Et cela me fend littéralement le coeur que de me sentir obligé d'administrer un quelconque "Bien" pour un concert d'un groupe que je vénère autant que les anglais vénère leur Reine-Mère... Oui, c'était bien, mais voilà, il manquait quelquechose... Vraiment et malheureusement...
Placé au centre et au plus haut sommet de l'arêne, 15 000 personnes à mes pieds vivant le même délire que moi, le fan inconditionnel que je suis n'a pu que vivre l'un des plus grands moments de sa vie...
Mais le fan inconditionnel que je suis ne peut que déplorer le caractère ultra promotionnel de ce concert : un Tom Yorke bien trop Pop-Star à mon goût, dépourvu de cette fragilité qui hantait ses compositons et son chant jusqu'alors, pas un seul, oui vous lisez bien, pas un seul morceau de leurs album "Amnesiac", rien, nib, quedalle, 4 rappels soit, mais jouer "I will", petite chansonnette où Tom Yorke semble se foutre de sa propre voix alors qu'en fait tout a l'air délibéré, me paraît bien anecdotique avec le recul, pas de "Let Down", ni de "Fake Plastic Trees", mais tous les morceaux qui ont fait le succès et la notoriété de Radiohead : par exemple, "Creep", dont on se passerait bien désormais vu le chemin accompli depuis...
Oui, l'adorateur que je suis aurait voulu tout voir, tout entendre, jusqu'à ce qu'il en trépasse du haut de son perchoir... Mais il a vécu, il le sait, un GRAND, GRAND, GRAND moment... Et il ne saurait que trop vous conseiller de vous ruez sur les prochaines places disponibles, où que ce soit en France, voir dans le monde. RADIOHEAD reste RADIOHEAD...