines de la sortie de celui-ci je lui ai reposé toute une série de questions (parfois volontairement les même que la dernière fois) auxquelles elle a répondu avec patience …
- Hello Océane, cela fait un moment qu’on ne t’a pas vue à Marseille. Apres avoir été parisienne puis marseillaise serais tu redevenue parisienne ? Plus sérieusement et honnêtement te sens tu plus l’une ou l’autre ?
C’est vrai que je suis plus à Paris qu’à Marseille pour le travail, d’autant que les répets se font à Paris… Mais je vis toujours à Marseille et je n’ai pas l’intention de déménager ! Je me sens très attachée aux deux villes, Paris me bouscule quand Marseille m’apaise. Et j’ai besoin des deux !
- Avant de parler de ton nouveau disque qui sort le 21 mai, parlons encore un peu de Don Juan. Es tu contente de l’accueil qu’a reçu le disque au niveau des radios et du public ?
Je suis contente d’avoir pu sortir Don Juan, qui a été réalisé au Studio des Sirènes avec Stéphane « Bouba » Lopez, Franck Lamiot, Julien Tamisier et Quentin Leroux. On s’est débrouillés tous seuls et je suis très fière de cet album, après je trouve ça normal qu’on ne soit pas rentrés sur des playlists type France Inter parce que le son était plutôt atypique. Du coup le disque n’a pas eu une énorme visibilité et c’est dommage. Mais il a été très bien accueilli par ceux qui l’ont eu entre les mains et c’est déjà pas mal !!
- Sa sortie a été suivie d’une longue tournée … quel a été ton meilleur souvenir de concert ? et le pire ?
Il y a eu beaucoup de « meilleurs » souvenirs et quasiment pas de « pires », une date a été un peu les deux : on était en tournée au Québec, on est parti de Montréal le matin en tee-shirt, grand soleil, et on avait 1000 kms à faire pour une date à Port Cartier, au Nord. Plus on avançait plus ça se couvrait, et on a fini dans une tempête de neige hallucinante avec des flocons de 5cm de diamètre. Nous on était tous pâles et on a bien cru qu’on allait y rester, ensevelis pour toujours, alors que notre chauffeur québécois, lui, avait l’air de trouver ça tout à fait normal et mâchait son chewing gum tranquille tout en dérapant dans la neige à chaque virage !!... Quand on est arrivés, après deux jours de voyage, pour jouer devant 100 personnes, bah je peux te dire qu’on a fait un des meilleurs concerts de notre vie !!
- 1 an et demi après, voici « Je ne suis pas celle » ... celle qui/que quoi ?
…celle que vous croyiez !...
- Comment le comparerais-tu par rapport à Don Juan ?
Plus abouti, plus travaillé, plus cohérent, plus pur !
- Comment s’est faite la rencontre avec Vincent Segal qui a réalisé Je ne suis pas celle…?
Grâce à mon directeur artistique. On s’est rencontré plusieurs fois avant de décider de travailler ensemble. Il a été très exigeant avec moi et c’était tant mieux ! On ne m’a jamais autant mis la pression avec autant de générosité, et j’en avais grand besoin pour passer un cap dans mon écriture (littéraire et musicale). Vincent est un extra terrestre comme on aimerait en rencontrer plus souvent !
- On retrouve aussi Thibault Frisoni (qui t’accompagnait déjà à tes débuts) du David Lafore Cinq Têtes eux aussi on les voit moins, ils ont aussi quitté Marseille pour Paris ?
Les David Lafore 5 têtes sont eux aussi entre Paris et Marseille. Ils viennent de sortir un magnifique 2ème album d’ailleurs !
- Parle nous un peu de ton duo avec Anaïs sur le disque
Anaïs et moi c’est une vieille histoire ! Mais je ne voulais pas écrire un duo à la con ou les deux chanteuses jouent des personnages. J’ai donc pris le contre-pied du duo type et on a donc droit à l’histoire de deux chanteuses qui s’appellent Oshen et Anaïs (trop fou non !?), qui se racontent leur dernière conquête amoureuse (en se mettant beaucoup plus en valeur elle-même que le pauvre garçon), jusqu’au moment où elles se rendent compte que c’est le même homme et à partir de là se tirent dans les pattes. Bien sûr, nous ne ferions jamais ça en vrai (nous sommes beaucoup trop gentilles) mais les chanteuses sont parfois tellement pestes et égocentriques que c’était l’occasion rêvée d’en parler !…
- J'ai vu sur ton site que tu avais un partenariat avec OWN qui « t’habille sur scène » ; peux tu nous en dire plus ?
« Own » est une marque belge, je les ai rencontrés par les photographes qui ont fait les photos de mes deux albums (www.myriamcorporation.com) et j’ai tout de suite été séduite par leur collection, élégante, fluide et simple en même temps. Si vous passez à Bruxelles, faites le détour ! la boutique est très belle. (http://www.own.be)
- Que pensez tu d’internet et du mp3 ?
Internet, oui, ça c’est une question très importante. Sur la tournée j’ai rencontré pas mal de jeunes qui pensaient me faire plaisir en me disant que quand ils m’avaient téléchargé sur casa, il y avait plein d’autres gens qui le faisaient aussi !! Beaucoup de gens croient qu’en téléchargeant illégalement ils nuisent aux méchantes maisons de disques très riches mais pas aux artistes ! J’essaye de leur expliquer que si les maisons de disques n’ont plus de moyens, et bien les artistes n’auront tout simplement plus la possibilité de faire des albums dans de bonnes conditions. Parce qu’un disque ça coûte cher ! Entre le studio, les cachets des musiciens, les techniciens, le mastering, la fabrication etc., pour un album comme « Je ne suis pas celle » où il n’y a pas de musiciens additionnels style quatuor à cordes ou cuivres, où on a enregistré en seulement 17 jours mix inclus, et bien le budget dépasse déjà 100 000 euros. Alors imaginez pour d’autres disques ! Donc forcément le piratage nuit en premier lieu aux artistes, et vu le prix d’un titre ou d’un album en téléchargement légal (que je pratique activement moi-même, vu que je n’ai pas le temps d’aller dans les magasins), je trouve que c’est important, quand on apprécie un artiste, d’acheter sa musique. Car la part qui lui revient n’est pas si négligeable que ça, surtout si tout le monde joue le jeu.
- Comme tout le monde tu t’es mise a Myspace … est ce toi qui le gère directement ? Les 957 « friends » sont de vrais amis ou tu acceptes « n’importe qui » ?
Le myspace j’y vais dès que j’ai le temps mais sinon c’est mon manager qui s’en occupe la plupart du temps. Il y a beaucoup de groupes qui ne m’intéressent pas trop mais il arrive qu’on tombe sur des petits joyaux, ce qui est fort agréable ! J’accepte n’importe qui sauf les trucs de cul, je n’ai aucune envie de me retrouver avec Sabrina à oilpé sur ma page ! Mais les gens que je mets en favoris c’est vraiment mes amis ou bien des gens que j’admire, voire les deux à la fois…
- Un journée typique de Océane c’est quoi ?
Il n’y en a pas ! Si je suis à Paris ou en tournée je cours dans tous les sens, promo, repets, amis, si je suis à Marseille, je gère tout ce que je n’ai pas le temps de faire et j’essaye de travailler tous les jours la technique (voix et instruments). Je bosse mes chansons, j’essaye des nouveaux trucs… j’essaye de voir un peu mes copains le soir et surtout de me reposer !
- Tu écoutes quoi en ce moment ?
En ce moment je réécoute « You are Free » de Cat Power, le nouveau Cocorosie et Stina Nordenstam. Très lo-fi, la fille.
- Actualité : As-tu le temps de t’intéresser aux élections qui approchent ? Sais tu pour qui tu vas voter ?
Bien sûr ! Je vote Ségolène et j’assume à fond ! Elle a des défauts mais je crois en la possibilité d’un réel changement avec elle. Et les autres candidats, m’en parle surtout pas !…
- Pour finir peux tu me citer 10 groupes marseillais (en précisant leur style) :
- Plus encore des questions à la noix … et si Oshen était …:
... un animal : Une jeune lionne ... une couleur : Bleu nuit ou rose fluo selon l’heure ... un plat : Tartare poëlé avec un moelleux au chocolat en dessert s’il vous plaît … un film :Le procès de Jeanne d’Arc de Dreyer ou Sur la route de Madison selon mon humeur … un livre :Le monstre des Hawkline de Brautigan et le Théâtre de Sabbath de Philp Roth
- Pour nos lecteurs parisiens ou marseillais de passage a Paris:
un conseil restau : Chez Guillaume derrière le square du temple
un conseil bar : « j’ai arrêté les bars maintenant que je suis une star » ça pourrait faire une chanson, non ?
- Un truc à ajouter ?
Que tous ceux qui n’ont pas encore le dernier album (sorti il y a deux ans déjà) de JP Nataf courent l'acheter, que tous ceux qui n’ont pas eu droit à un concert de Bertrand Belin et son groupe dans leur ville organisent des manifs devant la mairie, à ce stade ça devrait être reconnu d’utilité publique, un concert pareil !
Et puis merci, elles sont chouettes, tes interviews.
MeLL + Oshen - 27-28 avirl 2006 - La Poudrière (Rochefort) Oshen/MeLL
27 et 28 avril, soirées gratuites à la poudrière : première partie, pièce de théâtre signée la cie vernisseurs mise en scène par Thierry QUITTE.
Première soirée
MeLL arrive : "Vous avez .../...
Oshen/MeLL
27 et 28 avril, soirées gratuites à la poudrière : première partie, pièce de théâtre signée la cie vernisseurs mise en scène par Thierry QUITTE.
Première soirée MeLL arrive : « Vous avez payé très cher pour venir me voir ce soir, merci… ».Stupide la brunette ? Si l’on en croit l’inscription sur son tee-shirt…outre cela, plutôt lucide. Les mots, la guitare et les vents sont là, le public suit et la salle est presque pleine. 'Voiture à pédale', 'Même pas peur', les titres s’enchaînent et MeLL se déchaîne. Imposante et époustouflante la lorraine qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Elle qualifiera d’ailleurs l’ensemble des têtes présentes de : « meilleur public gratuit » !!
2ème soir :
un public toujours présent à l’appel et une blondinette nommée Oshen que l’on pourrait croire timide. Les apparences sont souvent trompeuses. La chanteuse, danseuse, comédienne, en parfaite harmonie avec ses trois musiciens (ils forment vraiment un groupe) nous livre un show étonnant. En attendant Jim qui n’arrivera pas, la parisienne que Marseille a adopté nous chante ses origines avec le titre : 'Les Marseillais'. Dotée d’un talent d’imitatrice impressionnant, en effet elle fait aussi bien l’algue que le plancton ou la parisienne, son concert est vraiment un one man show en chanson. La poétesse qui parle de tout mais pas comme les autres a ravi tout le monde ce soir.
Ces deux soirées placées sous le signe de la féminité se sont avérées hautes en talent. « Un pied en pleine face » à ceux qui penseraient que les filles ne sont pas faîtes pour la musique.
Anais + Oshen - 16 mars 2006 - Cabaret Aleatoire - Marseille Anaïs et Oshen ou le retour des filles prodiges ... 2 ans et 3 mois après le tout premier concert officiel d'Anaïs, les revoici ensemble sur scene a Marseille. En effet il y le 19 décembre 2003 Anaïs .../...
Anaïs et Oshen ou le retour des filles prodiges … 2 ans et 3 mois après le tout premier concert officiel d’Anaïs, les revoici ensemble sur scene a Marseille. En effet il y le 19 décembre 2003 Anaïs donnait son premier concert sans Opossum, en première partie de Oshen au Poste a Galène.
Seulement cette fois ce n’est plus au Poste, mais au Cabaret Aléatoire et en plus c’est complet. Que s’est il passé ? et bien les deux marseillaises d’adoption (l’une vient d’Aix, l’autre de Paris) ont percé. Toutes deux signées chez V2, avec une couverture médiatique plus importante pour Anaïs qui est allé promener des bouts de son cheap show (accrocheur et irrésistible) un peu sur tous les plateaux télé (Taratata, Victoires de la Musique, chez Durand, La Musicale, On n’est pas des Anges, … et pas plus tard qu’avant-hier chez Denisot). Bref on la voit et on l’entend partout : dans Télérama, chez Lenoir, dans les Inrocks, dans Télé7jours … et toujours sur LiveinMarseille / Concertandco …
Ce soir c’est Oshen qui ouvre le bal … et comme je n’ai pas eu le temps de vider de mon appareil photo les photos de HHP et de l’Enfance Rouge, et bien je suis en retard … et lorsque j’arrive dans la salle je reconnais avec effroi Les Marseillais. En effet comme j’ai pu le dire a plusieurs reprises dans les chroniques que j’ai pu faire des 11 concerts que j’ai vu au cours des 6 dernières années, c’est une de ces chansons que j’aime le moins, car elle révèle une facette du personnage auquel je n’accroche pas.
Je préfère nettement l’écouter chanter ses chansons d’amour troublantes, plutôt que de la voir se déhancher en train de faire la guignol et essayer de me faire rire … enfin peut être qu’après ce soir il va me falloir employer l’imparfait ou tout simplement changer de refrain. En effet ce soir j’ai trouvé ça (ça = ses transitions, car la musique en elle-même je l’ai toujours aimée, voir ici) plutôt sympas, et même lorsqu’elles étaient un peu longue j’avais le sourire aux lèvres.
Ce désormais subtil mélange d’humour et d’amour lui a permis de conquérir un public enthousiaste qui ne s’est pas fait prier pour reprendre en chœur le fameux Besoin d’air, qui loin d’être mon morceau préféré est assez efficace pour faire participer le public. Pour celui-ci elle a d’ailleurs fait appel a Jennifer qui est venu faire « rhha rhha » avec tout le monde.
Elle aura le droit à un rappel bien mérité, et a de longs applaudissements lors du salut avec ses trois musiciens (un bassiste, un clavier et un machiniste, mais pas de batteur), de la part d’un public conquis.
A ce stade du concert je commence à avoir sérieusement mal au genou gauche pas vraiment remis de mon dernier vol plané en vélo. M’étant faufilée au pied de la scène je me suis donc accroupis avec les jambes sous la scène … pendant le changement de set je finis par trouver une position un peu plus confortable. Il vaut mieux car maintenant arrive le set d’Anais que je connais par cœur, l’écoute duquel j’éprouve toujours un mélange d’amusement et de fascination.
Ce qui me fascine chez elle, outre ses impressionnantes capacités vocales qui lui permettent de parcourir tous les styles musicaux au cours de la même soirée, c’est son aisance naturelle sur scène. Elle y est drôle, touchante, moqueuse, tout en restant sincère. Elle est ainsi capable de tenir tête, seule avec sa guitare, son kazoo et sa pédale a boucle, à n’importe quelle audience.
A l’époque d’Opossum (au sein duquel elle écrivait déjà les textes et assurait le chant) j’étais convaincus qu’ils pourraient aller très loin, sans avoir a faire aucune concession. En effet ce style légèrement parodique qui semblait poser quelques problèmes de classification aux programmateurs avait et a toujours tout pour plaire a tout le monde … Et même aux plus sérieux comme Bernard Lenoir puisqu’il parait qu’elle a même fait une Black Session.
Bref ce soir elle nous a donc séduit une n-ieme fois avec même si la vie c’pas du foie gras, son tube mon cœur mon amour (repris par tout le monde), son intermède pendant ce temps la en Ecosse, Elle sort qu’avec des black, la plus belle chose au monde, Bad blues player, La vie est dure, Carla bourrée (pour lequel elle est arrivée un verre de cocktail la main en titubant), B-B Baise moi (toujours amusant de voir des gens de tout age chanter ca plus ou moins timidement).
Elle fera aussi Je t’aime a en crever, Christina pour le dernier rappel et le Rap Collectif pour lequel elle aura la visite de Oshen pour le deuxieme duo de la soiree. Tres sympa. Bref tout l'album (qui vient de ressortir dans une troisieme version avec des lives, des video et meme une reprise inedite de Melanie si j'en juge par le titre)
Mais la surprise ce soir pour moi ce soir ce fut la présence d’un nouveau morceau !!!! Intitulé Le Pérou il est dans la lignée des autres … paroles amusante, ça parle d’amour et les pala palapalala" du refrain en font un tube immédiat sinon en tout cas une chanson qu'on a aucun mal a reprendre tout de suite et qui trotte dans la tete (d'ailleurs certains bouts m'etaient familiers).
Elle s'adressera bien évidemment beaucoup au public, ravi, via ses transitions bien rodées (mais qui continuent a paraître spontanées), les petits problèmes techniques qui la pousseront a reprendre le début du Rap collectif un peu foiré, voire en plaisantant a propos de Nagui (apparemment assez fan). Je regrette simplement qu’elle n’ait pas profité de ce passage a Marseille pour soutenir un peu la scène locale. Je ne suis pas en train de dire que j’aurais préféré entendre Anaïs remercier Liveinmarseille plutôt que Grenouille ce soir la, mais plutôt l’entendre dire, a ce public qui l’a découvert par les pubs télé et qui lui court après pour lui demander des autographes, qu’il n’y a pas si longtemps que ça elle jouait encore dans de toutes petites salles comme la Machine a Coudre, l’Intermédiaire, le Balthazar (ou le personnage de Linda Molay avait fait sa première apparition en première partie d’Opossum), ou encore l’Exodus ou elle a étrenné son cheap show …
Rappeler que ce sont ces salles tenus par des gens passionnés (et qui se battent sans l’aide des maisons de disques et trop peu des institutions, et qui de plus doivent souvent faire face a de nombreux obstacles administratifs) qui sont les véritables défricheurs de talents. Que la plupart des vrais artistes (de scène en tout cas) y commencent et que si le public avait un peu la curiosité d’y aller, les artistes en émergence galéreraient un peu moins …
Mais bon une fois la tête dans les étoiles tout ceci doit paraître bien lointain et abstrait … Chers artistes désormais reconnus vous avez là une chance d’aider vos semblables et d’éloigner un peu les gens de la réalité virtuelle de la télévision pour les faire sortir de chez eux et rencontrer des gens en allant a des spectacles vivants qui ne peuvent exister sans eux ! N’oubliez pas tous ces gens que vous avez remercié en tout petit dans votre premier album, n'oubliez pas d’où vous venez …