Ce soir là, 4 groupes sont invités par l'excellente association lyonnaise Médiatone : Sblawatt, Ewop, C-Weal et surtout Paraffine.
Les 3 premiers sont lyonnais et produisent un métal que les connaisseurs ont, semble t-il, apprécié.
Paraffine, quant à eux, promène leur méduse sur les routes de France et de Suisse depuis un an (date de la sortie nationale de leur premier album intitulé 22:22).
Ils font halte ce soir-là au CCO. Le concert débute avec "Notre Altesse", morceau qui est à l'image du reste du show : une montée en puissance pour finir en quasi lévitation.
La méduse trône en plein milieu de la scène et l'occupe presque entièrement. Sa queue lèche le parquet de la scène et ses tentacules illuminent les moindres recoins.
Elle change de couleurs aussi souvent que la musique de Paraffine change de rythme. Toujours impécables, ces changements de tempo, qu'ils soient électriques ou technoïdes, libèrent une énergie foudroyante et dynamisent le concert sans jamais tomber dans la facilité.
Les morceaux s'enchaînent à vitesse grand V... "Le Coma Vous Guette", "L'Etat Des Longs Bras", "La Tension"... Sommes-nous à un concert de rock, d'électro, peut être à une rave alors !?
Le public est bien là, bouge et reprend en coeur les paroles intelligibles de Nico, le chanteur du groupe.
Surprise ! 2 nouvelles compos inédites "Insomniac" et "SM" sont jouées et dédicacées aux street teamers de Paraffine présents ce soir là.
Sur ces morceaux, le chant est encore un peu plus mis en avant mais là encore les changements de rythmes sont implacables.
Le jeu de lumière omniprésent accentue encore cette atmosphère si particulière que Paraffine génère sur scène, lourde et si légère à la fois.
Sur "SM", Paraffine nous convie à un petit voyage dans le Far West américain pour rencontrer ces "putains de cowboy" !
Le concert se fait plus intense avec des morceaux comme "Homme Des Villes", "Rumeur & Peur" et "Tous En Cercle".
Le set est maitrisé à la perfection (à l'exception de l'intro loupée de "Martin Rêve").
Il se dégage une telle énergie de la scène qu'on ne peut pas rester indifférent aux riffs électriques et aux beats digitaux.
Le public, conquit, en veut plus. Paraffine revient pour interpréter encore un nouveau morceau "Intérieur Nuit" puis l'indétrônable et hypnotique "Ederlezi" pour terminer ce concert en douceur et ramener les spectateurs sur terre progressivement.
Pour conclure, un excellent concert (tout de même un peu court) où tout était réuni : un son très bon, un jeu de lumières incroyable et une prestance à faire rougir les plus grands pour un groupe d'une maturité scénique hors norme après un album seulement.
Tout le monde trouve son bonheur dans la musique de Paraffine. Si, si... et si vous ne me croyez pas ou si vous pensez que j'en rajoute un peu trop, alors dès qu'il passe près de chez vous, allez les voir... vous serez médusé !