Meilleure journée du festival, faut dire que l’on bénéficiait d’une affiche de luxe et que le samedi est le jour qui a attiré le plus de monde.
Funky brewster démarre sur la petite scène : le set est vraiment très sympa malgré des voix hip-hop par moment et les cuivres qui cassent un peu les oreilles.
A.S Dragon lance sur une grand scène son set electro rock sexy ; habillés en blanc, ces types s’en sortent à merveille malgré un son assez pourave.
Ensuite on a droit à une merde abominable que seule une profonde indifférence de ma part pourrait décrire, mais je vais quand même en parler afin que d’innocents mélomanes ne se fassent pas piéger et aille la voir Tete : un mec complètement crasseux, lamentablement défoncé, et dont la voix perce les tympans jusqu’à la limite de la migraine. ; le tout sous une soleil de plomb. De plus tous les morceaux se ressemblent cruellement, mais ça semble tout de même faire la joie d’une poignée de rastakouères ; oublions tout ça.
Paul Personne ensuite, qui démarre en acoustique puis continue sa lancée sur des morceaux plus pêchus : le set est carrément vivant, malgré la ressemblance avec Bob Dylan sauf que Monsieur Personne joue super bien de la gratte lui (moi qui aime pas trop le blues ça m’a rapidement scié). Son excellente prestation s’achève sur un long blues et un rock’n’roll du feu de Dieu .
On aperçoit Cali plus loin sur l’autre scène et ça a l’air de bien bouger : le bougre s’y prend comme pas deux pour réveiller l’ambiance, il offre également un long slam et parcours ainsi une longue distance sur les mains des fans.
Enfin Patti Smith, la grand dame du rock monte sur scène. Outre les quelques jeunes excités qui réclament Rock’n’roll nigger, l’audience des premiers rangs est majoritairement constituée de vieux. Le sol est recouvert de tapis pour l’arrivée de Patti qui arbore sa veste de costard démodée, son T-shirt peace et son jean sale et troué : elle attaque avec Tramin : on peut donc dire que ça commence mal puisque ce morceau est trop mou et que la madame en chie pour chanter. Stride of the mind et Jubilee mettent un peu plus l’ambiance, façon de parler d’ailleurs parce que ça ne bouge pas, ça ne chante pas … RIEN !!!
Dédicace à ceux qui se sont opposés au conflit en Irak, puis Break it up (superbe) et Beneath the southern cross sont balancés (magnifiques toutes les deux). Sur 25th Floor (enfin un morceau d’Easter), elle prend sa guitare mais n’en joue pas une seule note, elle se contente de cogner dessus et d’en bousiller les cordes en crachant partout. Suivent Cash (pffff …dispensable)et un autre morceau calme angoissant ou elle joue de la clarinette Seven ways of going.Ca continue sur Dancing barefoot, franchement moyen. Longue intro au piano avant Free money qui fout bien la sauce même si elle zappe la moitié des paroles et donne l’impression qu’elle va s’effondrer à tout moment. Le meilleur morceau joué ce soir reste sans doute Gandhi, très long et progressif qui s’achève sur une apothéose d’effets sonores et vocaux.
En rappel « this song is for tout le monde » et Peaceable kingdom déclenche quelques sanglots parmi l’auditoire. Gloria au final qui fout enfin la patate dans le public ; c’est quand même malheureux d’avoir du attendre le dernier morceau pour voir un peu de bordel.
Le show était en tout cas excellent, même si de nombreux titres manquent à l’appel (setlist festival oblige) : où sont passés les anciens Ghost dance et Because the night ? les nouveaux Gung Ho, Blakean year et Radio Baghdad ou Trespasses ? Espérons qu’au zénith on y aura droit et que ce sera plus vivant. Autre très gros défaut : le niveau sonore trois fois trop bas, le son est parfait mais à un niveau qui ne permet pas d’apprécier toutes les subtilités musicales.
Pendant l’heure qui précèdera Matthieu Chédid, le festival connaîtra le plus gros moment de folie : les premiers sont aussitôt broyés et les évacuations évanouissement se font par dizaine : le service d’ordre qui garde quand même le sourire est débordé tant la fosse se vide. Les bouteilles d’eau sont descendues vitesse grand V, le tuyau d’arrosage ne cesse de fonctionner et l’impatience grandissante de la tête d’affiche se fait d’autant plus sentir.
A la nuit tombée, le labo investit l’espace sous le feu nourri des applaudissements…argg ! on étouffe ! Matthieu sort de Billie, la guitare rose géante et lance les hostilités sur les indetrônables Mon ego et Monde Virtuel. Comme sur les autres dates, il demande ensuite le silence et l’arrêt des mouvements de foule pour pouvoir nous regarder dans les yeux, puis se barre, laissant la scène à Vincent Ségal qui envoie son prélude au violoncelle éléctrique qui introduit finalement La Bonne Etoile un peu trop molle. En revanche Souvenir du futur casse tout sur son passage et on se fait de plus en plus écraser, (mêmes les fans sont contraints de se faire sortir, laissant leurs godasses derrière eux), cela dit avec 70 000 personnes qui poussent derrière c’est compréhensible. Un mec arrive à monter sur scène et à échapper aux vigiles avant de s’éclipser.
8 fans montent sur scène et se mettent à danser sur l’intro de Mama Sam dont l’accrocheur refrain et la gestuelle de fin font de ce morceau l’un des plus agréables de la soirée. On calme le jeu sur à A tes souhaits ou Matthieu cesse de danser avec ses fans, les pousse à s’envoyer un slow et s’acharne ensuite sur un vieux piano. Ma melodie ensuite nous fait presque pleurer tant elle est prenante et belle. A la fin une guitare tombe du plafond et la vedette se paye un superbe solo qui fait transition avec le très électrique Complexe du corn flakes durant laquelle il s’amuse à la faire rebondir comme un gamin. Psyko Bug toutefois moyen déboule sur la Cardiac Danse intérprétée par DJ Shalom : le groupe au complet livre une chorégraphie sympa : Matthieu lâche une petite voix electro et se met à danser derrière un écran en ombre chinoise. Shalom fait rugir ses machines laissant à Seb et Cyril le temps de se payer un long slam (malgré les vigiles qui tenteront en vain de les en dissuader). C’est au tour du même DJ de se laisser porter tout en jouant un solo de basse en évitant pas d’en foutre le manche dans la gueule des mecs qui sont en dessous.
Enfin le moment le plus attendu du show : Le Gimmick dans une version plus vivante qu’en album, précédée de l’intro connue d’Highway to hell d’AC/DC. Un fan en rose est ensuite invité à monter sur scène (Anthony je crois) et nous lâche un morceau de rock funky, la guitare de Monsieur M en main.
« J’ai une petite pensée pour ma grand-mère (Andrée Chédid), oui je l’aime ». Voilà pour la petite phrase avant Je dis aime, sublime en tout point. Qui de nous deux par contre saoule franchement et dure trop longtemps : deux fans habillées en guitare rose dansent pendant toute la chanson sur les backdrops.
Pour le rappel, on a droit à Onde sensuelle en acoustique, puis à la légendaire Machistador qui commence elle aussi en acoustique (dommage ça perd un peu de sa puissance). Un nouveau morceau est annoncé et Matthieu nous en fait chanter le refrain plusieurs minutes durant jusqu’à ce que tout le monde connaisse par cœur. Ainsi se termine le meilleur show du festival sur En tete-atete ; les rangs se desserrent enfin. La marque de la barrière sur les côtes ne disparaîtra toutefois qu’au bout de 3 jours.
Un peu naze après je l’avoue, je n’ai pas assisté aux autres groupes de la soirée. Veuillez donc excuser votre serviteur pour l’absence de critique les concernants.
set list de M : Mon égo / Monde virtuel / Prelude + La bonne étoile / Souvenir du futur/ Mama Sam / A tes souhaits / Ma mélodie + Guitar solo / Le complexe du corn flakes / Psyko bug + Cardiac danse / Highway to hell + Le gimmick + Gimmick fan / Je dis Aime / Qui de nous deux / Onde sensuelle (Acoustique) / Machistador / En tête-à-tête