En deux temps trois mouvements, les
Pascals ont enchanté l’Effer’Magic avec leur musique à la fois expérimentale, émouvante et… festive ! L’orchestre iconoclaste japonais avait fait le déplacement aux Efferv’Essonne en formation complète : violons, sifflets, violoncelle, kazoo, ukulélé, percussions, mini trompette, accordéon, guitares etc.
La troupe bigarrée est tellement nombreuse sur scène que certains musiciens empiètent sur l’espace normalement réservé au public… Celui-ci leur laisse bien volontiers la place car les membres du groupe semblent prendre un incroyable plaisir à interpréter sur scène les morceaux de
Pascal Comelade ou leurs propres compositions… Chaque titre regorge de petites trouvailles sonores, les
Pascals ont le sens du détail qui tue ! Cela donne vraiment un côté captivant à leurs concerts débridés. Le public, abasourdi, cherche sans cesse à savoir quel musicien produit ce son si particulier et avec quel instrument…
La réponse de l’assistance est à la hauteur de l’énergie et de l’inventivité déployées sur scène… En quelques morceaux à peine, la salle, qui attend pourtant le concert des
Wampas, est sous le charme de ce groupe exotique et excentrique. Seuls quelques indécrottables fans de
Didier W. restent assis sans prêter attention au spectacle qui se déroule sur scène, bravo pour l’ouverture d’esprit !
Loin de ces considérations, le « chef d’orchestre » (à bonnet péruvien) exhorte sa troupe à péter les plombs avec force sourires et gesticulations hilarantes. Tout à coup, il se lance même dans une sorte de long cri primal absolument désopilant. S’il donne le « la », il n’a vraiment pas à encourager son ami le Sumo musicien qui arbore une perruque fluo du meilleur effet. Celui-ci a fait le déplacement pour faire le pitre et rendre les gens heureux. Impossible de détourner son regard une seconde devant autant de facéties mises au service d’une musique aussi jubilatoire ; la quasi intégralité du public ne peut s’empêcher de sourire béatement et d’encourager bruyamment les
Pascals.
Juste avant de quitter les planches, les
Pascals reprennent un morceau déchirant de leur inspirateur. Quelques secondes après avoir été agité par des rires en cascade, l’Effer’Magic se retrouve plongé dans une profonde mélancolie, et l’on se dit qu’il y a effectivement quelque chose de magique là-dessous !
Les
Pascals maîtrisent parfaitement
L’argot du bruit, la langue chère à Monsieur
Comelade… Mais, loin de se cantonner à la simple reproduction, les bienheureux Japonais rajoutent des expressions bien à eux pour créer leurs propres mini symphonies. Les
Pascals présentent sur scène une des expériences musicales les plus fascinantes à vivre…
(Photo Ubu, Rennes, le 12 novembre 2003)
Site Internet :
www.effervessonne.com.