Ratés aux Eurocks où ils semblent avoir enflammé la petite partie du public qui a séché Justice, les Punish Yourself sont d'abord un concept visuel : des cyber-punks entièrement peints de motifs tribaux en fluo, jouant de la guitare et même de la ponceuse sur des rythmes .../...

Ratés aux Eurocks où ils semblent avoir
enflammé la petite partie du public qui a séché
Justice, les
Punish Yourself sont d'abord un concept visuel : des cyber-punks entièrement peints de motifs tribaux en fluo, jouant de la guitare et même de la ponceuse sur des rythmes technoïdes, parfois même derrière un grillage. Associant donc sans vergogne les codes du metal industriel (le look zombie) et ceux de la techno (le fluo), ils sont en outre souvent épaulés sur scène par les terribles vocalises de
Candice de
Eths.
Cet album
Cult Movie est une sorte de bande son, pour un film fantastico-gore restant à tourner (ça semble être la thématique du disque !), extrêmement bien produit, et entièrement instrumental à part des extraits de dialogues mystérieux (qui rappellent le
Marylin Manson du tout début). Musicalement c'est en effet assez référencé, mais carrément de bonnes choses, alors qui s'en plaindrait ? Ainsi
Gay boys in bondage ou
Rock'n'Roll Machine sonnent à 100 % comme (du bon)
Ministry : une référence ! Et tandis que le groupe déploie ses titres d'électro-indus de haute volée, on pense souvent à
Nine Inch Nails, époque spirale, comme entre autres la diabolique
Snakebiteredschmuck. Mais il sait aussi aménager des moments plus introspectifs, presque trip-hop (
Dead Hills sonne un peu comme du
Archive, là aussi bonne époque), des passages lourds et horrifiques (
We shall be the New messiah) ou au contraires complètement électro-punk (la furibarde
Always Hungry). En bonus la vidéo d'un sympathique titre glam-metal appelé sobrement
Gun. Bref une musique tantôt jouissive, tantôt envoûtante, recommandée aussi bien au fan de métal qu'à celui de techno, ou même de rock. Reste à savoir s'ils ne se prennent pas trop au sérieux - un je-ne-sais quoi nous laisse à penser que non, à vérifier sans fautes sur
scène s'ils passent près de chez vous !
(PIAS/Geisha Machine, 2007)