Un nom de groupe énigmatique, un titre d'album glaçant, une voix fragile et douce amère qui interpelle l'auditeur, un univers entre chanson à textes incisifs, folk aride, rock indé et pop à guitares coupantes : le premier album de Guillaume Pervieux mérite une attention toute .../...

Un nom de groupe énigmatique, un titre d’album glaçant, une voix fragile et douce amère qui interpelle l’auditeur, un univers entre chanson à textes incisifs, folk aride, rock indé et pop à guitares coupantes : le premier album de
Guillaume Pervieux mérite une attention toute particulière. Disque inaugural du label marseillais
Les Chroniques Sonores, il a le grand mérite d’éviter avec soin de se vautrer dans les clichés radiophoniques en vogue actuellement (rock pseudo énervé, textes pseudo engagés, ce genre de choses…). Le tour de force réalisé par
Quaisoir réside dans le fait que, malgré une volonté manifeste de se singulariser, le songwriter ombrageux réussit à composer des titres qui restent en tête… et devraient sans peine passer à la radio, au moins pour une partie d’entre eux. Les influences de la chanson française de qualité à la
Dominique A, du folk rock Lo Fi à la
Bonnie « Prince » Billy et de l’Americana à la
Calexico /
Giant Sand se sentent, mais ne sont pas envahissantes… On peut donc conseiller ce disque – aussi réussi que personnel – à tous ceux qui affectionnent les artistes d’ici ayant des choses à dire et un univers musical riche.
A lire également : une
interview et des comptes rendus de concerts, ainsi que des
chroniques de disques.
Sites internet :
www.leschroniques-sonores.org,
www.mosaicmusicdistribution.com.
Mai 2005 (Les Chroniques Sonores / Mosaïc Music Distribution)