Et c’est parti pour l’acte 6 d’
Ouvrez les Guillemets
Le festival de découverte de jeunes talents du
Café de la Danse est vraiment de qualité.
La règle : un set de 45 minutes par artiste en solo avec son instrument
Ce soir nous avons l’honneur d’accueillir
Nicolas Jules, Oshen et Babet
Ambiance intimiste avec tapis au sol et décor comme à la maison sauf qu’il fait un peu froid.
Nicolas Jules débarque. Le seul que je ne connaisse pas et qui me conquiert de suite.
Ce type là nous fait un véritable stand up.
On rentre à toute vitesse dans son univers déjanté. Il arrive vraiment à nous faire
chanter n’importe quoi, lalala comme son
Bréchalune ou
Merci, y a pas de quoi !
Tout est dérision et humour ironique, comme si môsieur jouait à
Hollywood avec un groupe de guitares électriques démentes, des fans en délire hurlant « nikki ! nikki !nikki ! »,et des pogos hallucinants…. …… bing à plat sur le tapis ! On a du mal à se l’imaginer chantant
Marie Carole, elle est pas très rock-and-roll !
J’ai adoré ce set hirsute et j’espère le voir bientôt avec son « orchestre » pour réécouter ce
Powête .
Petit intermède puisqu’il n’y a pas vraiment de changement de scène et c’est
Oshen qui arrive.
En tant que marseillaise je suis vraiment contente de la découvrir ici vu que j’avais raté tous les concerts dans notre région.
Chaussures vernies et écharpe porte-bonheur reine du dancefloor, elle avoue être morte de trouille. Ce soir elle présente surtout des nouvelles chansons et tout ça se prête toujours aussi bien au lieu.
Dans mes préférées j’ai noté
My sweet buterfly et
Oh father dédiée a tous ceux qui ont perdu leur père trop jeune. Non elle ne chante pas qu’en anglais. Sa voix cristalline peut également être nostalgique comme dans
La maison, on sent tous les tracas des remises en question de la trentaine qui vient d’être passée. Elle fait le point avec ses mots à elle et on adhère.
Superbe aussi l’acoustique juste rythmée de ses mains et nos voix en cœur de
tu vois, nous n’avons plus 15 ans, nous ne sommes plus vierges, de tout, de tout, de tourments.
45 minutes ça passe vraiment vite quand même ! Voici la petite
Babet qui fait son entrée.
Elle reste avec nous pendant la pause et fait même un tour de salle avec ses petits gâteaux pour prendre la température. Elle a fait une interruption pendant ses répétitions avec
Dionysos pour être avec nous ce soir. Elle n’a pas vraiment préparé mais improvise entre ses envies du moment et les demandes du public.
On commence donc avec
Le marin et nos sirènes discrètes.
Une demande en allemand et elle nous montre ce que donne la même chanson dans la langue de sa maman.
Ce petit brin de femme a un charisme fou et une voix hallucinante. On voit la vie en rose quand elle chante. J’ai adoré
Mon cœur avec nos choeurs, C’est quand déjà, Andy, et toutes les autres en fait. On sent vraiment la part douce et féminine mais tellement affirmée de
Dionysos.
Dans la dernière règle de ce festival il faut clôturer la soirée par un trio ce qui donne un
Comment te dire adieu commun.
Libérez ses artistes et achetez leurs disques.
Et si vous voulez partagez les prochains actes du festival : http://www.myspace.com/ouvrezlesguillemets