Pierre Guimard - 30 novembre 2006 - Cafe Julien - Marseille
Il y a deux semaines je reçois un coup de fil de Candice me demandant si je peux aller assister au concert de Pierre Guimard en after de celui de Nouvelle Vague, car c'est un artiste qu'ils aiment bien et ils aimeraient que quelqu'un couvre son passage ... C'est vrai que je n'ai jamais entendu parlé de ce gars là, mais il ne fallait pas qu'elle .../...
Il y a deux semaines je reçois un coup de fil de Candice me demandant si je peux aller assister au concert de Pierre Guimard en after de celui de Nouvelle Vague, car c’est un artiste qu’ils aiment bien et ils aimeraient que quelqu’un couvre son passage … C’est vrai que je n’ai jamais entendu parlé de ce gars là, mais il ne fallait pas qu’elle s’inquiète, je comptais aller à Nouvelle Vague donc je serai forcément resté pour le voir … Elle m’envoie le disque … et là … franchement je n’accroche pas du tout. Chanson trop variété pour moi … je n’insiste pas trop d’autant que j’apprends que le concert de Nouvelle Vague est annulé.
Tant mieux je pourrai aller voir ESG dont Sami m’a fait un pub pas possible sans avoir à hésiter ou courir d’un lieu à l’autre … Seulement voilà la veille Candice me rappelle pour me dire que le concert de Pierre Guimard est maintenu malgré l’annulation de celui de Nouvelle Vague. Niveau horaires c’est jouable on enfourche donc nos vélos fraîchement retapés et nous voilà au Café Julien un peu après 21h.
Le concert est gratuit, et en dehors de Djam du Poste (qui produisait Nouvelle Vague ce soir) là pour prévenir les gens qui se fieraient aveuglement à la presse papier (qui n’a pas forcement le temps d’annoncer les annulations de dernière minute), il n’y a personne devant l’Espace/Café Julien. On rentre et dans le Café Julien, pourtant pas bien grand il n’y a pas tellement plus de monde. Gloups … moi qui comptait refiler quelques tracts Liveinmarseille.com pour choper un chroniqueur et coller mes photos dessus, ça va être chaud. Sur la petite scène (qui parait cette fois démesurée) du Café Julien, le Pierre Guimard (sans son chapeau) …
… qui n’a pas l’air gêné par le fait qu’il y ait si peu de monde. Au moment où on s’approche il s’apprête à chanter Je t’écris d’Angleterre qu’il a écrit pour son chéri (si j’ai bien compris). Chanson très mélancolique avec laquelle je devrais avoir un peu de mal mais je dois avouer qu’il a une belle voix et que la mélodie n’est pas désagréable.
En fait seul avec sa guitare sèche et ses harmonicas (dont il joue très bien), il a beaucoup de présence (s’adressant au public avec aisance) et ses textes même si ils sont a priori trop love (pour ne pas dire cucu) pour moi sont plutôt bien écrits. Du coup au bout de quelques morceaux je me retrouve presque à sourire (bêtement) comme la plupart des filles présentes ici (le bêtement ne porte que sur moi) qui connaissent les paroles par cœur !
Finalement il y a chez Pierre Guimard un petit côté Les Innocents (pour les influences Beatles, Jean Louis Aubert (pour la voix), voire Miossec (voir vidéo plus bas), ou encore Aston Villa. Sur quelques morceaux comme Donne-toi il s’énerve sur sa guitare acoustique et finit en sautant dans tous les sens (je retiens un « rock n’ roooooll !» qui serait assez déplacé ici).
Nous restons finalement jusqu’à la fin du set, ce qui nous permet d’écouter une sympathique reprise de Neil Young (pas Heart of Gold, la deuxième plus connue de cette époque), presque parfaite (ses « thinking » sonnaient trop comme des « sinking »), P. Guimard ayant épuisé son stock de compositions.
Il fera aussi reprendre une partie d’une de ses chansons par le public (pourtant pas très nombreux) pour un résultat plus que convaincant (et même Svet chantait !). Bref vous l’aurez compris, voilà typiquement le genre de gars qui a tout ce qui faut pour toucher un très large public pour peu que l’on matraque n’importe laquelle de ses chansons à la radio … et pour revenir à l’Espace Julien la prochaine fois comme le prochain De Palmas … on prend les paris ? C’est en tout cas ce que je me dis en pédalant vers la Friche Belle de Mai en direction du Cabaret Aléatoire où nous attendent les new yorkaise de ESG
Ben Kweller + Pierre Guimard - 9 novembre 2006 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
Le retour de Ben Kweller à la Coopérative de Mai, après son excellent concert donné ici même il y a deux ans avec Rhesus , a rassuré ses fans, un peu déçus par sa dernière livraison discographique, correcte. En l'absence de tube radio et de matraquage publicitaire, il n'y a pas grand monde dans le club de la Coopé... Et un malheur n'arrivant .../...
Le retour de Ben Kweller à la Coopérative de Mai, après son excellent concert donné ici même il y a deux ans avec Rhesus , a rassuré ses fans, un peu déçus par sa dernière livraison discographique, correcte. En l’absence de tube radio et de matraquage publicitaire, il n’y a pas grand monde dans le club de la Coopé… Et un malheur n’arrivant jamais seul, il va falloir supporter en première partie Pierre Guimard, un jeune songwriter français. Qui après un prometteur début de concert folk choisit de se vautrer rapidement dans une musique sans aspérités, à la Calogero. Avec une voix de fausset très irritante, des textes mielleux, des morceaux commerciaux et sans intérêt… Toutes nos félicitations au directeur artistique ayant déniché cet oiseau rare promis à un bel avenir… dans la variété française de notre beau pays.
Fort heureusement, Ben Kweller, avec son gang de killers rock, arrivent rapidement et mettent tout la monde d’accord : si les musiciens présents sur scène ne sont pas très sexy (Mr Kweller a grossi, sa chevelure longue et frisée le fait ressembler à Louis XIV, son bassiste évoque un sorte de Frankenstein à lunettes, et les autres ne sont pas beaucoup plus excitants… ), ils jouent comme des dieux, malgré leur très jeune âge… Leur style rustique, percutant et rock, à la Creedence Clearwater Revival, n’est pas sans évoquer d’autre fans du combo emmené par John Fogerty, les estimables Kings Of Leon. Comme Ben Kweller possède toujours cette voix adolescente et pure, la totalité du concert est un bon moment, entre pop, folk et rock. Même l'apparition de Pierre Guimard en guest star pendant les rappels n'est pas gênante, c'est dire... Certes, on décèle bien quelques faiblesses dans les dernières chansons, mais leur interprétation souriante et décontractée - à l’américaine quoi ! - est convaincante. Le cocktail proposé par le jeune papa (il sortira des loges avec femme et enfant, une manière radicale de décourager les éventuelles groupies) évoque un mélange entre le rock avec guitares et mélodies de Weezer, les ambiances folk ‘n rock de Neil Young et le sens du songwriting de Brian Wilson. Le résultat final est efficace, catchy et entraînant, à défaut d’être génial (ce qu’on ne lui demande pas).
>> Réponse (le 29/12/2006 par ?) Absolument pas d'accord avec ton compte rendu... Déjà dès le départ... Faire une généralité de ta déception .../...La suite