Air + Phoenix + Alex Gopher + Etienne de Crécy - 29 juin 2007 - Château de Versailles C'est sous un climat de novembre tendance bretagne nord que s'est déroulée cette manifestation. Nous étions tous assis face au bassin de neptune sur une tribune tout droit sortie de marineland.La .../...
C'est sous un climat de novembre tendance bretagne nord que s'est déroulée cette manifestation. Nous étions tous assis face au bassin de neptune sur une tribune tout droit sortie de marineland.La scène était une barge au milieu du bassin. Aucun toit, aucune protection contre la pluie. Un dispositif light show niveau fête foraine amateur avait été prévu.
C'est sous un petit crachin qu'Alex Gopher a ouvert cette soirée sans démériter. Le relais a été pris par Etienne de Crecy qui a fait danser des gens sur une tribune d'amphithéatre (Il n'y avait pas de fosse, pas d'endroit pour bouger ou danser).
Tandis que le vent devenait polaire et que le crachin se transformait en déluge, Phoenix faisait son entrée sur scène avec beaucoup d'énergie et de talent car le lieu était bien éloigné des salles faites pour leur musique. La tribune marineland s'embrasait, jusqu'au moment ou apres 35 minutes le son s'est coupé. Alors que le déluge se musclait, les organisateurs prenaient la parole pour annoncer qu'il y avait du retard et que le dernier train partait 45 minutes plus tard et que tout était mis en oeuvre pour que le concert ait lieu.
A minuit, Air rentrait sur scène pour faire deux, oui uniquement deux morceaux avant de jeter l'éponge car le son, leur matériel sautait.
Quelle déception !
On ne peut pas reprocher à Air d'avoir arrêter de jouer car la pluie mettait en péril leurs instruments et le son devenait approximatif. En revanche l'amateurisme de l'organisation est à fustiger. Il faut vraiment être débile pour ne pas envisager qu'il puisse pleuvoir quand on fait venir plus de dix mille personnes pour un concert. Tous les festivals d'Europe ont des dispositifs pour protéger les instruments et les artistes de la pluie.
Certaines personnes étaient venues de très loin pour voir Air. Ils n'ont eu que deux chansons et le concert n'est ni reporté, ni remboursé. C'est du vol !
Air + Phoenix + Alex Gopher + Etienne de Crécy - 29 juin 2007 - Château de Versailles oh la belle affiche ! The french touch de la belle époque ! Il y a des averses mais peu importe, on se couvre bien, et on vient remplir les gradins en arènes montés face au bassin de neptune sur le .../...
oh la belle affiche ! The french touch de la belle époque ! Il y a des averses mais peu importe, on se couvre bien, et on vient remplir les gradins en arènes montés face au bassin de neptune sur le coté du chateau de Versailles. On doit être 3000 environ.
20h30 Alex Gopher presente son nouvel album, bonne mise en jambes, bonne prestation.
21h30 Etienne de Crecy vient mixer, la c'est du velours, il envoie du beat electro ça commence à bouger dans les gradins, il nous fait monter pendant une petite heure c'est efficace, on commence à être bien chaud on attend la suite avec impatience.
22h30 la pluie, qui s'était un peu calmée, refait des apparitions, les Phoenix nous font une entrée de star à la beatles sous la pluie, et entament leur concert. je les ai vu l'année derniere à rock en seine, et je vois à peu près la meme chose, et décidemment j'ai du mal... guitares saturées mais pas de gros son, arrangements rock mais pas d'énergie, bon j'y arrive pas, tant pis, j'attend Air. la pluie tombe encore, et la fin du concert de Phoenix c'est une coupure de son : plus rien alors que le chanteur nous faisait un show dans les gradins. ils sont obligés de partir sans finir.
et la pluie continue, et les techniciens usés bachent, débachent, rebachent le matériel... on se croirait à Roland Garros.
Mise en place de Air : c’est la galère sur scène : 72 synthétiseurs (au moins) à mettre en route et la pluie fine incessante… ça dure une heure, on nous fait patienter avec une musique newage merdique et tout le monde s’éteint dans les gradins, ça commence à être long…
Une pseudo accalmie, le public est amorphe, et Air arrive, ils font une intro, une chanson, et obligés de s’arrêter parce que le matos ne tient pas sous la pluie. Ils nous promette d’arranger ça et de revenir… mais la coupe est pleine, les gradins se vident, on est tous trempés, le public est de bonne volonté mais y a des limites.
C’est bien beau de faire une belle scene avec le château en arrière plan, mais quand on sonorise des machines electroniques un jour de pluie, bah on pourrait se dire qu’il vaut mieux assurer le coup en mettant un toit au dessus de la scène, non ? bah non. Moi je vais au concert d’abord pour écouter de la musique, le mega-show c’est bien, mais ça doit pas être pensé au détriment des contraintes basiques.
Alors on repart frustré, finalement le point culminant du concert, c’etait le dernier morceau mixé par Etienne de Crecy : « We are your friend » de Justice… La french Touch est morte, vive la French Touch !
Phoenix - 20 avril 2007 - la Nef à Angouleme Vraiment énorme ! pour être franche, je ne les écoute pas depuis des années mais là c'était impressionnant ! je n'écoute plus que ça !
Malgré le succès dans le monde entier, ils ont su rester simples .../...
Vraiment énorme ! pour être franche, je ne les écoute pas depuis des années mais là c'était impressionnant ! je n'écoute plus que ça !
Malgré le succès dans le monde entier, ils ont su rester simples et humbles ! vraiment génial ! Réagir à cette critique
Peter Von Poehl + Phoenix - 13 octobre 2006 - Victoire 2, Montpellier Affiche alléchante et pourtant quelle ne fut pas notre déception !
Salle comble à guichets fermés, public jeune, très jeune, venu en grande partie pour les Versaillais de Phoenix, groupe rare sur .../...
Affiche alléchante et pourtant quelle ne fut pas notre déception !
Salle comble à guichets fermés, public jeune, très jeune, venu en grande partie pour les Versaillais de Phoenix, groupe rare sur scène en France, encore plus dans le Sud, ce concert était en soi un évennement, mais la sauce n'a pas pris, ce qui en fit (mais ce n'est que mon avis & celui de mon amie) une soirée à demi ratée...
Heureusement Peter Von Poehl a sauvé la mise, en tout cas la sienne et sans aucunes difficultés. Très à l'aise sur scène, seul avec sa guitare ou accompagné de ses 3 musiciens, l'ex AS DRAGON très convaiquant avec son premier album "Going to where the tea..." l'est encore plus face à un public. Douceur, émotions, mélodies touchantes, une voix décompléxée, mais le set fut trop court, pas de rappel malgré un public conquis, Peter très humble préférant laisser la place à Phoenix... Aïe !
Leur prestation fut horriblement décevante, le groupe préféra apparamment jouer la carte de l'énergie, enchainant de nombreux titres extraits du dernier album mêlés à quelques anciens dévoilant quelques moments (instants) de répis. Tout le charme mélodique des guitares et des voix qui font la qualité de ce groupe se retrouva noyé sous un rouleau compresseur déroulé par un batteur type "lapin Duracel" et un percu-clavier (inexistant le pauvre) qui finalement desservaient la formation au lieu d'y ajouter quelques couleurs ou finesses en plus, pour un volume sonore largement trop au dessus. A noter que Phoenix est un groupe à l'origine sans batteur, alors forcément quand il en embauche un pour le live, il s'en donnent à coeur joie, mais à quoi bon si c'est pour massacrer tout le charme de leur répertoire ? Réagir à cette critique
>> Réponse (le 20/05/2007 par laura) salle victoire 2 - 13 octobre 2006 je ne suis pa du tout d'accord, ce concert était génial, une très bonne ambiance qu'a mis le groupe phoenix et lui seul, .../...La suite
Avant les prestations mémorables de Beck et de Radiohead en fin de journée, la deuxième journée passée au Domaine de Saint-Cloud pour le festival Rock en Seine avait de quoi réjouir les amoureux de rock sous toutes ses formes.
Broken Social Scene : En route pour la joie !
Broken Social Scene, le premier groupe programmé (à 15h), ensorcelle le public, dès les premiers morceaux. Malgré la pluie qui s’abat sur le site, on ressent immédiatement une sorte d’onde de bonheur très communicative qui se propage devant la scène de la cascade. C’est à coup sûr un des effets secondaires du cocktail euphorisant proposé sur scène : une enthousiasmante folk pop groovy, qui donne une prodigieuse envie de faire l’amour et/ou de sauter en l’air avec son parapluie et son K-Way… Les Canadiens semblent ravis de se produire près de Paris, ils se lancent donc dans une farandole musicale débridée : les instruments changent de mains, la chanteuse Feist (membre du collectif à l’origine) fait quelques apparitions vocales, une chorale improvisée de roadies/amis fait son apparition sur un titre, des cuivres s’invitent à la fête… C’est véritablement le bonheur ! Portés par des lignes de basses énormes et un chant décomplexé très impressionnant, les compositions à multiples rebondissements de Broken Social Scene sont une invitation à la joie qui mérite d’être saluée à sa juste valeur ! C'est-à-dire avec des salves d’applaudissements nourries, de cris de joie et des danses lascives, ce qui fut fait. Maintenant, il ne reste plus qu’à écouter en boucle la discographie de ces Canadiens libérés.
Fancy : I’m so excited !!!!!!!!!
Le temps de se déplacer de la scène de la cascade en direction de celle de l’industrie, et les petits jeunes de Fancy sont déjà sur les planches. Avec la ferme intention de les brûler immédiatement… Avant le traditionnel « J’aime ou j’aime pas ? », la première question que l’on se pose est un peu triviale : « garçons ou filles ? » Il faut dire que le chanteur arbore une touffe de cheveux afro digne de Diana Ross (ou de Michael Jackson jeune), qu’il est plutôt efféminé quand il se trémousse comme une pom pom girl rock ‘n roll, et qu’il chante en couinant joliment dans les aigus, à la manière du fils caché que Bon Scott d’AC/DC et de Freddie Mercury de Queen n’ont jamais eu. Comme son acolyte guitariste roi de la rythmique moonwalk (il traverse la scène de long en large avec ces impressionnants pas de danse) est aussi jeune qu’androgyne, la question posée - assez anecdotique, il est vrai -, met un certain temps à trouver une réponse définitive. Le cirque rock ‘n roll que fait Fancy sur scène pourrait être ridicule, mais ce jeune groupe fait admirablement le show, et avec un humour ravageur, dans les poses archi cliché et dans les discours entre les morceaux, en franglais bravache s'il vous plaît. Même si les morceaux sont percutants dans le style disco punk rock groovy, ils ne révolutionneront pas la musique du 21ème siècle ; certes, mais on constate que le soleil est revenu, que tout le monde sourit béatement, que les filles sont plutôt jolies et que les regards entre les personnes présentes se font plus appuyés. C’est le désir qui monte… Au moment même où Fancy entame une épatante version d’un tube des Pointer Sisters, I’m so excited. Ça c’est du timing, ou on ne s’y connais pas !
Phoenix : un grand moment de solitude.
Pour calmer les ardeurs ou mettre de l’huile sur le feu de la passion (selon son degré de sensibilité au charme de Phoenix), les Versaillais populaires partout dans le monde sauf en France se lancent dans un show plutôt distrayant et bien accueilli par la majorité du public. Pour nous, Phoenix fait du soft rock pour la bande FM, un style qui ne nous a jamais particulièrement séduit. Pour avoir déjà subi deux fois (il y a quelques temps déjà, à la Coopérative de Mai et à la Route du Rock) les prestations exténuantes de ce groupe soi disant branché, on peut affirmer ici haut et fort qu’il y a du progrès en 2006. Quand le groupe hausse le ton et sonne plus rock, c’est quand même beaucoup mieux. Cela étant dit, il reste les singles mièvres et sucrés à souhait, qui plaisent toujours autant aux filles... et aux Japonais. Et qui nous insupportent plus que jamais. Ainsi, assister à l’interprétation d'un des « titres phares » de Phoenix assis sur une butte entouré de jeunes femmes fort bien de leur personne et d’un Japonais hystérique (et à crête, allez comprendre) peut très vite devenir une torture auditive. Il faut déjà subir la chanson de Phoenix, mais quand elle est – en plus – reprise par un japonais chantant faux comme une casserole, avec des choeurs féminins de ci de là, c’est un grand moment de solitude !
The Dead 60’s : une véritable machine à faire bouger, groover et rocker.
Fort heureusement, les très doués anglais de The Dead 60’s se chargent de nous redonner le sourire pendant que la dramatique ex chanteuse de Skunk Anansie, Skin, finit de s’époumoner en vain à l’autre bout du site… Ce tout jeune quatuor en provenance de Liverpool est une véritable machine à faire bouger, groover et rocker. Leurs tubes, qui peuvent être disco punk, punk rock, reggae ou dub, sont autant de bombes anti immobilisme et morosité servis comme des cocktails Molotov, c'est-à-dire violemment brûlants. S’il manque un peu de communication et de sourire sur scène, le professionnalisme de l’exécution des morceaux et les enchaînements sont, eux, absolument parfaits. Parfait, chaque musicien l’est également, que ce soit à la guitare et au chant, à l’orgue et à la guitare, à la basse et aux chœurs ou à la batterie. Le trip musical proposé par The Dead 60’s, s’il est fortement influencé par The Specials, The Clash et Gang Of Four, n’en demeure pas moins irrésistible.
The Rakes: imparables.
Le bonheur se prolonge quelques instants plus tard avec la prestation électrisante de The Rakes, toujours aussi imparables en live. Malgré des looks d’étudiants en mathématiques mal dégrossis (la palme revenant au chanteur en pull bleu), ces quatre-là ont un talent inné pour rendre fou n’importe quel public. Normal, ils ne composent quasiment que des tubes sidérants de classe, c’est leur grande force. Comment en effet résister à des hit aussi frénétiques que Strasbourg, 22 Grand job, Work Work Work (Pub Club Sleep) ou Retreat ? Et bien, c’est matériellement impossible : dès les intros des titres de The Rakes, si l’on est fatigué, on l’oublie illico presto, si l’on est unijambiste, on danse sur l’autre jambe, si l’on est cul-de-jatte, on danse sur la tête… On ne peut pas rester immobile, c’est comme ça, rien ne sert d’essayer. Cerné, on se rend sans conditions aux Rakes. Car, en plus, comme s’il était besoin, cette bande de garnements outrageusement doués, reprend avec maestria un titre de Serge Gainsbourg, Le poinçonneur des lilas, transformé en Just a man with a job. La mythique chanson française rive gauche se transforme alors en furieux tube disco punk destiné à retourner les dance-floors des clubs de la Terre entière. Un tour de force. Un de plus signé The Rakes.
Inutile de dire qu’avec de telles premières parties, les concerts de Beck et Radiohead, à suivre, s’annonçaient sous les meilleurs auspices !