Enregistré par un trio hardcore punk d'un fort joli gabarit – Eric Pasquereau, 75 kg, chant toxique, guitare amplifiée et rugueuse, secondé sur le même instrument par Arthur de La Grandière, 60kg, et boosté par la batterie acoustique giflée de Pierre-Antoine Parois, 58 kg –, les morceaux signés Papier Tigre sont garantis sans graisses superflues, avec un son très près de l'os. Le résultat final, à la fois direct, tortueux, grinçant et expérimental est une plongée en apnée dans un univers revendicatif, hargneux et déstructuré.
Après une bonne sieste, je suis achement plus en forme que la veille : chouette, le programme de la soirée annonce un sévère dégourdissement des guiboles.
Démarrage sur les chapeaux de roues avec le trio nantais de Papier Tigre (sont-ils Maoïstes ?).
Avec eux, on est en pleine ambiance Fugazi : textes déclamés, riffs de guitares aigus et dissonants, ambiances dépressives avec formation de cumulonimbus suivie d’explosions soudaines.
J’ai été littéralement absorbé par le jeu du batteur : aucune rythmique ne fait poum-tchack, on a droit tout le long à un Boum-badaboum-doum-doum-dou-dou-doum-boum-doum…Vous voyez le genre ?
Hypnotique, vive les Trans(es) !
Très bonne entrée en matière donc ! Direction le hall 3, pour la hype de la soirée : les deux bambins rock’n’roll de Tiny masters of today.
Quoi !?Vous n’en avez jamais entendu parler ? David Bowie ne tarit pas d’éloges sur ces 2 White Stripes en culottes courtes…
Enfin, je serai eux je me méfierai : malgré tout le respect et toute l’admiration que j’ai pour le Thin White Duke, à chaque fois qu’il a dit du bien sur un groupe inconnu, celui-ci a disparu dans les oubliettes de l’Histoire du Rock…
Ce soir les 2 frère et sœur (13 et 11 ans ! guitare et basse) sont accompagnés à la batterie par rien de moins que Russell Simins (Blues Explosion)…
Je l’avoue, au départ je suis venu (comme beaucoup d’autres je suppose) voir des « phénomènes de foire ».
« Au bout d’un quart d’heure je me tire » pensais-je…
Finalement, je n’ai pas été transporté par leurs micro-chansons, mais je suis resté jusqu’à la fin de leur tiny set car il se dégageait vraiment quelque chose de touchant de ces 2 petites personnes qui jouent dans le monde des grands…
Morceaux choisis : le petit garçon se cogne la tête dans le micro quand il arrive, la tiny bassiste visiblement intimidée au début est carrément craquante (c’est encore mon côté Pascal Sevran qui me reprends !)
Russell Simins bourrine comme un malade, comme s’il voulait rajouter un peu d’épaisseur à toute cette candeur.
Il garde les yeux rivés sur ses fûts tout le long du concert (genre « la vedette, c’est pas moi »)
Morceaux choisis(2) : à un moment tiny guitariste perd son médiator.
Un peu désorienté, il lance au public un « Does anyone got a pick ? »
Purée de merde, il aurait pu penser à ça tonton Russell : des médiators de rechange pour les adorables marmots !
Heureusement, les baby-sitter de l’équipe technique rennaise veillent au grain. Ouf !
Vers la fin, pretty tiny bassiste annonce leur chanson anti-Bush…heureusement, ils n’ont pas scandé de Fuck Bush car ils ont été élevés par des parents responsables ou bien républicains…
Finalement, pour moi le vrai grand moment au niveau musical est venu avec leur tiny rappel où ils ont sortis une version mémorable de Jump around (House of Pain) : tiny bassiste assure la basse et chante le sample (« Whiiiiiiiiiih ! ») de sa tiny craquante voix.
Tiny guitariste a délaissé sa guitare, s’est vissé une bonne grosse casquette sur la tête :
il arpente la scène avec beaucoup plus d’assurance, et là je dis Merci !
Pour le coup, j’ai oublié que vous aviez 13 et 11 ans, car ce genre d’enfantillages, certains grands couillons les font aussi !
Il y a un brin d’ironie dans mes propos, mais en réalité ces deux rock’n’roll primaires ont fait (ô surprise) rien moins que du bien à mon âme…
Après ce détour par le pays de Candy, passage par la case mexicaine avec Rodrigo y Gabriela : duo de guitaristes virtuoses qui pratiquent un flamenco instrumental plutôt agréable dans lequel on ressent parfois leur background Métal, puisque ces deux charmants mexicains (ma préférence va évidemment à Gabriella) ont fait l’école chevelus à boutons…Bref, des hardos qui se sont un tantinet adoucis.
Plutôt sympa, mais la révélation de la soirée m’attends ailleurs, je retourne donc dans le hall 3 où le faux duo japonais (ils sont en fait trois et anglais, perso je les aurai plutôt pris pour des belges, voire russes à cause de la bouille du chanteur…) Fujiya et Miyagi a déjà démarré son set.
Après les avoir raté à plusieurs reprises, à l’époque ils mixaient, je les découvre enfin en formule instrumentale (basse + guitare + machines).
Je crois que j’ai bien fait d’attendre pour les découvrir, car ce set va me faire atteindre l’extase (musicale tout au moins).
On est en pleine ambiance 80s ou plutôt fin 70s puisqu’il y a une parenté musicale évidente avec Kraftwerk ou Neu ! au moins dans l’atmosphère : basse répétitive et carrée (j’ai l’impression d’entendre des robots, d’où l’impression accentuée de Kraftwerk), voix murmurée, paroles hypnotiques, guitares souvent sympathiquement funky…
Après une légère fatigue hier, ça y est ce soir je laisse véritablement aller mon corps aux déhanchements voluptueux. C’est donc à ce trio carrément trippant que je le dois…Grand merci ! Vous faites désormais partie de mes groupes favoris de dancing cérébral : tortueux et cathartique. Beau voyage, merci !
Après ce trip dansant mais au tempo lancinant, j’ai besoin de quelque chose qui me réveille : un bon coup de poing sur la table.
Et magie de la programmation, ça va être la soirée quasi-parfaite au niveau du timing…
Puisque j’enchaîne dans le hall 4 avec le set crétinement furieux des Dead Kids !
Dead Kids : de l’électro-punk de bonne aloi délivrée par des anglais menés par une bête de scène survoltée.
Car le chanteur des Dead Kids, à n’en pas douter, a fait l’école Iggy Pop et il a dû obtenir son diplôme avec mention.
Il me fait penser à ces pochtronards, grande-gueule et un peu casse-burnes qu’on a tous rencontré un jour.
Dans son blouson rose et son fute moulant il a tout les attraits d’un animal sexuel. Il bondit dans tous les recoins de la scène, provoque le public dans un français approximatif (« Alors Rennes, tu aimes ou tu aimes pas ?...En Angleterre, on dit no i don’t like it ou yes, i like it »…)
Visiblement, on est beaucoup à beaucoup aimer…
Intro aux claviers avec des sons et des mélodies volontairement kitsch et débiles, suivies d’explosions pogoïdes.
Yeah Yeah ! 100% groupe de scène surtout grâce à ce satané chanteur (à la voix distordue) que je soupçonne de ne pas porter de slip, vu la curieuse bosse que j’ai constatée au niveau de son entre-jambes, en revoyant mes photos (bon ou alors il a un grand-père africain…non, je sais…)
Ca s’est terminé en déglingue totale sur scène et dans la salle !
Un jeune gars se relève d’un pogo, il a été légèrement piétiné, ses lunettes sont aplaties. Qu’est-ce qu’on fait ? On appelle le Samu ?
Non, déboussolé mais il danse encore…
Et moi, et moi ???
J’ai eu la très bonne intuition de garder mon anorak sur le dos.
Un de mes voisins de déglingue croyait qu’il pourrait danser avec sa pinte à la main.
La facture du pressing, je lui enverrai à ce sale punk.
Au même moment, disais-je, c’est aussi la déglingue sur scène : les Dead Kids terminent leur set et le chanteur à blouson rose simule la sodomie sur son collègue blond et claviériste.
Visiblement, celui-ci goûte très peu ce genre de surprises.
Ils se roulent tous les 2 par terre dans un début de bagarre.
Séparés par un 3e zicos, il n’y aura finalement ni sodomie ni cassage de gueule. Enfin, pas sur scène en tout cas…
Bon, quand est-ce qu’on les programme à Marseille, au Pag par exemple ?
Je poursuis ma soirée avec la techno-rock des anglais capuchés de South Central. C’est un peu moins puissant que précédemment avec les Dead Kids, mais ça fait bien son boulot.
Au petit jeu de la comparaison, je les préfère 1000 fois que leurs cousins Klaxons (groupe hype dont j’avais dis du mal l’an dernier).
Enfin, mes goûts n’étant pas forcément ceux du grand public, pas sûre qu’ils aient à l’avenir le même succès que connaissent depuis les klaxonneurs…
En tout cas, très bon moment avec ces South Central capucheux qu’on jurerait sortis d’un film d’horreur sectaire.
Le timing continue d’être bon pour moi, puisqu’à ce moment de la soirée, j’ai besoin de quelque chose de plus calme. Je pars donc découvrir le danois Prins Nitram, qui restera pour moi une des bonnes surprises de cette édition 2007.
Il est seul sur scène, dans un décor de salon bourgeois. Quand j’arrive, il chante et joue de la batterie dans une superbe robe de chambre…
Ce type a-t-il pété les plombs ? Les paroles de ses chansons et la tournure schizophrénique de son set me laisseront penser que oui…
Au niveau du personnage, Prins Nitram me fait penser au Beck des débuts : complètement décalé et difficile à étiqueter…
On va dire de la pop intimiste assez propre sur elle (comme le décor) avec quelques montées bien senties de rock névrosé.
Prins Nitram alterne batterie, basse ou chant seul et presque à chaque fois il complète le tableau avec d’autres instruments samplés repris sur l’écran vidéo. On a donc droit à des clones de Prins Nitram sur l’écran, ce qui donne une ambiance surréaliste. Amis de l’art contemporain bonjour ! Moi, j’aime.
Conclusion : un artiste avec une vraie recherche, un vrai univers à découvrir résolument sur scène.
Ma soirée, une des meilleures depuis 4 ans que je viens aux Trans, se termine avec un habitué de la maison, l’ex-chanteur de Minimal Compact : Dj Morpheus et par les post-rock instrumental et norvégiens de Salvatore.
Dans les deux cas, ça me plait bien (enfin, le jeu de scène de Salvatore est à travailler, parce que tous au fond de la scène et la plupart de dos, ça donne pas trop envie…enfin, les écrans vidéo sont beaux c’est vrai(!))
Pourtant, le dicton du jour sera « Qui veut emballer loin, ménage sa coiffure ».
Je pars donc reposer les cheveux qu’il me reste, en tirant avec regrets un trait sur le set à venir du duo électro-rock de Rafale…A demain.
Pas une minute à perdre : dès la fin du concert de Kate Nash à la Cité, direction le Parc des Expos de Rennes pour profiter pleinement d'une programmation foisonnante...
Papier Tigre :
L’arrivée sur le gigantesque site du Parc des Expos de Rennes se fait au son des compositions en béton armé du groupe Papier Tigre, un power trio véritablement ébouriffant. Le chant hurlé, les riffs de guitares saccadés et la batterie giflée s’entrechoquent violemment, et ce dans l’unique but de faire un vacarme de tous les diables. A l’exact point de friction entre le rock bruitiste et le hardcore (c’est du math rock donc… ), Papier Tigre pratique une musique extrême, sans concession aucune et enflammée. Si les titres sont d’une implacable virulence, des mélodies tordues surnagent de temps à autre… Cela évite un hermétisme stérile, tout en permettant de pratiquer une politique d’ouverture rock qui ne peut laisser indifférent. A voir sur scène et à découvrir sur disque…
Solange la Frange :
En attendant l’arrivée des Vedettes, c’est Solange la Frange qui se produit en live sur l’immense scène du Hall 9… Première nouvelle, Solange la Frange est en fait un duo comptant un homme et une femme (avec une frange… ) en son sein. Deuxième (bonne) nouvelle, la musique électronique qui sort des enceintes est de nature à retourner n’importe quel dance floor. C’est frais, virevoltant et fait pour rendre hystérique.
Les Vedettes :
Après cette petite mise en jambes, place au show des protégées belges de l’infatigable Philippe Katerine : Les Vedettes. Habillées comme des pom pom girls ultra sexy, les jeunes femmes chantent des chansons volontairement un peu bêtes (mais souvent très droles !) accompagnées par le groupe de scène de Katerine (les French Cowboy moins Federico Pellegrini plus Philippe Eveno) et présentées par un monsieur loyal bien grâtiné… On se croirait sur un plateau télé - chez Maritie et Gilbert Carpentier ou à l’Eurovision - : le décorum et la mise en scène sont ultra kitsch. Mais il y a une différence : tout cela est plein d’humour, pas ringard pour un sou, franchement jouissif et finalement assez corrosif grâce aux textes de Philippe K. Papa est mort est en effet une sorte de ça plane pour moi 2007, avec des côtés morbides et tabous en plus… Quant à Ta vie est pourrie, c'est une mise en abîme sur nos sociétés de consommation de masse et notre manière de vivre ; chanté par la plus forte des pom pom girls, les paroles dynamitent avec une jubilation certaine le système des régimes incessants institué par les magazines pour éliminer les kilos soi-disant superflus… Deux exemples de chansons parmi d’autres, tout aussi réussies. Malgré une salle trop grande, le show des Vedettes à Rennes a rempli son rôle à merveille ; il a permis de passer un très bon moment, tout en rendant impatient d’écouter le disque (à paraitre au printemps 2008) et d’assister à la tournée.
Tiny Masters Of Today :
Qualifiés de génies par David Bowie himself, les Tiny Masters Of Today arrivent à Rennes précédés d’un flatteuse réputation. Leur disque est, il est vrai, très réussi dans le style rock garage ultra frais ; en l’écoutant, on pense à des White Stripes juniors (ils ont 11 et 13 ans) ou à une réincarnation du jeune Kurt Cobain… Cela dit, sur scène, c’est une autre histoire : ce ne sont que deux gamins accompagnés par le formidable batteur de Blues Explosion, Russel Simmins. Ivan et Ada semblent tout fluets dans l’immense hall 3, les voix sont étranglées et la tension est palpable… Le début du set est donc franchement décevant, malgré la fraicheur des morceaux (genre je recycle le riff de Louie Louie comme si je l’avais trouvé il y a une heure et je joue avec le son de guitare de Nirvana, comme si je l’avais inventé à l’instant… ). Point culminant du flottement des deux ados : Ivan ne sait plus se servir de sa pédale de distorsion, et sa guitare refuse donc de sortir le moindre son. C’est le blanc… Russel Simmins prodigue ses bons conseils et tout repart un peu plus droit… Le show peut enfin décoller : Ada lache sa basse (c’est mieux, elle en joue mal… ), Ada se concentre sur sa guitare et laisse sa sœur chanter (c’est une bonne idée… ) et hop, les pogos et autres slams peuvent commencer à enflammer la salle… La batterie claque fort, la guitare ferraille joliment et des cris d’enfants rendent le tout presque surréaliste : c’est du rock garage en culottes courtes. Basique, approximatif et crasseux… Hey mr dj (chanté en français s’il vous plait) et les autres titres résonnent donc comme des appels à l’hystérie dans le hall 3. Cerise sur le gâteau, le groupe se lance dans une reprise du Jump around de House of pain, avant d’interpréter un brulot anti Bush (sans doute soufflé par leurs parents… ). Peut-être pas géniaux donc, mais à suivre assurément les Tiny Masters Of Today.
The Whip :
Changement radical de son quelques instants plus tard avec The Whip, un formidable combo d’électro rock. Ces gens-là ont tout compris : ils mélangent sans vergogne l’énergie du rock, les mélodies de la pop avec la puissance de feu de l’électronique pour composer des véritables bombes à fragmentation sonique. Beats implacables, samples ébouriffants, claviers lobotomisants, guitare/basse/batterie imparables, voix marquantes ; il est difficile de résister à la puissance de feu d’un tel groupe. Sorte de croisement entre New Order, Daft Punk et les Klaxons, The Whip a toutes les cartes en mains pour dominer le monde avec ses compositions formatées pour guider vers la piste de danse, en rockant… Le set envoutant, accrocheur et mémorable de The Whip a positivement enchanté le hall 4. A n’en pas douter, l’une des révélations des Trans Musicales 2007 !
Dead Kids :
Toujours dans le hall 4, les Dead Kids ont eux aussi fait très forte impression… Ce combo anglais parfaitement vivant (mais pour combien de temps à ce rythme effrenné ?) pratique un électro rock boosté par un chanteur survolté. Sorte de hooligan croisé avec Iggy Pop, notre homme se démène comme un beau diable sur la scène… Surexcité et incontrôlable, il n’hésite pas à slammer dans le public, à tabasser un des musiciens ou à hurler très fort des inepties pour exhorter le public à danser sur les compositions ultra remuantes de son groupe… Fortement teintés d’électronique, les morceaux des Dead Kids sont souvent sauvagement lacérés à grands coups de guitares/tronçonneuses. Une telle débauche d’énergie mise au service de compositions complètement dingues mérite le plus grand respect…
Calvin Harris :
Retour dans le hall 9, pour assister au show de Calvin Harris, un jeune Ecossais auteur d’un album d’électro pop (à paraître le 4 février 2008) intitulé I created disco. Buzz énorme en Angleterre, un nombre d’écoute myspace hallucinant (on parle de 3 millions… ), l’on tient sans doute là un futur poids lourds de l’industrie du disque… Cela étant dit, l’album - réalisé en solo - sonne trop propre et trop formaté pour les radios commerciales : claviers et boites à rythmes eighties, influences Daft Punk, Soft Cell, Depeche Mode, Prince, que des tubes en puissance pour les fluokids trop branchés (This is the industry, The girls etc etc)… Et sur scène alors ? Notre homme veut impressionner et montrer sa puissance de feu aux festivaliers en se faisant accompagner par un groupe electro rock d’une finesse assez discutable. Pour couronner le tout, Calvin Harris force sa voix façon Dave Gahan en solo, et son backing band ferraille un rock soi-disant percutant en essayant de singer Depeche Mode. Cela donne un concert de stadium rock lourdingue dans un immense hall de Parc des Expos. Le (nombreux) public bouge en chœur, semble apprécier la débauche d’énergie alors qu’il n’y a vraiment rien d’extraordinaire ou d’original. A Rennes comme ailleurs, tous les goûts sont dans la nature…
South Central :
La soirée se termine - pour nous – avec la prestation explosive des Anglais de South Central dans le hall 3… Tout à fait dans la mouvance actuelle qui consiste à pousser dans leurs derniers retranchements les sons électroniques avant de les propulser contre les distorsions du rock, South Central produit une musique très efficace en live. Le genre de truc qui donne envie de bouger comme un lapin Duracell jusqu’au bout de la nuit. Voix trafiquées, claviers torturés, beats assassins et guitares défoncées partouzent en direct, pour un résultat sauvage… A revoir très bientôt, si possible !
Photos : Yohann Lepage (Papier Tigre), Dom Vrignaud (Solange la Frange, Les Vedettes, The Whip, Dead Kids, Calvin Harris, South Central)