Hier (jeudi soir) le choix entre deux concerts (enfin beaucoup plus que ça, mais moi j'hésitais entre deux). D'une part le concert punk n' roll avec les mythiques
Dogs à la Machine à Coudre accompagnés des très bons
Neurotic Swingers d'autre part les
Padam (chanson swing), qui m'plaisaient bien sur disque, à l'Affranchi accompagnés des aixois de
Poum Tchack (swing tsigane).
Sachant que le Pinguin n'allait pas manquer ce pur moment de rock'n roll à la Machine, qu'il allait y avoir beaucoup de monde (z'avaient même prévu d'enlever les tables), et que cela faisait longtemps que je n'étais pas allé à l'Affranchi, c'est donc vers St Marcel que je suis allé.
Dur de motiver Stéphanie pour aller à un concert, loin, un jeudi soir et tard... début du concert à 22h avec deux groupes...
On arrive là-bas vers 22h30 je crois et à ma grande surprise c'est
Padam qui ouvre le bal.
Deuxième surprise : la salle est plutôt pleine. Sur scène Padam c'est donc : un batteur, un accordéoniste, un bassiste, un chanteur guitariste et un guitariste (solo) ; c'est d'ailleurs ce dernier qui apporte (à mes oreilles) la petite originalité dans le son de ce énième groupe de "chanson réaliste".
Globalement je n'ai pas tout à fait retrouvé la même chose que sur le disque. Musicalement c'est bon, les textes parlent bien des thèmes classiquement abordés dans le style, mais j'ai trouvé qu'il manquait comme un petit quelque chose de naturel. Un petit truc qui m'a chiffonné jusqu'au bout (un peu comme la fois où, il y a bien longtemps me semble-t'il, j'ai vu les Hurlements d'léo). Cette façon de chanter un peu artificielle ou forcée ?, ce côté guinguette qui ne sent pas le vécu du tout.
Le groupe insistait trop sur son guitariste solo (qui a improvisé quelques trucs tout sauf impressionnants), alors que sur Marseille il y en a quelques-uns au moins aussi talentueux et plus modestes (comme Toots de feu
Na Zdorovie). Bref j'ai l'impression qu'il y a vraiment deux scènes actuellement que je caricaturerai comme les authentiques :
Bell Œil,
Ogres de Barback,
Casse-Pipe,
Louis Ville,
La Môme,
Néry, et bien sur
Tordue et
Têtes Raides (pour ne citer que ceux dont j'ai croisé la route) qui dégagent tous une réelle émotion sur scène, qui ne semblent pas attentifs au regard que leur porte le public et qui sont vraiment habités par ce qu'ils font et les "suiveurs" (je suis un peu méchant mais je ne vois pas comme dire) comme les
Hurlements (que je vais retourner voir prochainement) ou
Padam, .. qui présentent; qui m'ont laissé une drôle d'impression en concert. Peut être est-ce dû au soir en particulier où je les ai vu... si l'on ajoute à ça un public m'as tu vu comme je danse et comme je suis cool... vous comprendrez que je (et Stéphanie non plus) ne me suis pas franchement régalé. Faudra voir en fin de tournée... Ils ont fini leur set (au cours du rappel) par la reprise de la chanson de Piaf qui fait justement "Padam padam padam ..."
Après une entracte (changement de scène) où j'ai pu constater que l'Affranchi avait lâchement profité du passage à l'euro pour faire passer son Orangina de 10F à 13.14F, vint le tour de
Poum Tchack. Assez curieux de voir ce que ça allait donner car depuis la dernière fois où je les avais vus à la Machine à Coudre (presque 2 ans), beaucoup d'eau a coulé sous les ponts (je ne sais pas ce que j'ai avec mes expressions à la noix en ce moment) : Tour en Région, pleins de concerts, pas mal de chroniques dans les médias (locaux au moins), présélection de Bourges, ...
La composition ne semble pas avoir changé : de gauche à droite sur scène : Lionel (ex Attendez) bandoneoniste fou, un violoniste, un batteur, un guitariste haut perché, un contrebassiste et un autre guitariste.
Après quelques problèmes de son et une intro ("accrochez vos ceintures") de Lionel ils sont partis sur un de leur longs instrumentaux à la
Django Reinhart (désolé je ne sais pas comment ça s'écrit).
Le public tout de suite à fond sur ces rythmes entraînants. Musicalement ça n'a pas beaucoup changé, toujours bien quoique pas très varié. Par contre j'ai trouvé qu'ils en faisaient un tout petit peut trop sur scène (décidément ce soir c'est une idée fixe). Je n'ai pas reconnu le groupe que j'avais vu à la Machine. A la place d'un violoniste réservé, j'en ai trouvé un qui n'arrêtait pas de danser... et qui gesticulait parfois un peu trop.
Quant à Lionel (le seul dont je connaisse le prénom en raison de son ancien groupe) il fait toujours aussi peur dans son coin avec ses grimaces de possédé...
Vers minuit, au bout que 4 ou 5 morceaux on est rentré.