Razorlight : Début de set intéressant jusqu'à l'interprétation de leur single, sympa pour les midinettes de 15-16 ans et pour les ondes radios, mais pour les autres, no comment... ne parlons pas de la fin du show où le chanteur mimait Jagger (torse nu, pantalon blanc, cheveux mi-longs, yeux bleus...et que je me dandine à la Mick... on comprend pourquoi ils ont ouvert pour les Stones au Stade de France cet été).
Muse : Que dire ? techniquement, rien à dire, ils sont très forts, et leur set est bien réglé. Et en sons et lumières, ils mettent les moyens... un peu trop show à l'américaine (limite Jean-Michel Jarre si j'étais mauvaise langue). Et c'est là que ça coince pour moi. Pompeux, prétentieux, complexe, trop de fioritures, des structures de chansons à la Queen, trop d'envolées lyriques, des sonorités à la guitare, bien que techniquement très bonnes, trop prétentieuses et limites chiantes. Un public limite trop acquis à leur cause (3 notes de guitare et 2 mesures de piano par Bellamy et toutes les midinettes étaient 'en chaleur'...eh oh à un moment ça faisait limite premiers concerts des stones/beatles où les cris des minettes recouvraient le son des instruments).
Et à entendre le public, il n'y a que Matthew dans ce groupe. Ok il est très fort, il chante très bien, se débrouille bien à la guitare, limite virtuose mais il est bien soutenu par son batteur et les background vocals du bassiste s'avèrent intéressants, donnant plus d'intensité et de profondeur à certaines chansons. Si l'on adhère à cet univers Matthew/Muse, on ne peut sortir que ravi... mais là, c'était vraiment too much pour moi. Tout cet artifice musical et scénique m'a laissé de marbre.
Je reste plus nostalgique de leur dernier passage en 2004, avec un set-list qui n'avait pas fait l'impasse sur une chanson comme Showbiz par exemple (malgré le côté pompeux également à l'époque)... et encore plus de leur 1er passage en 1999 (1ère partie des Foo et des Red Hot), où là, inconnus du grand public, ils m'avaient impressionné techniquement et scéniquement, avec un côté plus épuré, et certainement plus spontané... et avec moins de gamines qui hurlaient dans mes oreilles.
Pour moi, la transition est rude par rapport à mon dernier Bercy (Pearl Jam septembre 2006... plus intime, plus spontané, plus nature, plus touchant, plus crédible...).Voici au final un groupe techniquement au point, soutenu par de nombreux fans mais pour ma part surcôté et s'éloignant de plus en plus de l'essence même du Rock.
Je leur souhaite bonne continuation tout de même et je sais que je ne vais pas que me faire des amis avec cette critique.
A lire également, une chronique du concert de Razorlight aux
Trans Musicales de Rennes 2006.