En recyclant très habilement Cure ou Bowie, multipliés par des riffs assassins parfois dignes de Nirvana, le trio de Placebo a commis certaines des meilleures chansons du rock anglais des années 1990. Retour en forme en 2009, avec un nouveau batteur, un album flambant neuf et une grande tournée pour le groupe de Brian Molko...
Placebo - 7 novembre 2009 - Halle Tony Garnier Lyon Très bon concert de la bande à Brian. Il y avait du punch et de l'envie de faire plaisir au public. Les tubes ''A SONG TO SAY GOOD BYE'' et autres ont littéralement enflammés la salle.
Rien à voir avec la prestation de 2006 au même .../... La suite
Placebo - 7 novembre 2009 - Halle Tony Garnier, Lyon Quelle soirée !
1ere partie intéressante avec un groupe The Expatriate, qui mérite d'être connu du grand public, et enfin ce CONCERT de Placebo.
On peut critiquer ce groupe, dire n' importe quoi, mais quel professionnalisme, chapeau bas !
Le .../... La suite
...professionnalisme, chapeau bas !
Le nouveau batteur (impressionnant d'énergie) a mis du punch au groupe.
Placebo + Expatriate - 6 novembre 2009 - Le Dôme - Marseille
Il n'est même pas 20h00 lorsque Expatriate commence son set. Leur premier titre est placeboïen et explique pourquoi le groupe londonien l'a choisi pour assurer la première partie de sa tournée. Par la suite, ils font plutôt penser à The Cure et même à Indochine lorsque le guitariste est passé aux claviers. Mais le chanteur n'a ni la voix de Brian .../... La suite
Il n'est même pas 20h00 lorsque Expatriate commence son set. Leur premier titre est placeboïen et explique pourquoi le groupe londonien l'a choisi pour assurer la première partie de sa tournée. Par la suite, ils font plutôt penser à The Cure et même à Indochine lorsque le guitariste est passé aux claviers. Mais le chanteur n'a ni la voix de Brian Molko ni celle de Robert Smith. La sienne est banale et ajoutée à la mauvaise qualité du son (basses trop fortes qui assourdissent les riffs de guitares), ça leur savonne la planche. Dommage, car Crazy, Gonna Get Home et The Spaces Between, méritent de meilleures conditions d'écoute.
Australiens basés à Berlin (d'où leur nom ?), Marseille "avec son océan" leur rappelle leur ville de Sydney. Au fil des minutes, ils durcissent le ton notamment sur deux titres bien plus hard que le reste de leur répertoire sur lesquels le bassiste adopte une metal attitude. Le merveilleux morceau final, presque exclusivement instrumental, évoque à nouveau The Cure de l'époque Just Like Heaven. A revoir.
La demi-heure d'attente est meublée par des courts-métrages de qualité, visibles - qu'ils disent ! - sur www.placeboworld.co.uk. Avant Expatriate, plusieurs avaient déjà été montrés dont Gone Underground avec son ambiance à la Orange Mécanique et sa chute jubilatoire. Pas mal non plus, Chyenne et Le Petit Dragon, un genre de Toy Story avec la figurine de Bruce Lee pour héros.
L'inconvénient, c'est que ça casse l'ambiance. Le public reste en effet très patient (trop ?) jusqu'à ce qu'une éclipse sur le rideau annonce l'arrivée imminente de Placebo.
Placebo joue en 3-1-2. Brian Molko et Stefan Olsdal devant, soutenus par Steve Forrest légèrement en retrait en position centrale. Trois autres musiciens assoient la défense : Bill Lloyd, Fiona Brice et Nick Gavrilovic.
C'est solide derrière, musclé au milieu, talentueux en attaque. On laisse les vieilles tactiques au vestiaire : zéro titre du premier album(1996), seulement Every You Every Me de Without You I'm Nothing (1998) et Taste In Men et Special K de Black Market Music (2000).
On attaque d'entrée de jeu avec trois nouvelles combinaisons : For What It's Worth, Ashtray Heart et Battle For The Sun, le morceau titre du dernier opus. D'angoissantes scènes d'émeutes sont projetées lorsque Brian bégaye I, I, I will battle for the sun.
Avec Speak In Tongues, Breathe Underwater, Julien, The Never Ending Why, Devil In The Details et Bright Lights, on arrive à neuf titres de l'album sorti au printemps dernier.
Tout cela est bien ficelé avec à chaque fois le clip kivabien sur les écrans géants, la jolie voix de Brian, les déambulations émaciées de Stefan Olsdal et la gestuelle percutante de Steve Forrest. Ce dernier parvient à me faire oublier Steve Hewitt.
J'ai tout de même la fibre nostalgique puisque ce que j'ai préféré, c'est le reste : Special Needs, Blind, 20 Years, et les bijoux de la soirée : une petite parenthèse spectrale (Soulmates), une auto-médicamentation (Meds), une escapade au Cambodge (Because I Want You avec Stefan Olsdal au piano) et surtout une interprétation énorme de Follow The Cops Back Home.
Brian nous a même parlé dans son perfect french pour présenter Because I Want You : "Bonjour Messieurs Dames. Nous allons prendre la destination d'un pays lointain, le Cambodge et nous aimerions que vous veniez avec nous." Bon, après, il n'a presque plus rien dit, mais c'est beaucoup mieux que son "laissez-nous faire notre travail" consécutif à un jet de T-shirt d'un spectateur sur la scène en 2003.
La première fausse sortie a lieu sur la bien nommée Song To Say Goodbye. Je jubile puisque sont jouées en rappel Special K et The Bitter End, encore un titre idéal pour faire semblant de partir. Mais Trigger Happy, Infra-Red et Taste In Men ont été l'objet d'un ultime et enthousiasmant retour sur scène.
Que de progrès accomplis par ce groupe en live en 6 ans ! Un bel exemple à suivre pour Expatriate. Vivement 2015 !
>> Réponse (le 07/11/2009 par Yann M) Placebo a donc enfin avoir retrouvé le plaisir de jouer ensemble, c'est une bonne nouvelle ! Reste ce mystère : pourquoi toujours s'afficher à 3 sur les photos alors qu'ils sont .../...La suite
>> Réponse (le 07/11/2009 par Aymerigot) Ce concert de Placebo était vraiment excellent. La première partie assurée par le groupe australien Expatriate a commencé dès 20h et a déjà mis la barre haut: groupe sympa, au .../...La suite
>> Réponse (le 08/11/2009 par dommage) Pour ma part j'ai été assez déçue par leur prestation. Tout d'abord à cause du Dôme, ce n'est pas de leur faute mais le son est vraiment très mauvais ... L'ambiance quant à elle : .../...La suite
>> Réponse (le 08/11/2009 par Jess1981) Une belle performance pour le groupe qui a vraiment assuré autant vocalement (Merci Brian) que musicalement(merci aux autres membres du groupe)... En comparaison avec le concert .../...La suite
>> Réponse (le 15/11/2009 par -clo-) Pour mon 1er concert au Dome, j'ai trouvé cette soirée plutot bien.
Le 1ere partie étais vraiment géniale, et Placebo a vraiment fait une très belle performance.
Très bonne .../...La suite
>> Réponse (le 09/12/2009 par bettina) placebo est devenu une pompe à fric malheureusement - brian molko viellit (mal) et devient aigri - meme s'il a enchainé deux heures non stop, il n'y avait pas de vie dans son .../...La suite
Placebo + Expatriate - 3 novembre 2009 - Le Zénith Toulouse
Mon troisième concert de Placebo. 1er à Carcassonne en juillet 2006 : l'émotion de la première fois avait su gommer la froideur du groupe et son concert-contrat de travail. Revu en novembre la même année à Toulouse pour faire plaisir à ma fille : idem sans l'émotion de la première fois, mais quand même de très grands moments (Hewitt à la .../... La suite
...première fois, mais quand même de très grands moments (Hewitt à la batterie, c'était quelque chose !), reprise de Running up that hill, ou encore Pierrot the clown, éclate sur every you every me...
Hier soir, impression de perfection technique, spectacle (trop) hauts en couleurs (comme s'il fallait forcément des images en permanencepour donner du poids à la musique), show rodé, calibré... tout ça c'est bien, mais sur album ou dvd à la limite. Et puis, il est encore jeunot ce batteur. Technique et punch impressionnants. Mais pas de nuances, pas de couleurs. Il ne joue pas, il martèle. Sans parler des balances qui étaient minables. Même la sublime voix de Brian n'y survivaitpas par moments.
En résumé, spectacle de pros, (tant mieux) mais ne décollant vraiment que sur les morceaux des anciens albums, quand le public se sentait enfin en communion. Et rien de spontané, de généreux de la part du groupe. On se sent pris pour une tirelire, pas pour un public. Mention spéciale et attendrie pourExpatriate. Première partie prometteuse et fraîcheur de ceux qui ont la modestie des débutants.
>> Réponse (le 14/11/2009 par melissa) Halle Tony Garnier, Lyon - 7 novembre 2009 Super ! Une ambiance géniale pour le concert de Placebo à la Halle Tony Garnier à Lyon.
La première partie avec Expatriate était super... et enfin Placebo, génial ! le batteur .../...La suite
Placebo - Battle For The Sun par Pierre Andrieu Le nouvel album de Placebo - Battle For the Sun - est réservé exclusivement aux fans adolescents du groupe de Brian Molko... Malgré le changement de batteur, l'ajout de cordes et un désir - affiché en interview - de renouveler un peu l'inspiration (plus musclée ?), force est de .../... La suite
Le nouvel album de Placebo - Battle For the Sun - est réservé exclusivement aux fans adolescents du groupe de Brian Molko… Malgré le changement de batteur, l’ajout de cordes et un désir - affiché en interview - de renouveler un peu l’inspiration (plus musclée ?), force est de constater que Placebo fait encore et toujours du Placebo. C'est-à-dire du teenage rock torturé pour les jeunes en manque de repères. Si cela a fonctionné un temps, sans doute quand enregistrer et tourner n’était pas encore devenu un simple boulot, il semble que depuis quelques années le feu sacré ne soit plus là, l’envie de composer et de jouer sur scène - cf la dernière tournée, sans âme - s’est envolée. Brian Molko ne dit pas un mot sur scène, il semble même s’ennuyer fermement ; il a la sensation de faire un travail et doit s’économiser en pensant à la suite programme, le tour du monde des plateaux télé et radios, des grandes salles, des festivals et des stades. Dans ces conditions un peu désespérantes, écouter les 13 titres du dernier Placebo, Battle for The Sun, peut se révéler être une véritable torture auditive. On a en effet l’impression d’écouter toujours la même chanson - avec grosses guitares et chant nasillard - et de subir les mêmes sempiternels clichés ados dans les textes. Cerise sur le gâteau sonique, les arrangements sont même souvent pompiers : pour masquer le manque d’idées, on a rajouté des couches de cordes. Cela dit Placebo reste Placebo, un groupe maîtrisant parfaitement la technique du tube radiophonique qui tue la mort. Les titres Battle for the sun, Ashtray heart et For what it’s worth font taper du pied, donnent presque une impression d’urgence et rappellent de manière fugace de bons souvenirs (Placebo avant David Bowie en 1996 à Lyon, Placebo au Printemps de Bourges 1997 avec Eels et Cat Power). Mais tout cela respire le flagrant manque de foi, le job bien fait pour contenter les kids et la formule dupliquée à l’infini. Comme à la fin des concerts d’Elvis où l’on signalait que le King avait quitté les lieux - pour faire comprendre aux fans qu’il fallait partir, maintenant -, on pourrait diffuser des messages de ce type avant les titres de Placebo : « Brian Molko n’est plus là. » Définitivement, c’est à craindre.
A lire également, la chronique du concert de Placebo au Printemps de Bourges 2003.