Ce soir une fois n'est pas coutume le Moulin est plein à craquer et ce n'est pas pour du reggae.
La fille qui chante en première partie est pathétique,
Oshen si je me souviens bien. Le genre de barbante au jeu de guitare approximatif et aux blagues qui tombent à plat qu'on a plus l'habitude de voir dans un pub qu'avant un concert aussi attendu.A oublier, et vite.
A l'entracte, une musique viellotte et amusante nous fait patienter c'est
Andrex, dont les plus attentifs auront reconnu le fameux "y a des zazous" repris par la star qui débarque tout de rose vetue, acclamée par des fans de 7 à 77 ans.
"Salut les kékés !!" hurle t'elle après avoir debuter avec le fantastique "Demi-clocharde" sans les guitares de Sonic Youth présents sur l'album mais retranscrit par un groupe remarquable comme tout le reste d'ailleurs.
Si elle ne communique pas beaucoup avec le public, la moindre de ses grimaces ou de ses pas de danse font sensation.
Les classiques de la fofolle sont là, que ce soient l'hilarant "Conne", "Le nougat" ou "Comme à la radio" qui clot la première partie du concert.
Brigitte s'absentera ensuite très longuement, et c'est là qu'on se rappelle que malgré sa forme olympique, elle n'en est pas à sa première tournée et à ses premiers excès.
La voila recouverte d'un foulard comme si elle revenait d'un concert à Kaboul, l'occasion de souligner les quelques influences arabes de sa musique (on entendra même quelques youyous dans la salle, sympa).
Les dernières chansons sont plus calmes, celle écrite pour son compagnon (arezki belkacem, aux percus) "Je t'aime encore" très très belle et assez éloignée de ses délires vocaux.
Ce n'est qu'au dernier rappel qu'elle interprete ce qui est devenu l'hymne de tous les habitants de kékéland "L'amour c'est du pipeau, c'est bons pour les gogos", chanté par une assistance hilare.
Une bien belle soirée que celle-là, franchement barrée et pas du tout pipeau.
(photo
Hum !)