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OUMAR KOUYATé
Guinée. Oumar manie la kora et la guitare avec dextérité. Son répertoire traditionnel est influencé par ses rencontres musicales. Sa voix douce et mélancolique illustre ses textes qui parlent principalement de l'amour et de la vie quotidienne en Guinée.
Oumar Kouyaté : vos critiques de concert |
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|  | Babel Med : Mazaher + Badila + Lura + Oumar Kouyaté + Ilene Barnes + Les Maîtres du Bélé + El Tio Carlos - 31 Mars 2007 - Dock des Suds/Babel med music - Marseille  Qu'il fait bon revenir à Babel Med pour cette 3eme et dernière soirée de l'édition 2007.
Début du voyage avec le jeune guinéen Oumar Kouyaté, fils de M'Bady Kouyaté (dont le concert au festival MIMI 2006 m'avait transporté) : j'arrive à la fin de son set et je regrette amèrement mon retard. Sa musique (acoustique) est assez douce et .../...
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Qu’il fait bon revenir à Babel Med pour cette 3eme et dernière soirée de l’édition 2007.
Début du voyage avec le jeune guinéen Oumar Kouyaté, fils de M’Bady Kouyaté (dont le concert au festival MIMI 2006 m’avait transporté) : j’arrive à la fin de son set et je regrette amèrement mon retard. Sa musique (acoustique) est assez douce et enchanteresse et sa voix un peu cassée touche d’emblée…
Direction la grande salle pour les barcelonais d’ El tio Carlos, annoncés dans le programme comme de la « pop fraîche…sonorités arabisantes, groove latino hip-hop et flamenco ».
Pour moi c’est une déception : ce n’est que de la pop (plutôt calme) agrémentée de guitares flamenca et cajon (cette superbe percu gitane).
Les espagnols ne sont pas que sur scène, ceux du public mettent une jolie ambiance, mais je reste déçu. Tant pis…
De toute façon, je vais avoir droit à mon premier voyage transcendantal de la soirée avec Badila :

2 français aux percus (dont les tablas indiennes que j’adore), 1 chanteur originaire du Rajasthan (qui joue aussi de l’harmonium) dont les vocalises évoquent parfois le plus grand : N.F.A.K., 1 iranien qui chante et joue de la flûte (j’ignore le nom exact de ce type de flûte, mais quel son magnifique !) et 1 kurde aux instruments à cordes (dont le oud).

Ils interprètent des titres traditionnels originaires d’Inde ou d’Iran, et parfois dans le même morceau on passe d’un pays à l’autre. Bref, un projet qui démontre à quel point la musique peut être un vecteur de rapprochement des peuples. Puissamment magique !!!

Merci au tour operator !
Bref, je pourrai déjà aller me coucher avec l’esprit tapissé de couleurs, de sons et d’odeurs (imaginaires). Mais nous n’en sommes qu’à la moitié de la soirée.
Je pars donc découvrir l’afro-américaine Ilene Barnes dans la salle « le cabaret ».
Au fond de la scène, un rastaman avec une grosse voix assez grave, commence à parler au public…Euh, désolé…le rastaman c’est Ilene Barnes !
Non mais quelle voix !!!
Quand elle chante, elle arrive en plus à moduler et elle couvre un spectre sonore assez impressionnant. Mais on n’est pas du tout dans la démonstration technique, ses chansons sont blues/folk et l’émotion est très présente.
Ilene nous raconte des histoires, notamment sur ses origines irlando-afro-indienne…
Sur un titre, elle nous demande de taper sur notre cœur, tout en émettant une onomatopée genre chant indien. Tout le monde ne participe pas (hélas), mais c’est un très bon moment.
Le seul « point négatif » de ce concert étant la très grande ressemblance du (très bon) guitariste avec cet «abruti » de Laurent Gerra… Bon, ça aurait put être pire, il aurait put raconter une blague de L.Gerra !
Au moment où ils ont entamés un titre écrit par Bono, j’ai décroché et j’ai décidé de partir voir le groupe de tsiganes hongrois Romengo, programmé en même temps.

Très mauvaise idée, car la salle est archi pleine et finalement ça ne corresponds pas
à ce que je croyais. Les titres que j’ai entendu sont plutôt calmes voire tristes…

Tant pis, c’est la « dure » loi des festivals…
On ne peut pas dire que la musique capverdienne ou brésilienne me mette dans tous mes états. C’est donc sans réelle conviction, que je pars voir Lura, chanteuse du Cap Vert.

Et là, il ne me faut pas très longtemps pour être ébloui par la force de sa voix et les lignes de son physique tout à fait à mon goût.
Elle alterne avec la même justesse titres émouvants et dansants.

J’ai même eu la surprise de connaître une de ses chansons, que mon radio réveil me joue presque tous les matins sur 88.8 : Ponciana.

Agréable surprise.
Petit passage par les papis martiniquais des Maîtres du Bélé, pour constater qu’ils tiennent la forme et mettent une chouette ambiance. Malgré ma presque totale imperméabilité aux musiques tropicales, j’ai le sourire…
Je profite de ces instants de « répit » car je vais avoir droit ensuite à mon second voyage transcendantal avec les égyptiennes de Mazaher.

Au premier rang, j’ai été littéralement envoûté par ces chibanis !
Ces 6 chanteuses percus et leurs 2 comparses masculins (un peu en retrait) nous ont fait découvrir une très ancienne tradition musicale perpétuée aujourd’hui par moins de 20 personnes dans le monde…
La chanteuse principale a une voix et une présence assez incroyable.

Régulièrement, elle nous sourit et nous envoie des petits bisous du bout des doigts.
La plus part des morceaux se terminent par des montées très surprenantes où les rythmes des percus sont soudainement redoublés. Une musique qui se prête donc sûrement à la transe…

Un concert inoubliable, et pour elles aussi puisqu’elles ont reçu un prix de la part de Babel Med.
Normalement, la soirée devait se terminer avec le dj barcelonais Professor Angel Dust, qui enflamme habituellement le dance-floor d’un de mes lieux favoris de Barcelone : la Paloma.
Hélas, un problème a dû le pousser à annuler et il a été remplacé au pied levé par des djs habitués des nuits marseillaises. Je les aime bien, mais pour une fois j’ai préféré m’abstenir et rester sur ce merveilleux final égyptien.
Merci Babel Med ! Vivement 2008 !
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|  | Babel Med : Oumar Kouyaté + Badila + Mazaher - 31 Mars 2007 - Dock des Suds/Babel med music - Marseille  Oui, j'y étais et je n'y étais pas seule...Mais plus avec le bel inconnu de jeudi (pas si inuconnu de vous que ça d'ailleurs, puisqu'il est un merveilleux chroniqueur de "Live in Marseille"!)
Mais, où donc ?
Encore à Babel Med, bien sûr !! Samedi soir ? oui !
Un samedi soir ! Un peuple méga méga fou s'y est engouffré dés dix-neuf heures .../...
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Oui, j'y étais et je n'y étais pas seule...Mais plus avec le bel inconnu de jeudi (pas si inuconnu de vous que ça d'ailleurs, puisqu'il est un merveilleux chroniqueur de "Live in Marseille"!)
Mais, où donc ?
Encore à Babel Med, bien sûr !! Samedi soir ? oui !
Un samedi soir ! Un peuple méga méga fou s'y est engouffré dés dix-neuf heures trente pour se jeter dans la musique...du monde....(je sais, un peu éculé comme jeu de mot : vous allez vous dire, elle se fatigue pas, elle nous réchauffe sa première chronique...mais je vous assure c'est dur de trouver du neuf à chaque fois...alors je recycle, je pompe toujours dans l'Hebdo bien sûr parce que si je devais compter sur Ventilo pour Babel Med...)
J'avais mis en danger ma vie pour arriver à l'heure dite, pour offrir toute mon admiration à Oumar Kouyaté, ce guinéen qui devait me transporter dans le monde mandingue. J'irai droit au but, il y est resté tout seul... Malgré ses "ça va vous ?" lancés à un public alangui, il a été très difficile de résister à des mélodies d'une lenteur inexorable et tout ça sans chaise, malheur ! les docks les avaient enlevées... Un grand sentiment de "passer à côté" m'a envahie : une voix sensible, profonde, des sonorités limpides mais tout ça pour... des gammes inlassablement répétées. "Oumar Kouyaté doit se réveiller" commenterait une maîtresse d'école.
Allais-je regretter d'être venue ?
Aprés une bonne pizza, (j'ai eu beaucoup plus vite faim que la dernière fois) je me précipitais en avance bien d'une demi-heure, pour attendre au lieu dit, iraniens, français et indiens, tous réunis . Appuyée à la barrière face à la scène, parce qu'ils jouent et chantent assis au sol, (une amie connaisseuse m'en avait informée : toujours avoir des amis informés sinon on se retrouve, trente mètres plus loin, derrière tous les grands venus au concert ! Et y en a des grands et des grandes qui refusent de se mettre derrière pour laisser les plus petits voir !!!!!), juste après la première note du premier instrument à corde (dont je ne connais pas le nom vu que l'hebdo ne l'a pas écrit), j'ai compris, les grands et tous les petits qui ne voyaient pas, aussi, que nous allions avoir une réincarnation de Nusrat Fateh Ali Kan, le grand chanteur souffi.....et là je peux reprendre ma chronique de jeudi : Badila, notre reconnaissance vous sera éternelle pour ces quarante cinq minutes d'envoûtement. Je n'ai pas fermé les yeux, car le moindre de leur geste nous a entraîné dans les montagnes iraniennes dans un monde de poésie perse, au rythme des "légumes percussionnisés" ! Nul besoin de vous décrire applaudissements sans fin et cris primaux d'un public acquis par tant de virtuosité (je peux utiliser ce mot maintenant qu'on se connait et que vous savez que je ne me la pète pas du tout !), de simplicité et de complicité musicale. Des musiciens heureux d'être ensemble et avec nous, ça se voit, le sourire n'a pas quitté nos lèvres et les leurs.
Non seulement je savais pourquoi j'étais venue mais Badila aussi. "Doit continuer son excellent travail" aurait commenté une maîtresse d'école.
Il me faudra attendre minuit pour être de nouveau époustoufflée par ces six femmes et deux hommes égyptiens, d'une moyenne d'âge de soixante cinq ans et qui pourraient en remontrer à plus d'un trentenaire pour l'énergie : frapper sur des tambourins à des vitesses incroyables, aurait briser le poignet de plus d'un. Portés par la certitude de l'authenticité de leur musique, ces artisans nous ont offert ce qu'ils détenaient de plus ancré dans leur histoire.
Mazaher nous a remercié d'avoir ressenti la vérité de leurs chants, par des larmes et des regards reconnaissants.
Un beau spectacle d'humanité des deux côtés de la scène.
C'est la magie de Babel Med : pouvoir rencontrer des musiciens et chanteurs uniques.
Beaucoup d'autres groupes, que j'ai oubliés : une chronique ce n'est vraiment qu'une succession d' opinions. Bien chagrins seront ceux qui auront adoré Ilène Barnès ou Lura....Une seule réponse : envoyer votre chronique à "Leave in Marseille" ....
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