CABWAYLINGO, c’est un seul homme avec sa voix et sa guitare. Première partie de cette programmation prometteuse, il ne paye pas de mine lorsqu’il monte sur scène. Mais c’est avec surprise que l’on découvre ses chansons bien menées, des compositions originales et un chant qui au final parvient à nous captiver et détourner le public de ses discussions de début de concert.
Il aura fallu en revanche un moment pour pouvoir entendre QUAISOIR, « QUAISOIR, le groupe qui n’a pas de chance ! » nous dit le chanteur. Et pour cause, des problèmes techniques et une fameuse corde de basse manquante et.. introuvable, lesquels nous auront valu un solo du chanteur en attendant. En définitive, un goût de trop peu de morceaux auxquels il faut reconnaître d’inquiétantes sonorités distordues et un chant mixte tout à lui.
TROY VON BALTHAZAR. Nous y voilà. Il arrive sur scène avec un « hi » mêlé d’éclats de rire. Il a l’air d’un fou comme d’habitude. Il se lance dans les compo de son dernier album éponyme et rentre tout de suite dans son trip. Ca fait plaisir d’écouter à nouveau cette voix et ce chant si particuliers, et surtout d’observer le personnage se contorsionner, s’écarter et se rapprocher du micro. Les morceaux sont très beaux, un poil dépressifs mais non sans énergie. On reconnaît là le cerveau de Chokebore, les paroles minimalistes, leurs répétitions, les boucles musicales. Ca a un air naïf en même temps qu’une souffrance qui passe sur scène. Doux et tordu. Pour trois de ces chansons, il se fait accompagner d’une petite voix féminine douce et envoûtante. Du pur bonheur. Le peu de personnes présentes le rappelle dès qu’il sort. Il revient mais le public en veut plus encore. Il descend naturellement dans le public après nous avoir expliqué qu’il ne connaît plus de chansons, que la prochaine fois, il en apprendra plus. On attendra donc patiemment.