Chanson rock envoûtante. Un univers entre chanson à textes incisifs, folk aride, rock indé et pop à guitares coupantes. Des orchestrations délicates et élégantes voisinent avec des passages à haute intensité électrique, de doux passages dépouillés succèdent à des explosions soniques.
Quaisoir + Oh! Tiger Mountain - 27 juin 2008 - La Meson - Marseille
Arrivée un peu en retard à la Méson, je rate le début de Oh Tiger Mountain, le projet solo du chanteur de Nation All Dust, un groupe que j'avais déjà vu il y a un moment déjà à un plateau rock au .../...
Arrivée un peu en retard à la Méson, je rate le début de Oh Tiger Mountain, le projet solo du chanteur de Nation All Dust, un groupe que j'avais déjà vu il y a un moment déjà à un plateau rock au Moulin à Marseille. Cette fois ci il est seul à la guitare, un masque de tigre (des montagne ?) derrière la tête.
Dés le départ je suis impressionné et bluffé par sa superbe voix. Sa voix me fait parfois penser à Damien Rice ou Hawksley Workman. Tout au long du set il passe aisément de sa guitare acoustique à l'électrique pour des chansons tour a tour folk ou rock. Une très bonne surprise pour moi car au départ j'étais venu voir Quaisoir.
Après une petite attente (dur… vu la chaleur torride qui régnait dans la salle…) les 5 membres de Quaisoir qui était d'ailleurs dans le public s'installent. La dernière fois que je les avais vu c'était en première partie de Dominique A et ils m'avaient déjà fait une très bonne impression.
D'ailleurs le chant de Quaisoir surtout sur les morceaux à deux voix avec Céline au clavier me fait beaucoup penser à Dominique A à ses débuts avec un coté moins minimaliste dans la musique. La musique de Quaisoir c'est un mélange de chanson et de rock avec une ambiance poétique très travaillée. Ils nous ont joué pas mal de nouveaux morceaux que je ne connaissais pas, ils préparent sans doute un nouvel album, j'ai bien aimé la chanson sur les familles.
Après un rappel sympathique, ils finiront le concert par une sorte de comptine pour enfant très sympa (et invitant à manger de la soupe…) chantée par tous les membres du groupe à capella avec juste le chanteur à la guitare. Un bon concert au final dans cette petite salle qui a eu le mérite d'organiser un concert qui a commencé tôt à l'heure de l'apéro et du coup a pu finir tôt …
Avec une communication pour le moins iconoclaste (un monstre kitsch avec des tentacules tout droit sorti d'une série Z, sur fond de marécage verdâtre) et une programmation à l'opacité assumée, "Co3 Sort du Bois" a joué la carte de la curiosité : politique pour le moins audacieuse pour qui connaît le public marseillais et sa frilosité légendaire, et sa capacité d'intérêt pour l'Art Footballistique lorsqu'il est pratiqué par l'équipe locale un samedi soir... Forcément, un grand téléscopage chanson/pop/rock/electro étalé sur pas moins de 9 heures (démarrage à 19h00 pour finish à 04h00 !...) prend un peu des allures de marathon dadaïste, et la soirée se présente très discrètement aux "Grandes Tables", le restaurant "néo hype" de la Friche, sur les coups des 19h30...
Mais "Co3", d'abord, c'est quoi ? Ben, d'après ce que l'on a compris (?) c'est une sorte de regroupement - pour l'heure assez discret - entre quelques piliers activistes de la Friche (le Cabaret, Radio Grenouille, la Coopérative et le Zinc ECM), Ze Label marseillais Chroniques Sonores, et Le Moulin... Ca "sort du bois" avec cette soirée qui propose une succession de groupes locaux aux Auras respectives plus ou moins importantes, et on suppose que ça a pour but de pousser aux fesses la scène marseillaise. Bref, voilà pour l'explication de texte (?).
C'est le duo de Nicholson qui a la charge de débuter l'affaire, avec un show-case dont la gratuité d'accès n'aura hélas pas réussi à attirer la foule : nous sommes une maigre cinquantaine à discuter à voix basse entre apéro et repas, et sans tarder, c'est une ambiance très détendue qui s'installe, au creux de laquelle le public et les artistes échangent des commentaires en direct entre les morceaux. Nicholson, c'est sur disque une vraie classe dandy épurée parfois cynique : manque de chance, tout ça s'étiole inévitablement un peu dans cette atmosphère de répétition privée...
On enchaîne avec Quaisoir, résumé ici à sa tête pensante Guillaume Pervieux, qui hausse le volume avec un son râpeux fait de guitares souvent saturées et de samples sauvages, au-dessus duquel s'enroulent comme de lourdes volutes de fumée de cigare des textes sombres et déchirants : difficile approche face à la détente visible des spectateurs dont de plus en plus attaquent leur repas, ou un coeur d'apéro pour les autres dont la langue s'est déliée... Pourtant, notre homme réussira à faire tourner les têtes et tendre les oreilles tant il livre son coeur déchiré sans pudeur, là, au milieu du brouhaha comme un animal mis à mort dans l'indifférence : sa plainte finit inévitablement par forcer l'attention, avant qu'on ne se retrouve brutalement frappé de plein fouet par une paire de mots qui visent si juste dans la poitrine qu'on suspend sa fourchette l'espace d'une minute. C'est beau, Quaisoir... Et l'encre, c'est de la bile noire, non ?
Un peu à côté de mes pompes après cette introspection forcée, on descend calmement vers le Cabaret où Nacimiento a déjà commencé à distiller sa pop retro-wave : malgré une audience pour le moins clairsemée et quelques problèmes de son réticents, la prestation du quatuor se fraye courageusement une place pour finir d'emporter un public hélas toujours aussi maigre. Dans une embardée sombre et luminescente leur show - dont le son n'aura cessé de gagner en puissance et en qualité - s'achève trop vite sur un morceau électro-rock à la puissance communicative (un hit en perspective ?) après que deux ou trois morceaux construits de ces alliances violon/indie rock aient soigneusement préparé le terrain. Nacimiento, dans quelques temps, ça devrait faire jaser parce que tout y est : belles petites gueules d'anges, compos précises et racées, chants à l'élégance rauque et rythmiques obsédantes ...
Le trio de Markovo arrive sur scène après un changement de plateau efficace, et en quelques minutes déverse une série d'instrumentaux échevelés portés à bout de bras par des musiciens qui maîtrisent parfaitement leur sujet, et qui se laissent eux-mêmes emporter par ces vagues tour à tout mélancoliques et foudroyantes. On hésite en permanence entre planer et souffler, et le set est appuyé par des projections torturées qui alimentent à merveille cet univers inclassable. Même si je finis un peu par m'ennuyer vers la fin - ça se répète un poil quand même - je suis conquis...
Tiens, jusque là, seul le public fait défaut : des deux artistes des Chroniques Sonores en passant par Nacimiento et en poursuivant avec Markovo, on tient là une palette de bien belle facture et on en oublierait presque qu'on est à Marseille !
Heidi enchaîne quelques minutes plus tard : curieux mélange entre trois d'entre eux sapés "à l'anglaise" non sens une grosse pointe de "french touch" apparemment assumée, et le quatrième coiffé d'un bonnet, plutôt sorti d'un club post-punk indie américain... Ce contraste se prolongera sur scène d'ailleurs : au milieu d'un son énorme, là où les trois cravattés jouent la carte de la sobriété ultime, l'homme au bonnet fait le fauteur de troubles, clope au bec et démarche titubante. Les compos sont belles quand elles sont rugissantes, mâtinées d'un son vintage rutilant, un peu moins efficaces quand elles prennent un virage plus pop. Ce manque d'homogéneïté vient certainement minimiser un set qui aurait pu séduire, et qui, du coup peine à convaincre. Dommage...
La fin de soirée se profile pour moi - déjà cinq heures de son, l'air de rien... - et je prends le chemin de mon lit en croisant la deuxième vague de noctambules qui vient enfin grossir l'audience : les habitués du Cabaret dédaignent les débuts de soirée, c'est connu, et Yuksek, Klanguage et les incontournables Biomen - Fred Berthet et l'Amateur- se chargeront sans moi de faire trembler les murs avec une efficacité certaine jusqu'à presque l'aube.
Bonne nuit les gars, pour le père de famille que je suis devenu, les grasses mâtinées du Dimanche n'existent plus et il est grand temps de courir après le sommeil ! je rêverai des artistes de Marseille comme on rêve de filles: fiévreux et pétri d'impatience, jusqu'à ce que ce "Co3" sorte vraiment du bois, en emportant j'espère avec lui une foule d'artistes brillants et généreux vers de plus belles audiences...
>> Réponse (le 20/03/2007 par klanguagefan) Je crois que j'ai autant apprécier que KOUROS mais pas pour les mêmes raisons...
Je n'ai malheureusement pas vu .../...La suite
Cabwaylingo + Quaisoir + Troy Von Balthazar - 20 avril 2006 - Cabaret Aléatoire - Marseille CABWAYLINGO, c'est un seul homme avec sa voix et sa guitare. Première partie de cette programmation prometteuse, il ne paye pas de mine lorsqu'il monte sur scène. Mais c'est avec surprise que l'on .../...
CABWAYLINGO, c’est un seul homme avec sa voix et sa guitare. Première partie de cette programmation prometteuse, il ne paye pas de mine lorsqu’il monte sur scène. Mais c’est avec surprise que l’on découvre ses chansons bien menées, des compositions originales et un chant qui au final parvient à nous captiver et détourner le public de ses discussions de début de concert.
Il aura fallu en revanche un moment pour pouvoir entendre QUAISOIR, « QUAISOIR, le groupe qui n’a pas de chance ! » nous dit le chanteur. Et pour cause, des problèmes techniques et une fameuse corde de basse manquante et.. introuvable, lesquels nous auront valu un solo du chanteur en attendant. En définitive, un goût de trop peu de morceaux auxquels il faut reconnaître d’inquiétantes sonorités distordues et un chant mixte tout à lui.
TROY VON BALTHAZAR. Nous y voilà. Il arrive sur scène avec un « hi » mêlé d’éclats de rire. Il a l’air d’un fou comme d’habitude. Il se lance dans les compo de son dernier album éponyme et rentre tout de suite dans son trip. Ca fait plaisir d’écouter à nouveau cette voix et ce chant si particuliers, et surtout d’observer le personnage se contorsionner, s’écarter et se rapprocher du micro. Les morceaux sont très beaux, un poil dépressifs mais non sans énergie. On reconnaît là le cerveau de Chokebore, les paroles minimalistes, leurs répétitions, les boucles musicales. Ca a un air naïf en même temps qu’une souffrance qui passe sur scène. Doux et tordu. Pour trois de ces chansons, il se fait accompagner d’une petite voix féminine douce et envoûtante. Du pur bonheur. Le peu de personnes présentes le rappelle dès qu’il sort. Il revient mais le public en veut plus encore. Il descend naturellement dans le public après nous avoir expliqué qu’il ne connaît plus de chansons, que la prochaine fois, il en apprendra plus. On attendra donc patiemment. Réagir à cette critique
Troy Von Balthazar + Quaisoir + Cabwaylingo - 20 avril 2006 - Cabaret Aleatoire - Marseille J'arrive vers 21h00 (le début de la soirée était prévu à 20h00), en me disant que la 1ere partie devait être passée et la 2e 1ere partie en cours, mais non (comme souvent à Marseille)...donc j'ai eu .../...
J'arrive vers 21h00 (le début de la soirée était prévu à 20h00), en me disant que la 1ere partie devait être passée et la 2e 1ere partie en cours, mais non (comme souvent à Marseille)...donc j'ai eu (finalement) le plaisir de voir les 3 artistes programmés.
Cabwaylingo, parfait inconnu de chez nous, m'a agréablement surpris. C'est un assez jeune gars (d'environ 20 ans), qui s'est présenté seul sur scène, armé de sa fender telecaster.Pour le 1er morceau, on sentait une certaine tension dans sa voix, et c'est bien normal. D'ailleurs ce qui m'a vraiment séduit chez lui, c'est sa voix. Il a une belle voix, assez puissante et juste.
Ses chansons sont toutes en anglais et il évolue dans un registre emo-pop-rock.Il a d'ailleurs cité Chokebore comme une de ses influences.J'ai moins accroché à ses compos (pourtant assez recherchées au niveau des structures et des accords), surement à cause d'une absence de mélodies vraiment accrocheuses.Mais en tout cas, il y avait de l'émotion (peut être un peu trop le même registre)et il a vraiment une voix au dessus du lot (j'ai pensé à Patti Smith...).Dommage qu'à Marseille (et même en France), il n'y a pas trop d'avenir, du moment qu'on chante en anglais...
J'avoue que j'avais un gros à priori négatif vis à vis de Quaisoir. Les chansons que j'avais entendues auparavant m'insupportaient assez, à cause d'un chant maniéré (à la Barbara), et puis bon les textes de frustration à la Dominique A. (pourtant, j'ai eu ma période, mais c'est devenu une mode et un genre à part entière: on appelle ça la nouvelle chanson française) j'en ai soupé...
Pourtant, Quaisoir m'a aussi agréablement surpris (bon j'écouterais peut être pas ça chez moi). Je pensais pas rire à un concert de Quaisoir.Et pourtant, c'est ce qui est arrivé.
Mais c'était dû au contexte. Car le "fil rouge" de leur set, a été le cassage de corde de leur bassiste, dès le premier morceau (!)(la deuxième de corde, celle de LA),...ça leur auraient pas posé problème s'ils jouaient du punk et que le bassiste ne joue que sur la corde de Mi grave...
Donc, on a eu droit à des "excuses" et "blagues" de rigueur, le temps que le bassiste trouve une autre corde, et manque de pot (ou d'organisation), il en avait pas...Ca a sérieusement rendu leur set très humain et sympathique!Le chanteur s'est donc lancé seul dans quelques morceaux acoustiques (une reprise de Brel, une de Barabara)
Finalement, quelqu'un a dépanné le malheureux bassiste d'une corde de basse (on trouve de tout dans une salle de concert) et le concert a pu "réellement" démarré.
Les chansons qu'ils ont interprété n'étaient pas trop plombées, contrairement à ce que je craignais.Avec, une mention à les familles (ou je suis une famille), au texte certes noir, mais une musique plutôt agréable, avec un très bon final plutôt noisy. Le batteur du groupe est très bon (il m'a semblé reconnaitre le batteur de feu Les hommes de Rio, alors que le guitariste (aussi plutôt bon) accompagnait Oshen autrefois (non?)...bref, la "grande famille" de la scène marseillaise): une frappe légère et précise.Bref, finalement ça a été plutôt agréable!
Troy von Balthazar (que je voyais pour la 4e fois, après avoir vécu 3 concerts de Chokebore, dont un mémorable en 99 à l'Espace julien) s'est donc présenté seul (lui aussi) avec sa belle gratte électrique (ce qui nous a valu un set plus rock que son dernier cd solo) et quelques pédales, dont une pédale sampler.
Son set a souvent flirté avec l'expérimental, et j'ai parfois ressenti l'impression d'assister à un happening d'un artiste contemporain plutôt qu'à un concert de pop-rock. Mais il n'y a rien de péjoratif dans mes propos: j'adore ça!!! C'était genre: il envoi un cliquetis bizarre en boucle qui sert de rythmique, il rajoute sa gratte par dessus en boucle (2 couches) et parfois il chante dans un deuxième micro, ou sa voix est complètement déformée...(plus un morceau très prenant, où l'accompagnement sortait d'un dictaphone, placé devant le micro...très climatique) Mais ça n'avait rien d'une performance technique ennuyeuse.
Les compos de ce gentil(?) psychopathe (j'adore cette race) de Troy von Balthazar tiennent carrément la route!Et puis les mélodies vocales (dont certaines sonnaient(forcément) très Chokebore) sont imparables. Et surtout, comme d'habitude, Troy nous a livré une interprétation incandescente. Ce gars là est vraiment à fond dans sa musique, on sent bien qu'il n'y a que ça qui compte et que c'est pour lui presque une question de survie: grand!
Sur 2 ou 3 titres, il a été rejoint par la très jolie Aline (who appears to be french), qui a chanté avec sa très douce et jolie voix et a joué un peu de gratte électrique aussi. Dommage qu'elle ne soit pas resté plus longtemps, car elle apportait un plus indéniable (je ne parle pas que de son joli physique).
Au chapitre "psychopathe", Troy von Baltazar s'est pleint au début du concert d'un son "completely fucked up", alors que le son était plutôt bon toute la soirée (pour une fois ici)... mais bon son rictus à ce moment là était bien drôle!...il nous a gratifié d'un salto arrière en plein milieu d'un titre, il aurait pu se faire très mal...et il a terminé par un rappel où il a interprété une reprise très particulière de Big balls (une très vieille chanson
de ACDC (eh oui!!!...la grande classe: i got big balls-j'ai des grosses couilles ), je suis quasi certain que personne n'a reconnu cette chanson), à la fin il est même partis dans un solo ironique en tapping, où il a singé Angus Young, vraiment barré ce mec, j'adore!!!
Et pour courroner le tout, il a terminé le concert en sortant de la scène par le devant et s'est dirigé vers le bar...tout le monde a cru à une blague...il va revenir?...et puis quand il s'est fait servir une pression, on a compris que c'était fini...bref un final très von balthazaresque!!! Un peu court (une petite heure), mais un concert très agréable, faute d'être inoubliable (quoi que la fin...) Réagir à cette critique
Live report initialement posté sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/
Deuxième soirée marseillaise pour le 'Attention talent scène', les découvertes du Printemps de Bourges et de la FNAC, cette fois au Poste à Galène pour une soirée plus orienté rock que celle de la veille à l'Affranchi. Ce soir le concert est gratuit, ce qui est non seulement toujours agréable mais aussi qui a le mérite de remplir la salle. C'était la première fois que Christophe accepter d'aller à un concert à Marseille, c'est donc en sa compagnie que j'ai rallié le Poste. Après avoir un peu lutter pour se garer dans le quartier on arrive pendant le set de Quaisoir.
Quaisoir c'est un des groupes qui monte dans la région et ils viennent de sortir un album encensé sur le label marseillais des Chroniques sonores. On retrouve d'ailleurs dedans des membres de Nation All Dust même si le groupe n'évolue absolument pas dans le même registre. Quaisoir c'est entre chanson française et rock avec des textes plutôt poétique et un chanteur accompagné d'une chanteuse qui assure essentiellement des choeurs. Même si ce n’est pas spécialement mon style ça m'a plutôt plu. Dans leur genre c'est très bien fait, c'est poétique, parfois un peu énervé, bref une bonne mise en bouche.
Je n'avais jamais eu le plaisir de voir Lo sur scène, pourtant j'adore leur disque qui est une petite merveille, mais à chaque fois je les ratais. J'ai réparer mon erreur ce soir et autant le dire de suite je n'ai absolument pas été déçu. On retrouve sur scène tout ce qui fait le charme de l'album avec des morceaux péchu, endiablé et rock'n roll sur lesquels se posent un double chant masculin-feminin complice et parfaitement calibré, aux intonations excellentes. Mais forcement on est en live, et il y a le petit plus, l'ambiance, le charisme dégagé notamment par les deux vocalistes qui assurent le show à fond entre mystère, posture rock et énergie. Bref Lo c'est conseillé sur disque et sur scène, les morceaux ont tous leur petite originalité et sont hyper dansant. Le groupe nous a offert ce soir une sacrée claque face à un public conquis.
Vladimir Bozar'n'ze Sheraf Orchestär ... derrière ce nom pour le moins barbare se cache un jeune groupe niçois qui jouer pour la première fois ensemble sur scène. Au programme une musique complètement barré réalisé par des musiciens déguisés façon Marcel et son orchestre. Musicalement, l'influence indéniable c'est Fantomas avec parfois un petit côté System of a down dans les riffs. J'avais fuis le set de la bande à Patton après une poignée de minutes au Fury cet été, et celui de Vladimir ne m'a pas plus convaincu. Certes ce sont d'excellents musiciens mais c'est trop barré et trop brut pour moi. Il font la musique qu'ils veulent et c'est tout à fait louable, tout comme le fait d'apprécier ça, mais ce mix barré/humour m'a lassé dés le premier morceau. Je préfère les choses "simple" ...
Justement en parlant de simplicité, le bardaf (violon, deux claviers, ordinateurs, ...) de Vladimir à laissé place aux deux amplis et au trio d'Elektrolux. La scène paraissait incroyablement vide avec le contre coup mais les marseillais se sont empressé de combler tout ça. Et Elektrolux pour ceux qui ne connaîtrait pas encore c'est une claque énorme. Un garage rock incroyablement puissant et dansant servis par un trio à l'efficacité impressionnante. Le chanteur dégage un charisme énorme avec sa voix puissante et sa relation limite sexuelle avec sa guitare. Morceaux efficaces, puissants et rapides, charisme impressionnant, salle archi conquise, bref Elektrolux a tout dévasté, une fois de plus. Christophe que j'avais appâté avec la promesse d'un groupe énorme, et qui languissait dés le début de la soirée de les voir, m'a confié qu'il n'avait absolument pas été déçu et que c'était vraiment excellent.
Bonne soirée rock au Poste avec deux belles claques signées Elektrolux et Lo, un Quaisoir qui n'officie pas forcement dans un style qui m'accroche mais dont on ne peut absolument pas nier les qualités et enfin un Vladimir qui m'a en revanche laissé complètement de marbre ... ou plutôt très perplexe. Réagir à cette critique