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Vendredi 24 mai 2013 : 10442 concerts, 21947 critiques de concert, 4855 critiques de CD.

PJ Harvey, vos critiques de disques


pour PJ Harvey en concert

PJ Harvey Pop - Rock


En tant que petite fée électricité en jupe, à la voix sauvagement sexy et aux guitares rêches, PJ Harvey était déjà adulée depuis 15 ans comme étant la prêtresse du rock indé anglophone. Elle a en outre bouleversé son monde en 2007, dans une sublime métamorphose en robe blanche, voix aigüe et piano délicat : une révolution qui a achevé de rendre tous ses fans fous amoureux d'elle. Son retour en compagnie de John Parish en mars 2009 (album A Woman A man Walked By) est également marqué du sceau de la classe... En 2011, elle s'apprête une nouvelle fois à rendre ses fans transis d'amour en assurant la promotion en live de son disque Let England Shake !
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Artiste : PJ Harvey  Titre : Let England Shake
Style : Pop - Rock / FolkCelte
PJ Harvey - Let England ShakeAu sommet de son art, PJ Harvey revient mi février 2011 avec Let England Shake, un album aussi troublant qu'étincelant et amer en forme d'élégie adressée à son cher pays, aux soldats morts au combat et plus généralement au monde – en train de sombrer – tel que nous le connaissons... Si la gravité est très présente dans les textes et si la tonalité est souvent assez sombre, Miss Harvey est arrivée à composer des musiques pouvant se révéler entrainantes, voire même des tubes qui tourneront bientôt en rotation lourde sur la planète entière (The Last Living Rose, Written On The Forehead). Le singulier talent de la songwriter basée dans le Dorset, en Angleterre, réside dans la réussite sur l'opus dont il est question ici d'une sorte de synthèse miraculeuse de toute sa carrière en un seul album ; les versants expérimentaux de ses œuvres (Let England Shake, Hanging In The Wire, England, The Colour Of Earth) sont admirablement mélangés avec ce qui a fait sa légende rock 'n roll et son très mérité succès planétaire (les futurs hits cités plus haut, ainsi que In The Dark Places, The Glorious land et Bitter Branches), le tout étant agrémenté de trouvailles sonores et d'idées d'arrangements qui aboutissent à la mise au monde d'un album hyper riche et très surprenant. Enregistrés dans une église du 19ème siècle avec l'aide de Flood, Mick Harvey et John Parish, les douze morceaux qui composent le dernier disque en date de l'admirable brunette sont à la fois sobres, épiques, virulents et poignants... Autant de qualités permettant à Polly Jean d'émouvoir au plus haut point, en se servant à merveille de la force et de la versatilité de son incroyable voix, de la puissance de ses mélodies, du côté protéiforme de ses instrumentations (autoharpe, samples, guitares, piano, saxophone, batterie légère, trompette de cavalerie, influences celtes ou reggae.. ) et de la pertinence de ses mots. En écoutant ses chansons écrites d'une plume à la fois directe, enflammée et poétique, toute l'absurdité de la guerre, qui envoie de jeunes hommes au casse pipe pour pas grand chose, avant de leur proposer de rentrer chez eux brisés à vie ou entre quatre planches, éclate en pleine gueule, comme un obus sur le champ de bataille dévasté par l'homme qu'est devenu la Terre. Si ce désespérant constat n'est pas nouveau, PJ Harvey a le mérite de rappeler quelques vérités sans enfoncer de portes ouvertes et sans laisser une seule seconde l'ennui faire une apparition en guest star. Ce grand disque, arrivant après vingt ans de chefs-d'œuvre et de travaux aventureux et qui sera dignement défendu sur scène en compagnie de Jean-Marc Butty, Mick Harvey et John Parish, permet à PJ Harvey d'entrer définitivement dans le cercle très fermé des artistes cultes. Et donc de rejoindre ses influences Dylan, Marianne Faithfull, Cobain, Patti Smith, Violent Femmes et Nick Cave.

A lire également, les comptes rendus du show à l'Olympia de Paris, le 25 février 2011 et du concert de présentation de l'album Let England Shake à la Maroquinerie (Paris), ainsi que la chronique du concert de PJ Harvey aux Eurockéennes de Belfort 2004.

Sites Internet : www.pjharvey.net, www.pj-harvey.net, www.facebook.com/PJHarvey, www.islandrecords.co.uk, www.ilike.com/artist/PJ+Harvey, www.myspace.com/pjharvey.

14 février 2011 (Island - Universal)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : PJ Harvey & John Parish  Titre : A Woman A Man Walked By
Style : Pop - Rock
PJ Harvey & John Parish - A Woman A Man Walked ByBrillant retour de PJ Harvey, cette fois-ci avec son vieux complice John Parish pour la partie « musique »… Cette nouvelle collaboration (longtemps après Dance Hall at Louse Point) marque un retour aux guitares acérées après le très calme disque White Chalk, mais Polly Jean et John alternent joliment entre les morceaux de rock ‘n roll abrasif et les titres plus calmes, voire presque expérimentaux. Contrairement à certains artistes qui formatent systématiquement leur travail pour le rendre commercialement acceptable, PJ Harvey semble suivre le chemin qu’elle a envie d'emprunter, sans chercher à combler ses fans à tous les coups… Si l’album s’ouvre par le titre le plus accessible, le très bon et viscéralement accrocheur Black Hearted Love (voix magique, guitares en furie, ambiance tourmentée, tension permanente), le reste du disque A Woman A Man Walked By comporte également des morceaux lancinants joués avec un ukulélé, une mandoline, un orgue ou une guitare sèche… Ces morceaux-là, comme ceux de White Chalk (dont ils sont les dignes successeurs… ) demandent un petit peu plus d’attention pour dévoiler tous leurs charmes, bel et bien au rendez-vous si l’on s’attarde un tant soit peu. On n’en attendait pas moins de la prometteuse collaboration entre Miss Harvey (textes, voix) et Mister Parish (musiques) ! Le deuxième titre (Sixteen, Fifteen, Fourteen), quant à lui, est une sorte de blues du Delta - joué sur une guitare volontairement bousillée - où le courant – alternatif – passe entre les deux musiciens : une réussite dans le style « étrange ». Comme la composition suivante - Leaving California - où PJ Harvey chante avec une voix aiguë sur une musique minimaliste et déstructurée. Retour au rock sur The Chair, avant de se faire saisir par une balade maléfiquement envoûtante, April, avec orgue et voix sur le fil du rasoir. Pas de doute, c’est toujours la grande classe chez ce couple musical là ! Et la suite est à l’avenant, avec le très énervé diptyque évoquant Patti Smith A Woman A Man Walked By / The Crow Knows Where All The Little Children Go, une épatante réminiscence de White Chalk - le sidérant The Soldier - et l’outrageusement rock ‘n roll tribal aboyé, Pig Will Not. Immédiatement suivi dans un joli jeu de montagnes russes faisant battre fort le cœur par les calmes et élégiaques Passionless, Pointless et Cracks In The Canvas, qui mettent un point final à cet opus. Pas de doute là-dessus, la nouvelle étape dans la carrière de PJ Harvey que constitue l’album A Woman A Man Walked By est une grande réussite. On le savait déjà mais PJ Harvey et John Parish étaient vraiment faits pour se rencontrer un jour…

A lire également, la chronique du concert de PJ Harvey aux Eurockéennes de Belfort 2004.

Sites Internet : www.youtube.com (clip de black Hearted Love), http://globals.universal-music.de (une interview de PJ et John à propos de l'album), www.pjharvey.net, www.islandrecords.co.uk, www.ilike.com/artist/PJ+Harvey, www.myspace.com/pjharvey.

30 mars 2009 (Island / Universal)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : Pj Harvey  Titre : White Chalk
Style : Pop - Rock
Pj Harvey - White ChalkOn pourrait s'en douter avec cette pochette glaçante, avec son teint de craie blanche : la belle PJ Harvey n'est pas d'humeur joyeuse, ses éclats de rire et ses prestations sexy et rock'n'roll sur les scènes de festival (où nous étions tous tombés amoureux d'elle) semblent même terriblement éloignés. Non, la Polly Jean d'aujourd'hui ne va pas bien (ou le joue terriblement bien).
Et cela au moment où elle a rencontré un instrument aussi sensible qu'elle et jamais fréquenté auparavant, choc frontal qui a donné un son radicalement différent de ses derniers albums un peu mineurs : un piano ! Et pas un Steinway, non, juste un piano normal, à peine accordé... et qui a engendré cette presque nouvelle voix, incroyablement claire, pour dialoguer en autistes tout l'album, à peine agrémenté d'accompagnements discrets et de choeurs fantômatiques.
"Dear Darkness, won't you cover me again ?", supplie-t-elle d'une voix pleine de larmes, dans la plus belle chanson piano-voix entendue depuis celles d'Antony & the Johnsons... A mille lieux de ses performances rocailleuses et tonitruantes, sa voix étonnante dans les aigüs, et qui se marie à de magnifiques arabesques de notes, vole comme un oiseau sur Grow Grow Grow.
De ses habituels instruments à cordes, guère, à part un tout petit peu de guitares sur White Chalk, ou plutôt un banjo qui paraît joué par Sufjan Stevens lui-même sur cet air folk doux, à l'harmonica presque gai, comparé au reste. Tout comme Silence, court et magique moment d'une résilience possible que l'extraordinaire songwriter folk aurait pu composer...
Mais le reste du temps, le spleen l'emporte : elle s'excuse de la vacuité de sa vie auprès d'un amant parti depuis longtemps (Broken Harp), ou bien parle de solitude à sa grand-mère morte sur un air déglingué (To talk to you)... Elle consacre aussi une chanson de pop hantée à l'instrument, The Piano, qui rappelle son époque bénie de To Bring you My love, avant de parler d'un mystérieux départ qui fait froid dans le dos (Before Departure).
Et surtout, on reste personnellement hanté par l'image qui nous a saisi à la fin de la terrible et culminante The Mountain : celle d'une lourde porte en bois se refermant sur ce spectre blanc, poussant des hurlements de folle désespérée, ne comprenant pas qu'il est parti depuis longtemps sur le territoire des morts... Bref, l'expérience intime et bouleversante d'un concept-album, une demi-heure à peine et onze chansons toutes indispensables, un disque en tous points formidable et incontestablement l'un des plus beaux de ce siècle.
(2007)

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Artiste : PJ Harvey  Titre : On Tour/Please Leave Quietly
Style : Pop - Rock / Punk-Blues
PJ Harvey - On Tour/Please Leave QuietlyUne voix sidérante, une présence magnétiquement sexuelle, des morceaux marquants, c’est PJ Harvey en concert, telle qu’on peut la retrouver sur cet excellent dvd live sorti en 2006. Filmé à l’occasion de différents concerts de la (très bonne) tournée Uh-Huh-Her, PJ Harvey on tour, Please leave quiety est un parfait résumé de ce que dégage l’Anglaise dès qu’elle monte sur les planches avec ses musiciens ultra motivés. L’originalité de ce dvd live est d’avoir adopté un parti pris volontairement brut de décoffrage : le son est réellement live et saturé, les images semblent volées par un caméscope et les interviews sont captées à l’arrache avec une mini caméra. Comme dans les albums de PJ Harvey, on ne trouvera pas trace ici de fioritures destinées à « faire joli » ou de graisses superflues dues à un néfaste embourgeoisement artistique. Tout est près de l’os, authentiquement live et, de ce fait, immédiatement parlant pour qui aime le rock lacéré de riffs punk ‘n blues de la Patti Smith des années 90/2000. Outrageusement sexy, ultra rock ‘n roll, Polly Jean semble épanouie, totalement en adéquation avec ce qu’elle veut être. Ce que Miss Harvey donne à voir et à entendre de son univers sur scène est ensorcelant…

Sites Internet : www.pjharvey.net, www.islandrecords.co.uk.

Mai 2006 (Island / Universal)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : PJ Harvey  Titre : UH HUH HER
Style : Pop - Rock
PJ Harvey - UH HUH HERPolly Jean Harvey n’a jusqu’ici jamais sorti un mauvais album, et ce n’est visiblement pas avec son petit dernier - Uh Huh Her - qu’elle compte se lancer dans la médiocrité. On pourrait éventuellement reprocher à PJH de ne pas vraiment surprendre avec ses nouvelles chansons, bien dans la lignée de enregistrements antérieurs. Car, si les compositions sont plus basiques, si le son est plus brut que sur Stories from the city, stories from the sea, les morceaux reprennent les ambiances blues, pop, folk ou punk de toutes ses périodes musicales. Ce n’est en aucun cas gênant : la voix de PJ possède toujours ses multiples vertus incomparables (sexy, déchirante, captivante, violente), et ses morceaux restent plus que jamais dans un coin du cerveau de celui qui s’est aventuré à les écouter… Comme l’écrit la mystérieuse jeune femme dans le livret où elle se propose de nous raconter son parcours en quelques clichés et quelques annotations : « Tout ce qui importe, c’est ma voix et mon histoire ». Enregistrées presque en totalité seule chez elle, avec pour seuls collaborateurs Rob Ellis à la batterie et Head à la production, Uh Huh Her voit alterner les puissantes décharges blues/punk (The life and death of Mr Badmouth, Who the fuck ?), les ballades pop/rock envoûtantes (The slow drug, Shame, You come through), les folk songs minimalistes (The desperate kingdom of love, The darker days of me and him, No child of mine) et les morceaux intégrant plusieurs facettes du talent de cette conteuse d’histoires hors du commun (Cat on the wall). Au final, ce qui est vraiment surprenant, c’est que P J Harvey réussisse à conserver une qualité d’écriture aussi élevée après toutes ces années, tout en conservant intact son pouvoir de fascination…

Site Internet : www.pjharvey.net.

1er Juin 2004 (Island / Universal)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Page Web Conseillée : www.foutraque.com
Artiste : PJ Harvey  Titre : Stories from the sea, stories from ...
Style : Rock
Sublime!

Signature : Brian molko
Page Web Conseillée : http://www.placeboworld.co.uk/
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