Affiche alléchante et pourtant quelle ne fut pas notre déception !
Salle comble à guichets fermés, public jeune, très jeune, venu en grande partie pour les Versaillais de Phoenix, groupe rare sur scène en France, encore plus dans le Sud, ce concert était en soi un évennement, mais la sauce n'a pas pris, ce qui en fit (mais ce n'est que mon avis & celui de mon amie) une soirée à demi ratée...
Heureusement Peter Von Poehl a sauvé la mise, en tout cas la sienne et sans aucunes difficultés. Très à l'aise sur scène, seul avec sa guitare ou accompagné de ses 3 musiciens, l'ex AS DRAGON très convaiquant avec son premier album "Going to where the tea..." l'est encore plus face à un public. Douceur, émotions, mélodies touchantes, une voix décompléxée, mais le set fut trop court, pas de rappel malgré un public conquis, Peter très humble préférant laisser la place à Phoenix... Aïe !
Leur prestation fut horriblement décevante, le groupe préféra apparamment jouer la carte de l'énergie, enchainant de nombreux titres extraits du dernier album mêlés à quelques anciens dévoilant quelques moments (instants) de répis. Tout le charme mélodique des guitares et des voix qui font la qualité de ce groupe se retrouva noyé sous un rouleau compresseur déroulé par un batteur type "lapin Duracel" et un percu-clavier (inexistant le pauvre) qui finalement desservaient la formation au lieu d'y ajouter quelques couleurs ou finesses en plus, pour un volume sonore largement trop au dessus. A noter que Phoenix est un groupe à l'origine sans batteur, alors forcément quand il en embauche un pour le live, il s'en donnent à coeur joie, mais à quoi bon si c'est pour massacrer tout le charme de leur répertoire ?