Le Europe 2 Campus Tour, c'est toujours quitte ou double ; on a connu des affiches accablantes, des erreurs de programmation artistique flagrantes, et on se demande toujours en quoi Europe 2 va être capable de sortir une affiche qui tienne la route sans que ça tombe dans le "rock playmobil" "pour les djeuns"...
Cette fois, en l'occurence, pas de mauvais drapeau du genre de Vegastar ou autres Axel Bauer, bien que d'aucun puisse voir en ASYL un pseudo ersatz d'Indochine, ce qui n'est pas peu dire...
Mais bon, on se pointe au Moulin l'esprit léger, chassé du centre ville par les hordes de fans de foot qui partent se débiliser le cerveau dans le Vélodrome... A 15 euros, personne ne prend vraiment de risque majeur en même temps, pour un dimanche...
Déjà, les toulonnais de
Paingels ouvrent le bal avec une bonne surprise : attention, rien de très transcendant non plus, mais ce petit power trio composé de deux filles et d'un batteur péchu fait son petit effet là où on s'attendait à quelque chsoe d'éventuellement très neuneu (faut préciser que pour cause de Dimanche, début des hostilités à 18h30, l'heure du goûter choco pop). La "lead" a une belle voix qu'elle a un peu tendance à trop laisser traîner du mauvais côté de Zazie, mais sa copine bassiste rattrape largement l'affaire avec une rock energie toute sympathique. A suivre...

Bon,
Joseph D'Anvers me fait partir illico de la salle pour gagner le bar : il déprimera avec ses musiciens très sérieux sans moi, et son rock bienséant m'aura très rapidement fait faire demi-tour.

J'avoue ne pas pouvoir m'attarder des masses sur
Asyl non plus, qui, même s'ils ne ressemblent quand même pas totalement à Indochine, (ils portent quand même encore des coupes "Pento" et des jeans noirs moule-couilles un peu ridicules...), sont quand-même très "poseurs" pour pas grand'chose.

Le chanteur notamment aime particulièrement travailler son image de
Jim Morisson du pays du fromage qui pue, avec un accent anglais effroyable et des déhanchements qui me laissent perplexe. Ceci dit, à noter : le son est vraiment terrible. Chapeau bas pour ça, quoi qu'on en dise.

Et puis, ben, voilà
Snow Patrol, Le groupe de la soirée, qui aura ramené dans les murs du Moulin barbouillé de panneaux publicitaires pour des banques, des téléphones et tout un tas d'autres saloperies dans le même goût (on se fera fourguer des "cadeaux" inutiles tout le long de la soirée: où est Fred Beigbeider ?) des tonnes de petites anglaises aussi laides que sexy. D'où sortent-elles toutes ces adolescentes british post pubères avec leurs regards excités et excitants, leurs nez trop grands et leurs jupes trop courtes ? Ma foi, grand mystère... Leurs mecs ont dû se ruer sur le Vélodrome pour satisfaire à la légende anglaise et se bourer à la 8/6 pour se frapper avec quelques marseillais du meilleur cru autour du Rond Point du Prado, alors elles sont venus un peu "teaser" ici...
Snow Patrol, c'est en même temps super et en même temps minable ; c'est un show incroyablement bien rôdé, les lights sont terribles, le son irréprochable, les morceaux impeccables, mais bon, y'a un côté "tout est nickel" qui reste finalement un peu débectant. Tout y est, pour sûr, les compos super romantiques entrecoupées d'envolées vraiment rock'n roll, les groupies hystériques qui reprennent les refrains par coeur, le beau chanteur à la gueule d'ange et les musiciens killer qui bougent pas d'un mètre, mais merde, y'a un truc : ils sont VIDES. Vides de sueur, vides d'envie, vides de plaisir, vides de provocation, vides de ROCK. Bref, ça sent le surgelé : SNOW PATROL, c'est du rock de chez PICARD : délicieux, mais pas frais. Et c'est là toute la différence : les légumes, quand c'est pas frais, ben y'a pas à dire, c'est moins bon.

Allez, déjà 22h00, demain y'a école.
Photos Julypi