Alors je suis arrivé à 16h45 aux chapiteaux de Choisy-le-Roi. J’ai pu voir une belle ribambelles de punks, ados ou quadragénaires. Il y avait pas mal de représentants du forum Internet Wampas (dans le désordre) : Ato, le Belge Ptit Chi, P'tite Gawelle, LNA, Get Down There (from Nimes), Superwookie, Coxinel, Xiaojie, Alex(is), Axel et son amie, Ouasse et son amie, Peter Pan, Makhno, Jala, Kawaiko, Petit Dragon, Ludo Alterno et son amie, MKS et sa fille, El Kalchat, moi ... plus l'autre Alex (qui va à tous les concerts de rock français) et notre copain le barbu à lunettes "Manolfe" (qui trouve qu'oberkampf, "ça vieillit mal" - je ne suis pas du tout d'accord !).
Parabellum a commencé à jouer à 17h30 mais comme j’avais la place d’Alex et que Jala, Peter Pan, Makhno, Superwookie) sont arrivés un peu en retard, j’ai seulement entendu mais pas vu les quatre ou cinq premières chansons (intro du live 1991, " Cayenne ", "Week-end d’enfer ", etc.). Une fois rentré, j’ai pu assisté à la dernière demi-heure du concert de Parabellum. Le bassiste Olive (j’aime beaucoup sa sangle en forme de cartouches de fusil, ça fait très classe Clash Paul Simonon), le guitariste Sven (qui danse toujours de la même façon, de façon un peu ralentie, c’est marrant) et notre " gros Schultz " (dixit DW) dégagent chacun du charisme, de l’énergie, de la joie de jouer. Les morceaux lourdingues néo-metal du dernier cd (" Capsul à fric ", " Le salon de l’auto ") et/ou aux paroles super nullos (" Ma gueule en photo ") passent beaucoup mieux en live et sonnent sur scène comme les anciens morceaux mythiques. Même si le set de Parabellum était plus court (forcément) que celui de la Cigale en juin 2003, j’ai plus apprécié ce concert à Choisy que celui de la cigale, dans l’intensité des morceaux, le son, etc. Ils ont joué aussi " Osmose 99 ", " Papa Noël ", un medley final avec la fin de " Cayenne ", " Anarchie en Chiraquie ", " Zig zag rock ". Le type qui est monté sur scène, ce n’était peut-être pas la peine que la sécurité s’acharne autant dessus. Mais à leur décharge, il avait quand même l’air d’être un gros bourrin qui cherchait avant tout à se mettre en valeur et à faire de la provoc’ keupon à deux francs.
Je n’ai pas vu Subway dans l’autre chapiteau, j’ai préféré attendre dans le grand chapiteau (où ont joué Parabellum, Oberkampf, Marcel & son Orchestre, Les Wampas) pour être au premier rang durant Oberkampf. De 19h à 20h10, Joe Hell, Xoumoul, Nirox et le nouveau bassiste (ex-Watcha) ont livré des versions encore plus puissantes et au point qu’au Bataclan 2001. Même si, côté public, il y avait franchement plus d’ambiance au Bataclan 2001 qu’hier à Choisy (hier, il y avait les pogoteurs au milieu mais autour, ça ne bougeait pas trop si on compare à l’accueil fait à Parabellum ou Marcel & son orchestre). La version 2003 de " Linda " (en ouverture du set) est la meilleure que j’ai entendue, que ce soit en live ou sur disque. Ça a l’intensité de la version originale, avec un meilleur son, une rage contenue qui emmène Oberkampf vers des vibes différentes du " 1, 2, 3, 4 ! " (pareil pour " Putain putain "). Ils ont joué au total quinze morceaux dont (dans le désordre) " N’observe plus ", " La race des fous ", " Tout ce fric ", " Johnny sois mauvais ", " J’aime pas " (un de mes morceaux préférés du dernier album), " Montrer les dents " (avec courte intro un peu reggae dub Basement 5), " Manhattan ", " Un étranger ", " Hôpital ", " Dans le décor ", et en final " Couleurs sur Paris ", " Maximum " et la reprise d’Arno & TC Matic, " Putain putain ". En tout cas, une chose est sûre : Oberkampf, c’est Joe Hell. Sans lui, sa voix, sa façon de chanter (des fois dans les graves, de façon lente ou rapide, mais en tout cas tout le temps avec la rage) et un vrai charisme (ça change des jeunes groupes où on s’ennuie en les regardant jouer), Oberkampf n’aurait pas été un groupe qui en impose autant dans l’histoire du rock français s’il y avait juste eu le guitariste Pat Kebra… À part ça, un pote du gros bourrin keupon qui est monté sur scène durant Parabellum est monté à son tour pour gueuler contre la sécurité parce que son pote " était monté sur scène au concert de Parabellum ". Bon, il s’est fait applaudir, et la sécurité s’est fait huer, normal tout ça est bien facile et démagogique. Et notre copain, le gros bourrin, n’a rien trouvé de mieux (car lui aussi était monté sur scène à nouveau) que de renverser de la bière sur Joe Hell. Super marrant, très très fin, le mec !…
Ensuite, El Kalchat m’a emmené dans les loges et il m’a pris en photo avec Joe Hell ! Franchement, heureusement que dans le rock français, il y a des types comme Joe Hell, Didier Wampas, Bruno Roy, Tio Manuel, Ritier, Cacho Vasquez, et plein d’autres. Ce sont des gars qui ont un vrai passé musical , qui ont fait des disques ayant marqué le rock français, qui impose le respect et qui sont des exemples à suivre dans leur façon d’être et de faire sa vie.
Marcel & son Orchestre, c’est le moment où le public (jeune en grande partie, genre 15/22 ans) a été le plus enthousiaste. C’est un show " rigolo " tendance gras et épais à tous les niveaux : décors, musique, paroles (surtout des textes comme " Femme mûre ", etc.), look. En fait, sur scène, ils me font penser à des Patrick Sébastien du rock français. Ils ont commencé en dédiant " une chanson à Bernadette Chirac ", qui parle de dimanches soirs, etc. À deux moments, DW a balancé des pétards. La première fois, ça a bien fait sursauter les trois chanteurs devant la scène, ils ne s’y attendaient pas. Le chanteur savait que c’était lui et a dit : " On vient d’avoir un attentat fantaisiste. C’est Didier Wampas, j’en suis sûr ! " Ils font à donf’ dans le genre ska festif, cuivres à gogo, costumes copiés sur ceux des Satellites (cf. les photos de presse qu’il y avait d’eux au moment de la sortie de " Riches et célèbres "). J’ai bien aimé les morceaux " Baisse la tête " (qui se moque des djeuns qui font du néo-metal, ils ont bien raison), " Mais où sont passés mes pantoufles ". Le chanteur principal (celui habillé en bleu, le Schtroumpf du groupe) bouge beaucoup et, au moins, il en donne (de l’énergie et de l’enthousiasme) à son public. Les kids étaient ravis !
Enfin, les Wampas ont démarré à 22h25 par " C’est juste du rock’n’roll ", puis " Aquarium tactile ", " Le télégramme de Brest ", " Yeah yeah ", " Puta " (avec la participation de gros Schultz qui a improvisé avec DW une danse portenawak débilos marrante digne de Marcel & son Orchestre, eh oui), " Les bottes rouges ", " Rising " (j’adore la version 2003 de ce titre, avec les guitares de Phil & DW & Nico, du surf punk metal mêlé à la batterie de Nico), " Manu Chao ", " Les apprentis charcutiers " (le seul avantage de cette chanson pour moi, c’est que ça permet de souffler, sinon je la trouve inutile et je ne l’aime pas), " Vie mort et résurrection d’un papillon " (un type devant moi a crié durant l’intro : " Marc Police ! " — un connaisseur), " J’ai avalé une mouche ", " Ce soir c’est Noël ". Pour les Wamp’, comme d’hab’, j’ai dansé comme un taré, sauter en l’air, tout en sueur, à gauche de la scène, à l’écart des pogos (où c’est super serré, où on peut même pas bouger sans se prendre des coups dans les jambes et où on risque de mourir étouffer ou de se recevoir un pied de slammer sur le crâne ou sur les lunettes…). Je suis parti à 23h20, au début de " Trop précieux " (que j’entendais sur le chemin du retour puis aussi le début de " Kiss ").