L’affiche
The Dead 60’s +
Quidam programmée dans le club de la Coopérative de Mai a tenu une partie de ses promesses… Le retour à Clermont-Ferrand des Dead 60’s après un show case parfait et un concert mal sonorisé
en première partie de Louise Attaque au Zénith d’Auvergne en 2006 était une occasion parfaite de voir cet excellent groupe dans des conditions idéales : un club de 450 places bien rempli et plutôt chaud.
Il faut dire que la salle avait été mise en condition par les régionaux de l’étape, le trio pop rock
Quidam, qui s’apprête à sortir son premier album en janvier 2008. Même si l’ambiance commençait tout juste à décoller (le public attendait les Dead 60’s),
Quidam a fait bonne impression avec ses morceaux faits pour cartonner à la radio. Entre pop chantée en français et rock furieusement énergique, le trio clermontois propose un set carré montant progressivement en puissance, avec un final ultra rock limite bruitiste. C’est dans ces moments là, quand tout le monde se lâche à fond (batterie, basse/choeurs, guitare/chant) que l’on préfère
Quidam ; le côté parfois maniéré du chant et la tonalité un peu trop adolescente des textes disparaissant dans un tourbillon rock ‘ roll. A suivre sur scène partout en France et sur les ondes nationales…
Malgré la qualité de la première partie, dès le début du set des
Dead 60’s, la différence de niveau apparaît immédiatement. Avec deux albums au compteur, des tournées incessantes et la culture live des Anglais, on se rend compte dès l’attaque du premier morceau que les Dead 60’s sont des bêtes de scènes de niveau international. Le premier titre,
Loaded gun est joué à la hussarde, avec le sourire (le combo de Liverpool semble plus décontracté sur scène désormais) et armé d’armé d’une précision véritablement démoniaque. Le seul problème du set donné par les
Dead 60’s en 2007 est la tonalité « FM sans aspérités » de nombre de nouveaux morceaux extraits de l’album
Time to take sides. Le single ultra formaté
Stand up étant l’archétype de ce genre de titre sans saveur. Malgré ce « petit » problème, l’énergie dégagée et la criante conviction que mettent les musiciens à interpréter les tubes imparables du premier album (
Riot radio,
The last resort,
You’re not the law,
Red light,
Ghost face Killer… ) et les titres à sauver du deuxième disque (
Liar,
Last train home) emportent l’adhésion. Influencés par
The Clash et
The Specials, les perles du répertoires des Dead 60’s ont le mérite de jouer – à la perfection – sur deux tableaux : la pop anglaise mâtiné de punk rock percutant et le reggae dub remuant. Les courtes jam sessions dans ce style sont très réussies et évitent à une éventuelle monotonie de s’installer. Tant et si bien qu’après un rappel de feu, on ressort plutôt content de ce concert. Vivement la tournée du troisième album !
Sites Internet :
www.thedead60s.com,
www.myspace.com/thedead60s,
www.myspace.com/quidamfr,
www.lacoope.org.
Photo
Mr. Grieves www.myspace.com/sgrieves.