Oxmo Puccino sort des sentiers hip-hop pour se tourner vers le jazz. Aussi improbable que surprenant, le rappeur rude boy pousse la chansonnette avec les Jazzbastards.
Oxmo Puccino & The Jazzbastards - 16 Mars 2007 - Affranchi L'Affranchi, comme à son habitude, fait venir ce qui se fait de plus intéressant dans le Hip-Hop actuel. Aujourd'hui au catalogue, Oxmo Puccino et son groupe, The Jazzbastards, précédés d'un gros buzz justifié par un excellent album. Oxmo se met à raconter un polar, et bien allons voir ce que ça donne sur scène.
L'Affranchi est plein .../...
L’Affranchi, comme à son habitude, fait venir ce qui se fait de plus intéressant dans le Hip-Hop actuel. Aujourd’hui au catalogue, Oxmo Puccino et son groupe, The Jazzbastards, précédés d’un gros buzz justifié par un excellent album. Oxmo se met à raconter un polar, et bien allons voir ce que ça donne sur scène.
L’Affranchi est plein comme un œuf dès la 1ère partie, PHM qui nous fera ce soir une prestation mitigée, assez loin des sets mémorables que l’on a pu voir à la Friche ou ailleurs. C’est comme ça, il y a des jours avec et des jours sans, ça ne change en rien la bonne opinion que l’on a de ce groupe.
En tout cas, le public est chaud bouillant lorsque le buffle et ses bâtards montent sur scène pour une version pêchue de « Ou est Billie ».
Bon, nous ne reviendrons pas sur l’apport énorme de musiciens dans un concert de Hip-Hop, mais précisons simplement que ce soir-là, la démonstration a été implacable. Une contrebasse, une guitare, un clavier et une excellente batterie, ça vous explose un concert de rap. En plus, on est loin, très loin d’une copie conforme de l’album. Chaque morceau est repensé et retravaillé. Et puis ils reprennent quelques vieux morceaux, dont le poignant « L’Enfant Seul ». Bref, ils ont bien préparé leur coup.
Oxmo, lui, est bien loin des clichés bad boy. Au contraire, il rit, il blague, il est visiblement content d’être là et se donne à fond, toute en sobriété et en énergie brute. Il faut dire qu’en face, il a un public étonnamment chaud bouillant, conquis d’avance (certains connaissent toutes les paroles par cœur !!!) et content d’en avoir pour son argent. A mon avis, peu sortent déçus.
Excellent concert, donc, dans la lignée d’un album en tout point réussi. L’oxmose est totale et finira sur un morceau d’anthologie, « Nirvana », qui dérapera sur une version très très rock, de quoi violemment désensabler les Portugaises. Les murs de l’Affranchi tremblent encore.
Oxmo Puccino & Jazzbastards - 16 Mars 2007 - L'Affranchi, Marseille Autant être franc, contrairement à la majorité du public, la discographie prolifique d'Oxmo Puccino ne m'est pas des plus familières mais le concert ambitieux et généreux de ce soir donne encore plus envie de d'y intéresser.
En dehors des morceaux entendus au cinéma (c'est à ma connaissance le seul rappeur à voir ses titres utlisés aussi bien .../...
Autant être franc, contrairement à la majorité du public, la discographie prolifique d’Oxmo Puccino ne m’est pas des plus familières mais le concert ambitieux et généreux de ce soir donne encore plus envie de d’y intéresser.
En dehors des morceaux entendus au cinéma (c’est à ma connaissance le seul rappeur à voir ses titres utlisés aussi bien chez Kourtrajmé que chez Doillon) ce sont quelques singles bien sentis et une réputation élogieuse qui ont motivé ma curiosité.
De toute cette vague à avoir émergé à la fin des années 90, il est assurément une des pointures du genre, dont la plume et le flow font l’unanimité et son dernier disque enregistré avec les Jazzbastards présents ce soir lui a permis de toucher un public encore plus large et divers, et ça se voit dans la salle où les jeunes auditeurs de Sky côtoient ceux, moins jeunes, d’Inter, joli crossover.
Le show est bien rythmé, d’une rare musicalité mais contrairement à d’autres rappeurs qui osent le live avec des « vrais » instruments son groupe (clavier, contrebasse, batteur et batterie) est étonnement sobre, aucunement démonstratif façon The Roots et encore moins là pour masquer des textes creux à la Hocus Pocus : ici l’excellence se conjugue autant dans le fond que la forme.
Le contraste entre la stature imposante du bonhomme et sa sensibilité étonne, il n’est pas là pour se la raconter mais pour nous raconter des histoires tour à tour réalistes, drôles, des tranches de vie toutes simples comme des incursions dans la fiction.
Il a l’air visiblement très content de défendre ses nouveaux morceaux (les jazzy « Au bar Lipopette », « Black popaye », « Ou est Billie », l’épatant « Quoiqu’il en soit ») que ses classiques souvent réclamés par les fans : le sombre « J’ai mal au mic », le tendre et soul « Mama lova », le plus funky « Pucc fiction »…puis au rappel « Avoir des potes » avec le seul guitariste.
La dernière partie de la soirée nous réserve de grands moments avec l’intemporel « L’enfant seul » (peut être son morceau le plus connu) puis l’entêtant « Perdre et gagner »(à faire écouter à toutes les ados qui rêvent de télé crochet) et enfin un « Nirvana » qui donne dans l’explosion rock quasi noisy.
Bravo à la salle qui affichait logiquement complet, cette date Marseillaise fut une franche réussite.
Oxmo Puccino - 1er décembre 2006 - Chabada Angers Très grand moment de musique, qui nous rapelle que le jazz est bien la source du hip hop. Un orchestre très impressionnant de maîtrise, et un rappeur au flow et au charisme inimitable. Si Oxmo (re)passe du côté de chez vous, venez passer un agréable moment au "lipopette bar"...