Chansons blues avec quelques gadgets électroniques. Depuis début 1997, Petit Vodo, one man band, joue simultanément de la batterie, de la guitare, de l'harmonica, chante et bidouille ses radios en direct sur un blues déjanté quelques part entre Asil Adkins et Blues Explosion via Hound Dog Taylor.
RED + Petit Vodo - 19 Octobre 2007 - Grenier à Sons - Cavaillon Petit Vodo (Sébastien Chevalier), huit ans de carrière, un fan-club, une tournée commencée à deux (avec Miss Caroline) et, une première pour ce concert au Grenier à Sons de Cavaillon, la présence du .../... La suite
Petit Vodo (Sébastien Chevalier), huit ans de carrière, un fan-club, une tournée commencée à deux (avec Miss Caroline) et, une première pour ce concert au Grenier à Sons de Cavaillon, la présence du duo Freaktone (Alain Baudry à la batterie et Vincent Pollet Villard à la guitare) pour accompagner le diable bordelais. "Blues & rock garage", c'est ce qui était annoncé par le flyer du Grenier à Sons, et c'est personnellement tout ce que je savais de Petit Vodo avant d'entrer dans la salle.
Le flyer en question ne mentait pas. Ça commence rock garage, le blues apparaît petit à petit dans les premiers morceaux, puis Petit Vodo échange sa guitare électrique pour une guitare à la rosace métallique rugueuse et un bottleneck étincelant, et le blues envahit la salle. Un blues rythmé, énergique rageur qui convainc sans aucune résistance les fans, et les gens qui, comme moi, ne connaissait absolument pas ce one man band du (not so) far west ! Une très belle découverte donc, un artiste dont on suivra les prochains concerts dans la région.
Après une courte pause (le temps de changer les instruments sur la scène et de faire une balance que le peu de temps entre l'arrivée du groupe et le début de la soirée n'avait pas permis de faire avant), les quatre membres du groupe de RED (Olivier Lambin a.k.a. Red, Jérôme Excoiffier à la guitare, Léo Prud'homme aux claviers & Tonio Marinescu à la batterie) arrivent sur scène.
RED, croisé quelques minutes plus tôt à l'extérieur de la salle (en plein mistral) en compagnie des fumeurs (le Grenier à Sons est déjà intégralement non-fumeur à l'intérieur), paraît immense sur cette scène, (alors qu'il mesure une taille normale, voire inférieure à la moyenne dans la "vraie vie")… Il n'a pas encore commencé à jouer, mais cet agrandissement scénique ne présage que du bon. Et le bon, il va arriver très vite. Ce GRAND petit bonhomme entame son set avec Daily Misery (extrait de 33, son premier album solo) à la basse, coiffé d'une casquette rouge qui porte l'inscription "north florida tomatoes", et l'on se dit que c'est de là qu'il doit venir le bougre, que Lille, la ville de laquelle il dit être venu en camionnette dans la journée, ça doit être dans le nord de la Floride, qu'il ne peut pas s'agir du Lille que l'on connaît, dans le nord de la France !
Les chansons s'enchaînent, RED beugle de sa voix caverneuse et puissante tel un bouseux du fin fond d'un état du sud des Etats-Unis (j'adore !), il échange sa basse, dont il joue comme on joue de la guitare, pour une magnifique guitare Gretsh "Bo Diddley" (guitare rouge et rectangulaire), dont il joue comme on joue de la basse. Il "danse", fait la cigogne tel Bonnie "Prince" Billy lors de ses meilleurs concerts et lance quelques petites blagues entre les morceaux… Pendant cette performance, RED n'arrête toujours pas de grandir, et l'on comprend que, même immobile, même sans chanter, même sans jouer de sa basse, ce qui l'a rendu si grand dés le début, c'est l'énergie qu'il dégage quand il met un pied sur scène. Cette énergie qui ne demandait qu'à sortir et qui n'a fait qu'exploser tout au long du concert.
RED a chanté ce soir-là des chansons de ses trois albums : 33, Nothing to Celebrate (où figure, entre autres, deux titres splendides chantés avec Will Oldham) et Social Hide & Seek, ajoutant deux reprises de grande classe : une de Lambchop et l'autre du trop peu connu Bill Callahan (SMOG). On a ainsi entendu : Daily Misery, Black Dog & Me, Social Hide & Seek, Don't Create a Ditch, Wrong Horses, I'm not a Yoyo, Song for Beatrice, Putretying Corp Song, My War is Starting Now & Last Song.
En écoutant RED ce soir-là, je n'ai pu m'empêcher de penser aux concerts de Katonoma il y a une dizaine d'année, à l'époque où l'on se disait que si Katonoma n'était pas un groupe français, ce serait sans doute un des plus grands groupes du monde, mais aussi à Dylan dans ses moments les plus enragés, ou à Johnny Cash sur ses albums de chez Amercian Recordings (mais en plus jeune !)…
Sortir d'un concert de ce quatuor, c'est comme se réveiller pendant la partie paradoxale du sommeil : on se souvient du rêve, et on s'en souviendra longtemps. J'ai ouï dire que RED avait quelques titres en français qu'il chante en solo (ou presque) dans de petites salles parisiennes (on peut entendre RED en francais, en duo avec Eloise Decazes sur sa page myspace)… j'ai hâte d'en entendre plus en concert (en espérant que ce soit dans la région).
Côté technique, on a oublié tout de suite que la balance avait été faite à l'arrache juste après Petit Vodo. Les sons du Grenier ont été impeccables. Ce lieu est un vrai bon endroit pour les concerts avec de vrais bon techniciens, un bar hors de la salle de concert (l'inverse reste le principal défaut de pas mal de bonnes salles) et l'intervention du speaker, annonçant (à l'ancienne) les groupes au début de la soirée est une formule trop peu retenu ailleurs.
Côté public, on ne pourra que regretter (pour eux) l'absence des gens qui ont préféré regarder un match de rugby (apparemment déprimant) plutôt que de venir se régaler avec nous ce soir-là. La conséquence : peu d'ambiance, et comme souvent dans les salles trop peu remplies, il y avait des chaises pour tous alors que la position assise (que j'ai personnellement vite quittée) se prêtait peu à la musique de ces deux groupes de forcenés.
Petit Vodo & Miss Caroline (Lollipop /Poste à Galène) - 23 février 2007 - Lollipop Music Store & Poste à Galène, Marseille
Autant en rock'n'roll français, il y a des artistes émergents qu'on a tout de suite envie de baffer (au hasard récemment, les Naast), autant il y a des artistes qu'on sait bien à jamais submergés, mais qu'on a envie de défendre, direct, bec et ongles, d'instinct, autant pour ce qu'ils font que pour ce qu'ils représentent : c'est le cas du Petit .../... La suite
Autant en rock'n'roll français, il y a des artistes émergents qu'on a tout de suite envie de baffer (au hasard récemment, les Naast), autant il y a des artistes qu'on sait bien à jamais submergés, mais qu'on a envie de défendre, direct, bec et ongles, d'instinct, autant pour ce qu'ils font que pour ce qu'ils représentent : c'est le cas du Petit Vodo, que j'ai pour ma part découvert sur le DVD Lollipop's Burning : un de ces fameux one-man-rock'n'roll-band !
Un genre dont il me paraît à peu près impossible de se lasser, qu'on y préfère les vrais barges, ou les bluesmen talentueux (Bob Log III vs The Legendary Tiger Man), les filles ou les garçons (The Venus Fly Trap One girl Band vs Fredovitch...). Bref Petit Vodo ayant fait ses preuves tout seul, il s'est aujourd'hui adjoint les services d'une certaine Mademoiselle Caroline (déjà créditée et qu'on entend sur le disque Paradize) qui va jouer les percussions avec lui dès son show-case chez Lollipop.
Show-case qui a inexplicablement commencé à l'heure, mille milliards de staracadémiciens empalés, pour une fois que j'avais scientifiquement calculé mon retard en arrivant vers 18 h 53 !... J'assisterai quand même à 5 ou 6 chansons, suffisamment bien troussées pour confirmer que oui, il va bien falloir assister à tout son concert de ce soir, et tant pis si j'ai la flemme. Ceci contrairement à un certain nombre de punks (que je pourrais citer nommément si j'étais une balance) qui sont venus à ce show-case uniquement pour gratter une invite (et faire juste un saut au concert), voire pour avoir une excuse pour rester regarder Thalassa ce soir comme des loques...
Bref les happy few qui remplissent la moitié du magasin vont assister à une performance déjà très convaincante : avec une belle guitare rouge à gros son qu'il martyrise de riffs agressifs et séminaux, avec sa voix assez fascinante et reverbée comme il convient (on pense, tantôt à Tom Waits, tantôt à John Spencer ou même à Elvis), appuyé de quelques choeurs, bruits de bouche et de rythmiques sèches et hargneuses de Miss Caroline, et parfois à l'harmonica, il n'est pas difficile au Petit Vodo de nous emmener déjà, loin, très loin. Et de nous laisser sur notre faim, en nous proposant de voir la suite au prochain épisode.
(Illustrations par Philippe)
* * *
... Plus tard dans la soirée donc, on rejoint le Petit Vodo au Poste à Galène. Il est en train de trafiquer une de ses belles guitares sur scène tandis qu'un DJ passe des disques de rock avec des enchaînements hautement improbables. Comme souvent quand un artiste peu connu (en tout cas de La Provence et de Ventilo) est programmé ici, la salle est à moitié vide et comme toujours, on s'en fout ! Au moins on est entre gens de bonne compagnie - il n'y a plus qu'à dire bonjour à tout le monde, une grande bière à la main.
Une grande bière plus tard donc, quand le duo prend avec désinvolture sa place sur scène, on note un effort certain dans les tenues - T-shirts à rayures et verres fumés pour tout le monde. Miss Caroline, cachée derrière ses lunettes Poncherello et sa mèche rebelle, semble tout droit sortie d'une soirée In The Garage, tandis que Petit Vodo a curieusement déserté sa pourtant seyante collection de badges, pour un t-shirt moulant.
La première va cogner ses futs et peaux pendant tout le concert, avec nonchalance et brutalité à la fois (un peu comme si elle assommait un ours en pensant à autre chose), pendant que le deuxième ne va pas ménager ses efforts pour crier, siffler, hurler, chanter le rock qui semble suinter de lui par tous les pores. Et jouer de tout un tas de belles guitares vintage, tour à tour comme une brute ou comme un orfèvre selon les chansons.
Le duo démarre avec Right and Lovely, un très gros blues lent à la John Spencer Blues Explosion d'entrée - il va être dûr de ne pas abuser de cette (excellente) référence pour écrire ma chronique tant j'y ai beaucoup pensé... Parce qu'il y a un truc amusant avec le Petit Vaudou (je pense qu'il le fait exprès mais je n'en suis pas sûr) : sa voix fait du mimétisme, en fonction des rythmiques, avec des voix connues. Prenons par exemple le début du concert (reconstitué avec la set-liste).
Quand il chante Please Sister, une chanson bien rock (quoique transformée par les boum-boum presque techno de cette bête de Miss Caroline), on dirait du Lou Reed ; A Black Girl in my Heart, garage blues, sonne très JSBX (je promets de ne plus le dire après !), voire The Kills sur scène avec un son durci ; Don't You Know exécutée à la guitare vintage et au bottleneck, rappelle The Legendary Tiger Man...
Et si Skip James, blues au phrasé nonchalant, semble jouée par un vieux bluesman noir à chapeau (mettons, RL Burnside par exemple), plus tard sur PoorDavyCrocketTravels, génial blues déglingué, on dirait vraiment, mais alors vraiment Tom Waits qui chante !
D'où la question : est-il grave, voire dommageable de faire penser à tout un tas d'excellents artistes, généralement aimés des aficionados et impossibles à réunir sur une même scène, voire morts et/ou europhobes ? Autrement dit, vaut-il mieux rêver à un concert impossible, râler que cela semble parfois trop référencé, ou profiter à fond d'un type qui est capable de faire penser à tout ça à la fois ? On dirait que la réponse est dans la question. Moi en tout cas, ça m'éclate plutôt !
D'ailleurs on pourrait continuer dans cette liste à la Prévert : c'est parti pour envrion 1 h 45 de plaisir ! Les chansons sont ponctuées de petites variations : bruits, riffs ou lyrics enregistrés, intervention d'une clarinette, long prêche enflammé à la Martin Luther King debout sur une caisse (on pense à Wraygunn).
Pas de mauvaises chansons mais certaines qui sortent du lot : l'explosive Morning Train, les lancinants voyages de Davy Crockett, le coup de boule dédicacé de Paw paw (une reprise de... Petit Vodo), l'excellente Updownday à la guitare punk et au son un peu Cramps pour finir...
Et au rappel (réclamé à corps et à cris par quelques cinq personnes dont je m'honore cependant d'avoir fait partie), encore des sucreries pour les oreilles : encore du rock avec 1969 (qui n'est a priori pas une reprise des Stooges malgré ce titre explicite, encore du blues à la T-Bone Burnett avec Georgia Woman, et enfin un truc final au gros son heavy-blues (Faraway from Home que Pirlouiiiit et moi avons identifié comme ressemblant respectivement, ou à ZZ Top, ou à AC/DC)... que du bonheur, donc !
Comme dit le Petit Vodo, il joue à Marseille tous les 3 ans et la prochaine fois on sera beaucoup plus vieux ! Alors au cas où on serait mort, devenu bête ou non transportable la prochaine fois, merci à ce pétaradant personnage pour ce concert généreux (pas loin de 20 chansons) et super-maîtrisé, petit par la taille, grand par la classe !
Bravo à son acolyte la cogneuse qui n'a pas démérité. Merci aussi à Lollipop qui a signé Petit Vodo (même si c'était uniquement pour pouvoir s'acheter un magasin - enfin c'est comme ça que PV nous l'a présenté), et qui l'a fait venir ce soir...
En bonus : quelques vidéos (qualité pas géniale mais...) qui sont par ici !
En extra-bonus pour le futur historien qui écrira la thèse "Grandeur et Décadence du One Man Rock'n'Roll Band en Occitanie, au début du 21 ième siècle", voici la set-list complète collectée par votre serviteur (titres approximatifs par l'artiste) :
Right Lovely
Please Sister
Black Girl
DOn't You Know ?
Big Star
Skip James
Morning Train
The One For Me
Poor Davy Crockett Travels
Down Tone
Paw Paw
Riders & Mojo
Relaxxx
Updown Day
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First Time
Allright
Sugar Sugar
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1969
Georgia Woman
Far Away from Home
>> Réponse (le 26/02/2007 par papi) krakatoa 33700 merignac - 7 février 2007 Génial le concert de PETIT VODO & miss CAROLINE...
Un rappel avec un grand tube de 1957 d'EDDY COCHRAN.
accompagné .../...La suite
>> Réponse (le 02/03/2007 par Gars en polo Rouge) Moi je dit Tout simplement : vivement dans 3 ans ! Pour danser une fois de plus avec Miss caroline sur Le caisson de .../...La suite
Deuxième édition pour Les Nuits de l’Alligator, et toujours autant de groupes prenant le blues dans tous les sens possibles… pour un résultat souvent réjouissant. L’étape clermontoise de la tournée 2007 nous permis de voir à l’œuvre le lutin lubrico énervé Petit Vodo, la formation rock tranchante de Red et le duo sexy déjanté Hank Pine & Lily Fawn.
Petit Vodo :
C’est Petit Vodo qui commence à donner une petite idée derrière la tête aux jeunes femmes et aux jeunes hommes, avec une jolie série de blues punk aussi saturés qu’humides et rythmiquement parfaits pour les ondulations lascives… La batteuse (dominatrice et hautaine, ouch !) répond avec une sécheresse parfaite aux invitations de l’ex One Man Band Petit Vodo armé d’une guitare, d’un micro et de son matériel vintage. Ça fait du bruit, c’est basique comme il faut, c’est puissant et c'est violemment sexuel ; en clair, on aurait presque envie d’aller se coucher immédiatement. Pas pour dormir…
Red :
Mais Red et son gang de rockers doués déboulent sur scène peu après. Ce n’est pas l’assistance confidentielle qui va empêcher le Lillois d’adoption de donner un concert percutant et marquant, comme à son habitude… Voix rauque toujours habitée par des démons terrifiants, guitare et basse sauvagement violentées, Red est en forme, et tient à ce que ça se sache… Ses nouveaux morceaux - écrits et enregistrés à l’arrache avec son impeccable groupe pour l’album Social Hide and Seek - sont plus rock ‘n roll (façon Rolling Stones), mais tout aussi réussis que les précédents travaux de l’insaisissable songwriter. Le monsieur est en effet capable de jouer du folk jazz, du blues punk, du rock électronique (ou que sais-je encore) avec le même talent… Si Red donne des concerts solo totalement vrillants, ses musiciens actuels apportent un plus indéniable : la guitare électrique saisit et retourne l’auditeur, l’orgue trituré, la basse jouée aux claviers et la batterie créent un groove maléfique assez irrésistible, sur lequel Red évolue à sa guise. Sur de nombreux morceaux lardés de riffs malsains et de sonorités électroniques envoûtantes (superbe I’m not a yoyo), on décolle vers le monde aussi rock ‘n folk que punk n’ blues de Red.
Hank Pine & Lily Fawn :
Juste le temps de se faire chauffer à blanc par l’improbable et excellent duo canadien Hank Pine & Lily Fawn et l’appel du lit se fait sentir de manière impérieuse… Car les chansons de country pop blues n’ punk rock de ces deux acolytes hauts en couleurs sont furieusement sexy (la belle batteuse/chanteuse à la voix ingénue versus la bête armée d’une guitare et d’un micro caché dans son terrifiant masque), incroyablement originaux et sacrément barrés. Sorte de White Stripes pop, sursaturés et marqués à vie par l’histoire du petit chaperon rouge - mais également par Johnny Cash, June Carter, Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, la reprise du classique Jackson en témoigne -, Hank Pine & Lily Fawn fascinent, font sourire et impressionnent par l’étrangeté de leur univers. Sans chercher à inventer un style, ces deux extra terrestres évoluent en toute liberté artistique et scénique ; ils semblent prendre un plaisir jubilatoire à mélanger leurs voix et leurs instruments en public, ça fait chaud au coeur (et autre part) et c’est communicatif. Presque trop ! Il est temps d’aller faire retomber cette tension sexuelle quasi insoutenable… Rendez-vous l’année prochaine, pour une nouvelle séance de blues pas comme les autres !
Uncommonmenfrommars + Petit Vodo - 25 novembre 2004 - Le poste à galène - marseille C'est Petit Vodo qui ouvre la soirée au poste à galène. Parfois accompagné d'une basse et d'une batterie, parfois seul, mais jamais en manque d'instruments (il joue de la gratte et de la batterie en .../... La suite
C'est Petit Vodo qui ouvre la soirée au poste à galène. Parfois accompagné d'une basse et d'une batterie, parfois seul, mais jamais en manque d'instruments (il joue de la gratte et de la batterie en même temps, si, si !), Petit Vodo nous fait découvrir son univers Rock'n'Roll (with a twist of Blues), agrémenté de quelques samples utilisés à bon escient. Malgré un public venu surtout pour les Uncom' (et en petite quantité), Petit Vodo intéresse, attire et fais "swinger" (mais uniquement les filles en "jupettes" sont admises sur scène avec lui), grâce à une musique franche et directe. Petit Vodo, c'est simple et c'est bon ! Le nouvel album de Petit Vodo" A Little Big Pig with a pink lonely heart" vient de sortir sur le label marseillais Lollipop records (voir chronique ici).
Vient le tour des Uncommonmenfrommars (prononcez Uncom' si vous voulez être "en place", et puis surtout, c'est plus simple) et leur punk rock aux sonorités californiennes.
J'ai dû voir une bonne dizaine de fois ce groupe en live avec toujours autant de plaisir mais leurs dernières prestations sur scène (Underdone Fest en l'occurence) m'avait quelque peu refroidi...
J'attendais donc ce concert avec une certaine impatience afin de me faire une opinion plus fondée sur ce que devenait ce groupe après 2 albums, 3 LP et une succession de concerts pour les années 2003 et 2004. Les Uncom', groupe blasé ? Et bien...pas du tout !
Le concert démarre avec rage et énergie. Les morceaux s'enchaînent à pleine vitesse, ne laissant aucun moment de répit à un public enflammé...bref, ça joue vite et ça joue bien !!!
Un véritable plaisir pour les yeux comme pour les oreilles. L'audience se déchaîne, entonne les chansons en coeur, plaisante avec le groupe et monte même sur scène pour balancer des tierces sur les choeurs de certains titres « connus » !
Leurs morceaux sont d’une efficacité à toutes épreuves et vous mettent la patate pour plusieurs jours (ok, j’exagère peut-être un peu mais j’ai encore un sourire béât en écrivant ces lignes, alors…).
Les Uncom' prouvent une fois de plus leur talent scénique et, sincèrement, ça fait du bien. Voilà un concert chaleureux et "humain" comme j'aimerai en voir plus souvent.
A noter, la sortie d'un cd Live du groupe, brut de décoffrage et sans tricherie, enregistré lors du concert gratuit du 5 juin à Ris Orangis (bon, un live, c'est fait pour voir et pas pour écouter, mais ça vous donnera un aperçu auditif des capacités du groupe).
Photos Pirlouiiiit qui a beaucoup apprecie la reprise des Beastie Boys d'ailleurs dediee aux Neurotic Swingers !
Ce soir cruel dilemme … soit Petit Vodo tout seul en mini concert à la Friche suivi de Bananas at the Audience et Mr T, soit Petit Vodo avec son groupe suivi au Poste à Galène, suivi de Uncommenfromars … un peu un choix entre l’underground et le grand public pour caricaturer. Le premier attaquant plus tôt c’est là qu’on se rendra …
Commençons par saluer cette formule des concerts a la Friche gratuit jusqu’à 22h et ensuite payant (genre 5-8 euros). 2-3 groupes comme ce soir, le tout retransmis à la radio avec des interviews etc … dans le cadre de la Friche … plus cool que ça tu meurs. On arrive un poil en retard, dans cette salle ou j’avais pris une claque monumentale avec la découverte de Ez3kiel … Petit Vodo est en plein concert. S
Seul sur une mini estrade disposée au pied de la grosse il se démène avec sa guitare, sa mini batterie, ses machines et ses deux micros. Un régal tant pour les oreilles (rock n roll garage blues a souhait) que pour les yeux (superbes lumières, images retransmises sur deux écrans géants devant et derrière). Le son est à la hauteur de son très bon a little big pig with a pink lonely heart fraîchement sorti chez Lollipop.
C’est agréable de voir un petit gars (par la taille) faire presque autant de barroufe que de gros groupes comme JSBX … j’ai une petite pensée pour les Dèche dans face qui ne renierai pas une telle performance. A la fin de son set, il nous explique qu’il doit vite se rendre au Poste à Galène pour un concert où il sera accompagné d’un bassiste et d’une batteuse, j’aurais bien aimé voir ça, mais …
on décide de rester pour les Bananas at the Audience dont le premier vrai album Satring at the surface m’avait quand même bien tapé dans l’oreille (d’ailleurs si la personne à qui je l’ai prêté lit ces quelques lignes, je voudrais bien le récupérer).
Après une petit interview menée par X, Y et Z dans le cadre de l’émission W de Radio Grenouille, nos cinq lyonnais de montent sur scène et attaque. Je suis d’entrée un peu surpris par le look du groupe assez inhomogène … je ne prête pas trop d’attention a ce genre de détail, mais je dois avouer qu’avec leur superbe pochette de disque je m’attendais a un truc plus carré …
Un guitariste très brit pop, l’autre plus jeune néo métal, un bassiste assez hipster, un batteur reggae et un chanteur à la tenue (d)étonnante : pantalon de survêt’ et chemise à carreaux … ça me rappel un peu Akhenaton sur certains plateau télé. Je répète cela n’a au final pas beaucoup d’importance, surtout que très vite ils se retrouveront torses nus, mais l’impression visuel que donne un groupe qui monte sur scène compte un peu aussi.
Revenons à l’essentiel : la musique ; celle des B.A.T.A est vraiment originale en ce sens qu’ils marient très bien rock hardcore groove et mélodies. Les morceaux sont identifiables, les mélodies entraînantes. En les écoutant on ne pense plus trop à se boucher les oreilles (l’utilisation de bouchons en mousse est tout de même recommandée), mais plutôt a danser sur des rythmes tantôt fluide tantôt hachés.
Il faut dire aussi que sur scène il s’en donnent a cœur joie, surtout entre le bassiste et le chanteur qui parcourent la scène de long en large, se pliant en deux, tels des contorsionnistes, sautant, s’approchant du public … Le chant aurait peut être pu être un poil moins en retrait par rapport aux instruments sur certains morceaux, mais globalement j’ai retrouvé tout ce qui m’avait séduit sur leur disque, la présence sur scène en plus !
A noter que le chanteur a fini par descendre de la haute scène dans le public et qu’on a eu le droit à un rappel (merci le Pinguin pour ses cordes vocales) au cours duquel ils nous ont fait une sympathique petite reprise des Kabbu Ki Budda !
On peut dire un petit mot sur le public tout de même pas extrêmement rock n’ roll ce soir, disons qu’il y aurait certainement eu un peu plus de réponse dans l’audience si ce concert avait eu lieu à la Machine à Coudre, d’un autre coté il n’y aurait pas eu la place pour les projections live qui sont tout de même un réel plus.
Ensuite nous ne sommes pas resté pour Mr T car nous sommes allé faire un tour au Balthazar (où nous avons vu la partie hip hop du dernier Direct Usine) avant de rejoindre le Poste à Galène pour voir la fin du très énergique set des Uncommonmenfrommars